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umberto eco

  • La lecture et son apprentissage

    La Machine à lire (mieux et plus)

    Connaissez-vous les « peu lecteurs » ? Une catégorie définie par le linguiste Alain Bentolila et que l’on découvre dans l’article consacré par 20 minutes à la « Machine à lire ». Une méthode d’apprentissage de la lecture expérimentée au Havre et qui va être étendue à toutes les écoles. Selon le quotidien « la méthode consiste à faire lire des enfants d'âges variés sur des tablettes numériques, avec lesquelles ils peuvent alterner les phases d'écoute et de lecture d'un texte. L'objectif est que les phases audio soient progressivement réduites et les phases de lecture de plus en plus allongées, afin que les enfants puissent « tenir la distance » et lire de plus en plus longtemps. » Présentée à la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, celle-ci a déclaré à propos de cette innovation : « Quand on voit le nombre d'élèves qui rentrent au collège et qui en sortent sans maîtriser les fondamentaux de la lecture et de l'écriture, soit globalement un élève sur cinq, et le nombre d'adultes qui ne maîtrisent pas suffisamment les mots de la langue française pour pouvoir s'exprimer, on se dit qu'il faut consacrer toute notre énergie à cette priorité-là. »

    La lecture pour se faire plaisir

    Connaissez-vous la bibliothérapie ? Europe 1 a consacré une chronique de l’émission le Grand direct de la santé au bien être que peut apporter la lecture. Martine Perez, médecin généraliste, a expliqué à l’antenne que « Des enquêtes britanniques menées à ce sujet ont conclu que les Anglais qui lisent plus de deux heures par semaine sont "20% moins dépressifs" que ceux qui ne lisent pas. La lecture et la découverte de nouveaux horizons permet de s'évader, ainsi que de se projeter dans le temps et l'espace. Il serait même question de prescrire la lecture sur ordonnance de l'autre côté de la Manche. »

    Littérature et réalité

    Apprendre, lire pour ne pas déprimer, Télérama rajoute une autre qualité à la lecture, celle de permettre d’affronter la dureté du réel. Le magazine cite la professeure de littérature Hélène Merlin-Kajman qui vient de publier Lire dans la gueule du loup. Essai sur une zone à défendre, la littérature ( Gallimard, coll. NRF essais) : « Outre la jouissance esthétique, le texte littéraire véhicule des émotions, des affects, et c'est là une dimension de la lecture que les « lecteurs professionnels », enseignants, critiques, chercheurs, ne prennent plus en compte, mettant en péril le précieux « partage transitionnel » de la lecture. »

    Elle explique « j'ai essayé de trouver des ponts pour expliquer quand même aux élèves comment la littérature nous parle aussi du monde réel, malgré ce filtre, ou même grâce à lui. On peut rapatrier le monde réel dans la lecture littéraire – et cela offre la possibilité de regarder ce monde réel autrement, de biais. Et c'est partant de cela que j'essayais de les intéresser aussi à la forme, à la façon dont c'était écrit.

    Video :  le grand lecteur Umberto Eco dans sa bibliothèque ( Document La Grande Librairie ).

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  • Disparition d’Harper Lee et d’Umberto Eco

    Disparition de deux grands noms de la littérature en ce mois de février 2016, Umberto Eco et Harper Lee. Petite revue de presse :

    Le Monde raconte la génèse d’un des plus gros succès éditoriaux d’Umberto Eco, Le Nom de la rose : « Tout est parti d’une commande. Qui n’aboutit pas. Sollicité à la fin des années 1970 par une éditrice qui voulait lancer une collection de brefs polars contemporains écrits pas des « non-romanciers », Umberto Eco, mort le 19 février à 84 ans, a décliné la proposition en disant qu’il voulait écrire une fiction d’au moins 500 pages sur le Moyen Âge. Ce n’était pas une boutade, puisque sitôt rentré chez lui, il a composé une liste – déjà ce goût prenant dont il analysera plus tard le « vertige » – de personnages susceptibles d’alimenter son hypothétique récit. Puis, se piquant au jeu, il se procura chez un bouquiniste un traité sur les poisons dont il avait relevé l’existence chez Huysmans, son « écrivain préféré », qu’il obtient pour une bouchée de pain. Et il se mit au travail. »

     

    umberto eco,harper lee

    Photo (Pinterest) Umberto Eco dans une partie de sa bibliothèque.

