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  • En été, la presse parle aussi de livres

    Bande dessinée

    Le Monde consacre une pleine page dans son numéro daté du 18 août au prochain album d’Astérix « Astérix et la Transatlantique » (parution le 19 octobre - Hachette). Frédéric Potet évoque la succession des deux nouveaux auteurs de la série, Jean-Yves Ferri (texte), Didier Convard (dessin) et termine ainsi son article : « Là est le revers de la médaille : succéder à deux monstres sacrés de la bande dessinée mondiale tels que Goscinny et Uderzo est forcément compliqué. Ferri et Conrad, dont le contrat avec Hachette est renouvelé d’album en album, sont attendus au tournant chaque fois. »

    Le quotidien annonce également la parution de « A fond le slip ! » le 15ème tome des aventures de Titeuf du dessinateur Zep (Glénat).

    Racisme US

    Suite au limogeage aux Etats-Unis de Steve Bannon, Le Huffington Post consacre un article au livre le « Camp des saints » de l'écrivain français Jean Raspail, publié en 1973 (Robert Laffont), et qui aurait inspiré ce conseiller de Donald Trump. L’auteur de l’article écrit : « "Ce livre est raciste au sens littéral du terme: c'est leur race qui définit avant tout les personnages", explique Cécile Alduy, professeur de français à l'université Stanford et spécialiste de l'extrême droite française actuelle. "Il décrit l'invasion de l'Europe par des vagues d'immigrés débarquant sur les côtes comme la peste. Le fil rouge de ce livre, c'est un combat à mort entre les races." Lors de sa publication aux Etats-Unis, en 1975, le magazine littéraire Kirkus Reviews ne mâchait pas ses mots: "L'éditeur nous présente Le Camp des saints comme un événement majeur, ce qu'il est probablement, comme Mein Kampf l'a été en son temps."

    Le Monde, Jean-Yves Ferri, Didier Convard, René Goscinny, Albert Uderzo, Brigitte Macron, Elle, Gustave Flaubert, Arthur Rimbaud, Guy de maupassant, Jacques Prévert, Michel Butor,Voltaire, Charles Baudelaire, Hachette, Titeuf, Zep, Glénat, Le Huffington Post , Jean Raspail, Cécile Alduy, Donals Trump, Steve Bannon, Frédéric Poter, Astérix, Femme de président

    Brigitte Macron a accordé une longue interview au magazine Elle (18 août). L'épouse du président de la République, ancienne professeure de Lettres, cite Prévert, Voltaire, Michel Butor pour parler de "la sensualité de l'écriture à la main", et dévoile ses lectures et ses goûts littéraires de Gustave Flaubert à Arthur Rimbaud « le génie », en passant par Guy de Maupassant : « Flaubert est le meilleur traqueur de stupidités de toute la littérature. Il décèle la méchanceté crasse, la sottise partout où elle est. (…) Tout en Flaubert est signifiant. Mes élèves n’avaient pas le droit de ne pas l’aimer ! J’adorais leur transmettre ma passion. » Elle nous aprend aussi que « Les Fleurs du mal » de Baudelaire est son livre de chevet et rajoute « les poètes savent dire l’indicible. »

  • Retour sur le prix Goncourt et autres brèves

    "Living-boox" une émission sur les livres

    L’AFP et divers journaux dont L’Expansion nous apprennent que sur Youboox : « Chaque semaine, le chroniqueur littéraire Laurent Kupferman partira à la rencontre d'une œuvre, présentée par son auteur, via une chaîne sur YouTube ». La cofondatrice de Youboox, Hélène Mérillon, explique : « Avec cette chaîne vidéo, Youboox souhaite démocratiser l'accès aux livres. La vidéo et les web channels sont devenus des médias incontournables dans la découverte de nouveaux contenus » et « Notre objectif est d'éveiller la curiosité autant que le plaisir de lire afin de promouvoir la littérature de toutes les façons possibles ». L’Expansion précise : « Certains ouvrages présentés pendant l'émission seront ensuite disponibles sur la plateforme Youboox sous leur version numérique. »


    www7color.jpgZep se raconte

    Zep (Philippe Chappuis), dessinateur de Titeuf et du Zizi sexuel (Glénat), mais aussi de, « Une histoire d'hommes » (Rue de Sèvres) ou « Happy Parents » (Delcourt) a désormais son blog « What a wonderful world » sur le site du quotidien Le Monde. Il y raconte sa vie et notamment ses affres de créateur.

