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yasmina reza

  • Les écrivains enterrés à Paris

    La famille de l’écrivain Michel Déon mort en Irlande en 2016 souhaitait que celui-ci fût définitivement enterré à Paris. Une volonté que la municipalité a rejeté arguant que l’écrivain ne répondait à aucun des critères administratifs le permettant. A savoir : être décédé sur le territoire de la commune, être domicilié sur le territoire de la commune, avoir une sépulture de famille dans la commune, et être inscrit sur la liste électorale de la commune. »

    Un appel indigné paru dans Le Figaro et signé par Antoine Gallimard, Yasmina Reza, Bernard-Henri Lévy, Michel Houellebecq, Delphine de Vigan, Amélie Nothomb, Philippe Sollers, Pierre Nora, Michel Onfray, Bernard Pivot, Erik Orsenna, Jean-Christophe Rufin, Tatiana de Rosnay, a cependant poussé la municipalité à trouver une solution. Selon Le Parisien la maire « a demandé à ses services d’accorder une dérogation pour répondre favorablement à la famille de l’écrivain ainsi qu’à Hélène Carrère d’Encausse (NDLR : secrétaire perpétuel de l’Académie Française dont Michel Déon était membre) ».

    Cortazar.jpgA Paris, le cimetière du Père-Lachaise (confesseur de Louis XIV) accueille sur ses 43 hectares un grand nombre de tombes d’écrivains. Le site Un Monde littéraire en dresse la liste : Marcel Proust, Guillaume Apollinaire, Honoré de Balzac, Gérard de Nerval, Beaumarchais, Antoine Blondin, Daudet, Alfred de Musset, Raymond Radiguet, Oscar Wilde, etc.. Toujours dans la capitale, c’est au cimetière du Montparnasse que l’on trouve les sépultures de Charles Baudelaire, Guy de Maupassant, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Emmanuel Berl, Marguerite Duras, Roberts Desnos, Alphonse Boudard, Maurice Leblanc, Régine Desforges.

    Quelques auteurs étrangers y reposent pour l’éternité : Samuel Beckett, Emil Cioran, Julio Cortázar, le poète péruvien César Vallejo.

    On y découvre aussi des tombes d’éditeurs renommés comme celle de Louis Hachette, Pierre Larousse, Pierre-Jules Hetzel, l’éditeur de Jules Vernes, ou Pierre Seghers.

    A Paris il existe pas moins de six cimetières susceptibles d'offrir le repos éternel à des écrivains et célébrités. Depuis des années Bertrand Beyern qui se présente comme « nécrosophe », et « l’homme qui passe sa vie dans les cimetières » (il propose des visites guidées) en dresse sur son site la liste, une liste constamment mise à jour. Il est également l’auteur de « Guide des cimetières en France » (Cherche-midi éditeur -1994) « Carnet de dalles » (Cherche-midi éditeur - 2011).

    Michel Déon reposera finalement au cimetière du Montparnasse dans le quatorzième arrondissement de Paris.

    Photo : la tombe de Julio Cortázar (document Bertrand Beyern).

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  • Encore une rentrée littéraire

    Inrocks.pngSi l’on se réfère aux couvertures des magazines Les Inrocks et Lire qui consacrent leur Une à cet événement, c’est la rentrée littéraire. Pas moins de 560 titres sont proposés au public et la presse veut nous aider à faire notre choix.

    Les Inrocks permettent de lire le premier chapitre d'une sélection de 40 romans « Incontournables » (accès payant), et dès le 16 août, le journal avait ouvert le bal avec un entretien avec Salman Rushdie dont on pourra lire à la rentrée le dernier livre Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits (Actes Sud).

    Lire, annonce sur sa première page « Un guide complet » et un entretien avec l’écrivain Laurent Gaudé. Tout comme dans Les Inrocks, on peut y découvrir des extraits des livres de Yasmina Reza, Jim Harrison, Salman Rushdie et Ivan Jablonka.

    Lire.jpgL’Express tente un résumé, et donne « l’occasion de jeter un œil sur ces centaines de livres dans les starting-blocks avant les prix littéraires ».

    On apprend, entre autre, que « Le plus gros tirage est celui du roman d'Amélie Nothomb, Riquet à la houppe (Albin Michel), avec 200000 exemplaires. », mais aussi que Le titre le plus ambigu est signé par l'Américaine Chris Kraus, avec I love Dick (Flammarion), qui peut se traduire par "J'aime la bite", mais aussi par "J'aime Dick", ce qui n'est pas tout à fait la même chose. », et que « L'auteur le plus prolifique et protéiforme de l'année 2016 est incontestablement Joann Sfar. Après une BD, Tu n'as rien à craindre de moi, aux Editions Rue de Sèvres en avril, un polar, Le Niçois, publié chez Michel Lafon en mai, revoici le dessinateur réalisateur dès le 18 août avec un récit intimiste, Comment tu parles de ton père (Albin Michel). » 

    De son côté Le Monde nous annonce pour ce cru 2016 une « saison africaine », et de citer les auteurs Ali Zamir Anguille sous roche (Le Tripode), Imbolo Mbue Voici venir les rêveurs (Belfond). Le quotidient évoque aussi le livre de Kaoutar Harchi Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne (Fayard) » qui « retrace le parcours de cinq écrivains algériens de langue française (Kateb Yacine, Assia Djebar, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal) pour proposer une réflexion inédite et percutante sur la reconnaissance littéraire jamais pleine et entière dont ils ont fait l’objet. Avec, en creux, une question brûlante : c’est quoi un écrivain français ? »

    Une "question brûlante" que l'on peut se poser à chaque rentrée littéraire.

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