    Libération annonce ainsi la disparition le 19 février de l’écrivaine Harper Lee : « Pendant cinquante ans, Harper Lee fut l’auteure d’un seul livre - et quel livre -, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, publié en 1960. To kill a mockingbird en VO est une plongée dans l’Alabama raciste des années 30, racontée par Scout, une petite fille dont le père, avocat pauvre mais intègre, accepte de défendre un Noir injustement accusé d’avoir violé une Blanche. Le roman, prix Pulitzer, devient un classique de l’imaginaire américain, étudié en classe, adapté au cinéma en 1962 avec Gregory Peck (Du silence et des ombres), « notre livre national », selon Oprah Winfrey. Alors que les exemplaires s’écoulent par millions, Harper Lee, proche amie de Truman Capote (elle participera à l’enquête sur De Sang Froid), se range du monde littéraire et médiatique, coulant des jours discrets dans sa ville natale de Monroeville, Alabama. »

    Autre exercice pour la presse, celui de trouver des titres originaux, un exercice visiblement plus facile pour l’écrivain italien : « Umberto Eco, un puits de science qui voyait la fiction comme « un jeu d'enfants » (20 minutes), « Umberto Eco, auteur du « Nom de la rose » : mort du plus lettré des rêveurs » (Le Monde), « Umberto Eco, le grincheux magnifique (1932-2016) » ou encore « Umberto Eco est mort : il savait marier la pensée et l'amusement. C'était un bon pédagogue » (L’Obs-Bibliobs), « Umberto Eco s'est éteint : ciao, Professore ! » (Télérama),

    Pour Harper Lee la plupart des médias ont écrit : « La romancière Harper Lee, auteure de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, est morte à l'âge de 89 ans. » Un titre qui a le mérite de la concision.

    + Chronique parue sur ce blog en 2015.

  • La bande des Peanuts s’anime à nouveau

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    Charlie Brown, son chien Snoopy, ses amis Linus, Lucy, Schroeder, tous les personnages de la bande dessinée américaine les Peanuts reviennent dès le 9 novembre sur la chaine France 3. Sous la forme d'une série de 500 dessins animés d’une minute trente chacun, produite à Angoulême par Normaal Studio, qui a obtenu la bénédiction des ayant-droits du créateur Charles M. Schulz.

    Cette diffusion et l’arrivée dans les salles en 2015 d’un film en 3D célébrant le 65ème anniversaire de la série, relanceront sans doute les ventes d’albums avec une concurrence qui s’avère sévère entre les éditions Dargaud qui en sont au volume 15 de la publication de l’intégrale de la série et les éditions Delcourt qui annoncent la parution d’un tome 3 pour le 5 novembre.

    Le site LesBlogsMedias raconte la saga de cette série « Nés en 1950, les personnages sont inscrits dans la culture populaire américaine. Leurs aventures ont été publiées quotidiennement jusqu’au décès de leur créateur en 2000. Peanuts a été présent dans 75 pays et dans plus de 2 600 journaux. Charlie Brown et son chien Snoopy, qui a la fameuse habitude de dormir sur le toit de sa niche, se comporte en humain, pense et philosophe, se prend pour un astronaute sur la lune ou un aviateur de la 1ère Guerre Mondiale,… sont à la 8ème position du classement des 50 Plus Grands Personnages de Tous les Temps ; un musée leur est d’ailleurs consacré : le Charles M. Schulz Museum, ouvert en 2002. Depuis 1965, Snoopy est diffusé chaque soir de Noël en prime-time aux États-Unis, et arrive systématiquement en tête des audiences. »

    Peanuts Dargaud.jpgParmi les 300 millions d’albums vendus dans le monde, beaucoup ont été publiés en France, où les strips paraissent pour la première fois dans la presse en 1965, dans le magazine Chouchou, puis en 1969, dans Charlie mensuel (qui donnera son nom au futur Charlie hebdo), puis dans France Soir (1970). Les Peanuts ont été publiés en 1965 et en 1966 par l’éditeur Dupuis dans la collection « gags de poche » (trois titres en noir et blanc), Gallimard (treize tomes de 1975 à 1977), en petit format par Dargaud (1983), par les éditions Hachette (sept tomes en 1987 - collection BD), et par Hors Collection (de 1997 à 2000), puis Rivages Poche (19 titres de 2002 à 2004).

    En 1976, Charles Schulz avait demandé devant les tribunaux la destruction de la biographie de Marion Vidal publiée par les éditions Albin Michel n’aimant pas certains dessins qui l’illustraient. Sa demande avait été rejetée par le tribunal, estimant que «l'on chercherait en vain dans les dessins incriminés un quelconque Peanuts Delcourt.jpgaspect pornographique » et que «les dessinateurs qui ont collaboré à l'ouvrage ont tenu à réaffirmer au cours des débats l'admiration qu'ils portent à Schulz qu'ils considèrent comme leur maître, que, tout aussi admiratif que celui de Marion Vidal, leur hommage est seulement plus corrosif ». Le livre n’a jamais été réédité.

    Charles Schulz, malade, décide d’arrêter de dessiner en 1999. Il décèdera en 2000 à la veille de la publication dans les journaux de sa dernière bande dessinée.

    « L'univers de Peanuts est un microcosme, une petite comédie humaine pour le lecteur candide comme lettré » déclare Umberto Eco dans la préface de « La vie est un rêve, Charlie Brown », Rivages, 2002.

    Sources : pour Charles Schulz Wikipedia, pour les albums bedetheque.com

     

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