     

    Le Goncourt en direct

    L’Express raconte la folle journée où le prix Goncourt a été décerné à Lydie Salvayre. Comme si on y était : (...) 17h35. Visiblement, Kamel Daoud n'est pas content que son Meursault, contre enquête ait manqué le prix, alors qu'on le donnait favori. Dans son taxi, Lydie Salvayre s'en attriste. « Je sais ce que c'est, ça m'est tellement souvent arrivé dans le passé... » Sa voiture est coincée dans les embouteillages. A un feu rouge, non loin de la Maison de la Radio, stupéfaction: « Mais, vous êtes la Dame? » s'exclame le chauffeur. Un silence. « La Dame qui a eu le prix littéraire? Comment c'est, déjà... le Goncourt? C'est vous? » Lydie Salvayre opine du chef. « Oh, là, là, Madame, c'est un grand jour pour moi... Si j'avais imaginé ça, un Prix Goncourt dans ma voiture. Je suis un petit paysan d'un village du Sénégal et je me retrouve à être le chauffeur du Prix Goncourt... Oh, là, là... Je pourrais avoir un autographe pour ma fille? » (...) 

     

    Confidences avant le Goncourt

    De son côté le site « On la lu » nous propose un entretien émouvant de Sylvie Tanette avec Lydie Salvayre, réalisé avant qu’elle n’obtienne le prix Goncourt 2014 :

    (...) Et maintenant que ce livre est écrit et publié, comment le vivez-vous? Peut-être avez-vous la sensation du devoir accompli ?
    Je suis contente d’avoir mis en sûreté ces choses qui auraient pu disparaître. Et je suis surtout heureuse d’avoir redonné vie à ma mère. Elle s’appelait Montserrat Monclus Arjona, je l’ai écrit en toutes lettres dans le livre pour mettre son nom en sûreté, pour qu’il dure encore un peu. Je lisais récemment dans le blog d’Eric Chevillard que l’au-delà, pour les gens qui ne croient pas, n’était rien d’autre que la vie des morts dans nos esprits. Et bien voilà, j’offre un au-delà à ma mère et ça, ça me plaît beaucoup. (...)

    Ainsi va la vie des livres.

     

  • La bande dessinée à Angoulême et ailleurs

    La bande dessinée, c’est aussi des livres et des albums diffusés en librairie et qui font vivre – en principe – des centaines d’auteurs. En 2012, 5665 titres ont été publiés selon l’Association des critiques et journalistes de bandes dessinées (ACBD).

    De nombreuses villes telles Blois, Ajaccio, Amiens, Eauze, St Malo ou encore Audincourt, organisent (ou ont organisé) des salons ou des festivals autour de ce genre, mais le plus important est sans conteste le festival d’Angoulême qui propose cette année sa 40ème édition. Au programme de celle-ci, présidée par le dessinateur Jean-Claude Denis, un hommage à Albert Uderzo, Mickey, le renouveau de la BD algérienne et des expositions également consacrées à Jean-Claude Denis, Comès, Andréas, ou Jano. La manifestation réunit un grand nombre d’auteurs qui viennent y dédicacer leurs albums (leurs fans attendent souvent des heures interminables, en fonction de la notoriété des dessinateurs). Autre temps fort, l’exposition consacrée à la jeune dessinatrice Pénélope Bagieu dont les aventures se sont écoulées à plus de 100 000 exemplaires et qui vient de changer d’éditeur, passant de Jean-Claude Ga qui l’a découverte à Delcourt.

    Car dans ce métier, tous les auteurs ne sont pas égaux. Parmi les vedettes du chiffre de ventes, on peut citer Zep qui a vendu des millions d’albums de son personnage Titeuf, ou Uderzo qui continue à cartonner en librairie en poursuivant la saga des Astérix depuis la disparition de son alter ego et scénariste René Goscinny (le 33ème album ne s’est vendu qu’à... 1 300 000 exemplaires). Une chose est sûre : avec ses chiffres de vente, la bande dessinée n’est plus, et depuis longtemps, considérée comme un genre éditorial mineur.

    Mais si quelques petites maisons d’édition tentent de montrer des œuvres plus originales, comme  Cornélius, L’Association, Futuropolis, les Requins marteaux, le « marché » est tenu par quatre grandes maison d’édition : Dargaud, (Seuil Comics, Le Lombard, Kana, Dupuis), Delcourt (éditeur indépendant et actionnaire principal depuis 2011 de l’éditeur BD Soleil), Casterman (éditeur de Tintin, du journal Fluide glacial, et qui ré-inventa le roman graphique), Glénat, indépendant basé à Grenoble. Celles-ci inondent de titres les rayonnages espérant trouver dans le lot les Tintin, Blake & Mortimer, Lucky Luke, Blueberry, XIII, Gaston Lagaffe, de demain.

    Tous les genres sont représentés dans ce domaine et depuis quelques années, l’actualité et le reportage y sont très présents. On peut le constater avec le prix attribué depuis 1991 par la radio France Info : parmi les titres en compétition en 2013 c’est « La voiture d'Intisar » de Pedro Riera et Nacho Casanova, paru aux éditions Delcourt qui a été récompensé.

    En 2013, le festival d’Angoulême décernera lui aussi ses prix parmi les 32 titres sélectionnés par le jury, et chacun pourra y trouver son bonheur : les auteurs, les éditeurs, et certainement les lecteurs.

    Quelques sites Internet sont spécialement dédiés à la BD :

    ActuaBD

    BDzoom

    angouleme2013.jpg 

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