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  • Le patrimoine de Philip Roth

    Chaque mort d’écrivain célèbre donne lieu à un déluge d’articles, ci-dessous quelques lignes (et liens) pour tenter de résumer Philip Roth :

    Philip Roth.png« Monstre sacré de la littérature (…) Observateur lucide de la société américaine et de ses travers, il avait été régulièrement pressenti pour le Nobel de littérature, sans jamais l'obtenir. Il avait fait son entrée dans la prestigieuse Pléiade en octobre. L'écrivain Philip Roth, géant de la littérature américaine, est mort mardi à 85 ans des suites d'un problème cardiaque. France Info

    « Géant de la littérature américaine, à 85 ans. Avec "Pastorale américaine", il avait notamment remporté le prix Pulitzer de fiction en 1998. Tout au long de sa vie, et depuis ses premiers succès dans les années 1960, Philip Roth aura exploré de nombreux thèmes dont celui du fanatisme des Américains pour leur pays et pour les engagements en politique, la luxure et les excès du corps de l'Homme, mais aussi la vie dans les familles juives. » Son style était notamment empreint d'une forme d'humour sombre et caractérisé par une capacité à évoluer en fonction des récits. » Le Huffington.Post

    « L'écrivain juif américain Philip Roth se trouve toujours à la frontière surprenante entre l'exubérance et l'élégance. Philippe Jaworski parle de cette délicate frontière, et des thèmes clefs de son œuvre : le sexe, le chaos, le patrimoine, et surtout, le Moi. » France Culture

    « La première fois qu’elle a rencontré le grand écrivain américain, Josyane Savigneau était prévenue  : il déteste les journalistes, les expédie en moins d’une demi-heure et les femmes ne l’intéressent guère passé la trentaine. Un quart de siècle plus tard, la légendaire directrice du « Monde des livres » raconte l’histoire d’une amitié à laquelle ni elle ni lui ne s’attendaient. » Vanity Fair

    « Les cinq livres incontournables du romancier. Cinq romans de l’auteur américain, né en 1933, pour entrer dans un monde où cohabitent ironie féroce et puissant sens du tragique : « La Plainte de Portnoy » (1969, Gallimard 1970), « Ma vie d’homme » (1974, Gallimard, 1976), « Le Théâtre de Sabbath » (1995, Gallimard, 1997), « La Tache » (2000, Gallimard 2002), « Exit le fantôme » (2007, Gallimard, 2009). Le Monde

    Photo : la couverture de Libération pour l’annonce de la mort de Philip Roth.

  • Les livres d'Elena Ferrante parlent pour elle

    Elena Ferrante, Gallimard, Sandro Ferri, Vanity Fair, Thibauld Mathieu, Europe 1, 20 minutes, The Paris Review, Il Sole 24 Ore, New York TimesClaudio Gatti, « Elena Ferrante ou « l’un des plus grands auteurs de notre temps », pour le New York Times... Révélée au monde entier par sa fresque entamée en 2011 avec L’amie prodigieuse, épopée intime contant l’amitié entre deux fillettes napolitaines sur trois décennies, Elena Ferrante a écoulé sa saga à plus de 2 millions d'exemplaires, traduite en plus de quarante langues. En France, après la parution des deux premiers tomes chez Gallimard, le troisième est attendu pour janvier prochain et les «fans» sont fébriles. », c’est ainsi que le quotidien 20 minutes présente cette écrivaine qui depuis 25 ans tenait a préserver son anonymat, brouillant intentionnellement les pistes permettant de la retrouver.

    Dans The Paris Review, Elena Ferrante justifiait ainsi ce besoin de discrétion par une décision prise dans les années 1990 : « A l’époque, j’avais peur à l’idée d’avoir à sortir de ma coquille. La timidité l’emportait. Puis j’en suis venue à ressentir de l’hostilité pour les médias qui n’accordent pas d’importance aux livres en eux-mêmes, et les évaluent en fonction de la réputation de l’auteur ».

    Mais les journalistes étant ce qu’ils sont, plusieurs d’entre eux ont cherché à connaître qui se cachait derrière cette signature, et ces jours-ci le journaliste italien Claudio Gatti semble y être parvenu suscitant au passage des réactions hostiles à son enquête publiée dans le quotidien économique Il Sole 24 Ore.

    Dans un article bien documenté, Thibauld Mathieu écrit sur le site d’Europe 1 : (…) « Dans les rares entretiens qu'elle a accordés, à chaque fois par mail, Elena Ferrante a toujours affirmé que son anonymat était nécessaire pour donner plus de poids à ses personnages et à ses intrigues. Avant son premier livre, elle expliquait déjà : "Je pense que les livres, une fois qu’ils sont écrits, n’ont pas besoin de leurs auteurs. S’ils ont quelque chose à dire, ils trouveront tôt ou tard des lecteurs". "J’ai simplement décidé une bonne fois pour toutes, il y a de cela plus de vingt ans, de me libérer de cette angoisse qu’engendrent la notoriété et ce désir de faire partie d’un cercle de personnes qui réussissent, ceux qui pensent qu’ils ont gagné je ne sais quoi", se justifiait-elle enfin dans une interview à Vanity Fair en 2015, toujours par mail. "Jusqu’ici, cela a plutôt bien fonctionné". » (…)

    En Italie, son éditeur Sandro Ferri a déclaré "Je trouve dégoûtant le journalisme qui consiste à enquêter sur la vie privée [des gens] et traite des écrivaines comme des mafieuses”, car il faut préciser que le reporter a trouvé ses « informations » en étudiant des données immobilières publiques.

    Elena Ferrante, Gallimard, Sandro Ferri, Vanity Fair, Thibauld Mathieu, Europe 1, 20 minutes, The Paris Review, Il Sole 24 Ore, New York TimesClaudio Gatti, Les livres Elena Ferrante (quel que soit son véritable patronyme) :

    L’Amour harcelant (Gallimard,1995),

    Les Jours de mon abandon (Gallimard, 2004),

    Poupée volée (Gallimard, 2009),

    L’Amie prodigieuse (Gallimard, 2014)

    Le Nouveau Nom (Suite de L’Amie prodigieuse) (Gallimard, 2016).

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