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  • Le retour de Gai-Luron

    gai-luron_nouvelles_aventures.jpgAprès Lucky Luke, Blake & Mortimer, Astérix, Iznogoud, et quelques autres séries de bandes dessinées emblématiques, ce sont aujourd'hui les aventures de Gai-Luron, création de Marcel Gotlib, qui sont reprises par deux nouveaux auteurs Fabcaro (scénarios) et Pixel Vengeur (dessins).

    On a pu découvrir cet été sur le site Internet du Monde les premières planches de cet album dont la parution est annoncée pour la rentrée.

    Gai-Luron a été créé par Gotlib en 1964 pour l’hebdomadaire pour enfants Vaillant devenu Pif, puis plus tard Pif gadget. Personnage secondaire de la série Nanar, Jujube, et Piette publiée dès 1962, il en deviendra assez vite le principal héros comme nous l’apprend sa fiche Wikipedia, car ce chien aux faux air de Droopy (Tex Avery) a sa propre biographie.

    En 1969, les bandes dessinées de Gai-Luron seront reprises par le dessinateur Henri Dufranne.

    Une quinzaine d’albums seront publiés par divers éditeurs et une dizaine par Audie, maison d’édition qui éditera à partir du 1er avril 1975 le mensuel Fluide Glacial créé par Gotlib et Jean-Jacques Diament. Le magazine, racheté depuis par Flammarion, lui a d’ailleurs dédié en 2014 un numéro spécial « De Pilote à Fluide glacial » pour ses 80 ans.

    L’œuvre de Marcel Gotlib est considérable et a fortement marqué la bande dessinée moderne par sa créativité et son humour. Dessinateur mais aussi scénariste pour d’autres confrères, Alexis, Mandryka, Solé, il a reçu en 1991 le Grand prix de la Ville d’Angoulême dans le cadre du festival de bande dessinée, et en 2014, le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme a présenté une grande exposition rétrospective de ses dessins.

    Au mois de juillet 2016, le magazine L’Express lui a également consacré un hors-série.

    Parmi ses plus importantes créations on peut citer « Les Dingodossiers » sur des scénarios de  René Goscinny, et « La Rubrique à brac », tous sont publiés par les éditions Dargaud.

    En 1993, Gotlib a publié « J’existe, je me suis rencontré » (Flammarion). Ce roman autobiographique sera réédité en 2014 par Dargaud.

    Actuellement les albums de Gai-Luron sont disponibles aux éditions Fluide Glacial qui publieront le 26 septembre « Les nouvelles aventures de Gai-Luron qui sent que tout lui échappe – Tome 1 ».

    Le site officiel de Gotlib.

  • Qui a vraiment écrit ce livre ?

    Tout comme les musiciens utilisent le même nombre de notes pour composer, les écrivains puisent dans le même réservoir linguistique et grammatical pour imaginer leurs histoires. Certes le choix est plus vaste mais reste bridé par les capacités créatives des auteurs. Ce qui pose parfois des problèmes.

    J'ai déjà évoqué le problème du plagiat ou de l’intertextualité, terme utilisé par Joseph Macé-Scaron soupçonné de détournements littéraires. Mais malgré ces mises en lumière régulières d’emprunts, il semblerait que « l’inspiration » de certains écrivains continue à prendre des voies détournées.

    En 2010, Michel Houellebecq défrayait la chronique pour avoir emprunté  et reproduit dans « La carte et le territoire » de vrais morceaux de Wikipedia. Il s’en est expliqué dans Paris Match  «La tentative de brouillage documents réels-fictions, beaucoup de gens l’ont fait. J’ai surtout été influencé par Perec, Borges», «Perec y arrivait beaucoup mieux que moi parce qu'il ne retravaillait pas du tout le fragment et à chaque fois cela crée un décalage linguistique assez fort», ajoute-t-il. «Je retravaille un peu pour me rapprocher de mon propre style. (…) J’arrive bien en revanche à faire de faux articles Wikipedia. Cela fait partie des méthodes de la littérature ». Avec ironie, il explique même qu’il n’a jamais réussi à mettre dans ses romans une recette de cuisine ou une démonstration mathématique. Son style dans «La carte et le territoire», «c’est un tissage. Un patchwork. Un entrelacement ». 

    Tout récemment, le grand rabbin de France Gilles Bernheim a fini par reconnaître que des passages de son livre « Quarante méditations juives » étaient extraits (par l’étudiant qu’il avait chargé d’écrire le livre se défendra-t-il) d’un livre de Jean-François Lyotard. Autre emprunteur,  Alain Minc, convaincu par la justice au mois de juin 2013 de 47 plagiats pour son dernier livre « L’homme aux deux visages », qui doit beaucoup à la biographie de Pascale Froment sur René Bousquet parue en 1994 et rééditée en 2004.

    plagiat.jpgAutre phénomène, celui du livre qui ne sera pas finalement pas publié son éditeur ayant fait son métier d’éditeur, comme le raconte Le Figaro « Les Éditions Anne Carrière retirent le livre d'Aurélien Godard, « Dans la vie d'un homme », qui devait paraître le 22 août. Raison invoquée : « Trop de similitudes » avec un roman célèbre. Pour ceux qui ont reçu le livre, c'est-à-dire les libraires, les journalistes et les blogueurs, c'est un collector car ce premier roman ne sera finalement jamais en librairie. » Le quotidien souffle même le nom du "modèle" : « Heures » de Michael Cunningham, prix Pulitzer en 1998.

    Qui plagie qui et comment ? Le site Archéologie du « copier-coller » de Jean-Noël Darde, Maître de conférences, Université Paris 8, s’est spécialisé dans ce domaine, recense de nombreux cas de plagiat, surtout dans le milieu universitaire, et rassemble des textes originaux sur le sujet.

    Précision : cet article est fabriqué à partir d’emprunts dont les liens permettront au lecteur de retrouver aisément les auteurs.

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