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umberto eco

  • Les livres d'hier, de l'été, et de l'automne

    Le site Babelio (qui appartient au Figaro) nous dévoile « Les livres les plus attendus de la rentrée littéraire de septembre 2019 ». Dans la liste figure l’incontournable Amélie Nothomb avec un roman intitulé Soif (Albin Michel), mais également La Mer à l’envers de Marie Darrieussecq (P.O.L.), le 6ème tome de la saga Millenium, La fille qui devait mourir de David Lagercrantz à paraître fin août chez Actes sud, Ce qu'elles disent de Miriam Toews (Buchet-Chastel),ou Une joie féroce de Sorj Chalandon (Grasset). Au total plus de 44 livres qui « vont faire l’actualité de l’automne ».

    J. D. Salinger, Marguerite Yourcenar, Marcel Pagnol, Truman Capote, Gabriel Garcia Marquez, Umberto Eco, Milan Kundera, Daniel Pennac, Toni Morrison, Michel Houellebecq, Philip Roth, Annie Ernaux, Simenon, Pablo Neruda, Albert Camus, Amélie Nothomb, David Lagercrantz, Millenium, Babelio, Le Figaro, Nicolas Sarkozy, Le Point, France Info, Passions, éditions de l'Observatoire, Actes sud, P.O.L., Albin Michel, Simone de Beauvoir, Boris Vian, John le Carré, Virginie Despentes,

    De son côté Le Monde a publié son classement des 100 romans qui ont "le plus enthousiasmé " ses critiques depuis sa création » (article réservé aux abonnés sur le site mais publié en supplément papier le 22 juin) J. D. Salinger, Marguerite Yourcenar, Marcel Pagnol, Truman Capote, Gabriel Garcia Marquez, Umberto Eco, Milan Kundera, Daniel Pennac, Toni Morrison, Michel Houellebecq, Philip Roth, Annie Ernaux ,Virginie Despentes, figurent parmi les auteurs cités. Dans le texte de présentation Le Monde écrit : « Le démon de toute liste s’appelle arbitraire. Plutôt que de l’exorciser, mieux vaut le reconnaître d’emblée : chères lectrices, chers lecteurs, la liste que vous allez découvrir ne prétend pas dresser un palmarès objectif, ni un panorama représentatif de la littérature depuis 1944…» Livres hebdo qui commente cette publication précise « On note l'absence de grands auteurs policiers (Simenon, le Carré), de grands nom de la littérature étrangère (Neruda, Mo Yan, Murakami) voire de certains illustres français (Camus, de Beauvoir, Vian). »

    Couverture du magazine Le Point, bonnes feuilles en exclusivité, et important battage médiatique pour Passions le dernier livre de Nicolas Sarkozy que France Info résume par ce titre « Confessions et portraits saignants : Nicolas Sarkozy raconte trente ans de vie politique », et poursuit « Passions évite le côté pompeux ou compassé qui peut parfois caractériser ce genre de livre ou d’exercice. Il ne s'inscrit pas dans la catégorie des livres politiques dont on est abreuvé. Le ton y est libre et libéré, donc "ça balance". Les journaux se ruent déjà sur les anecdotes croustillantes qu’il contient, jugements sur les ennemis politiques, son divorce, les hommes qu’il admire, etc., etc.. Le livre a été imprimé à 200 000 exemplaires par les éditions de l’Observatoire, ce qui en fait déjà peut-être un des best-sellers de l’été 2019.

  • La lecture et son apprentissage

    La Machine à lire (mieux et plus)

    Connaissez-vous les « peu lecteurs » ? Une catégorie définie par le linguiste Alain Bentolila et que l’on découvre dans l’article consacré par 20 minutes à la « Machine à lire ». Une méthode d’apprentissage de la lecture expérimentée au Havre et qui va être étendue à toutes les écoles. Selon le quotidien « la méthode consiste à faire lire des enfants d'âges variés sur des tablettes numériques, avec lesquelles ils peuvent alterner les phases d'écoute et de lecture d'un texte. L'objectif est que les phases audio soient progressivement réduites et les phases de lecture de plus en plus allongées, afin que les enfants puissent « tenir la distance » et lire de plus en plus longtemps. » Présentée à la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, celle-ci a déclaré à propos de cette innovation : « Quand on voit le nombre d'élèves qui rentrent au collège et qui en sortent sans maîtriser les fondamentaux de la lecture et de l'écriture, soit globalement un élève sur cinq, et le nombre d'adultes qui ne maîtrisent pas suffisamment les mots de la langue française pour pouvoir s'exprimer, on se dit qu'il faut consacrer toute notre énergie à cette priorité-là. »

    La lecture pour se faire plaisir

    Connaissez-vous la bibliothérapie ? Europe 1 a consacré une chronique de l’émission le Grand direct de la santé au bien être que peut apporter la lecture. Martine Perez, médecin généraliste, a expliqué à l’antenne que « Des enquêtes britanniques menées à ce sujet ont conclu que les Anglais qui lisent plus de deux heures par semaine sont "20% moins dépressifs" que ceux qui ne lisent pas. La lecture et la découverte de nouveaux horizons permet de s'évader, ainsi que de se projeter dans le temps et l'espace. Il serait même question de prescrire la lecture sur ordonnance de l'autre côté de la Manche. »

    Littérature et réalité

    Apprendre, lire pour ne pas déprimer, Télérama rajoute une autre qualité à la lecture, celle de permettre d’affronter la dureté du réel. Le magazine cite la professeure de littérature Hélène Merlin-Kajman qui vient de publier Lire dans la gueule du loup. Essai sur une zone à défendre, la littérature ( Gallimard, coll. NRF essais) : « Outre la jouissance esthétique, le texte littéraire véhicule des émotions, des affects, et c'est là une dimension de la lecture que les « lecteurs professionnels », enseignants, critiques, chercheurs, ne prennent plus en compte, mettant en péril le précieux « partage transitionnel » de la lecture. »

    Elle explique « j'ai essayé de trouver des ponts pour expliquer quand même aux élèves comment la littérature nous parle aussi du monde réel, malgré ce filtre, ou même grâce à lui. On peut rapatrier le monde réel dans la lecture littéraire – et cela offre la possibilité de regarder ce monde réel autrement, de biais. Et c'est partant de cela que j'essayais de les intéresser aussi à la forme, à la façon dont c'était écrit.

    Video :  le grand lecteur Umberto Eco dans sa bibliothèque ( Document La Grande Librairie ).

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  • Disparition d’Harper Lee et d’Umberto Eco

    Disparition de deux grands noms de la littérature en ce mois de février 2016, Umberto Eco et Harper Lee. Petite revue de presse :

    Le Monde raconte la génèse d’un des plus gros succès éditoriaux d’Umberto Eco, Le Nom de la rose : « Tout est parti d’une commande. Qui n’aboutit pas. Sollicité à la fin des années 1970 par une éditrice qui voulait lancer une collection de brefs polars contemporains écrits pas des « non-romanciers », Umberto Eco, mort le 19 février à 84 ans, a décliné la proposition en disant qu’il voulait écrire une fiction d’au moins 500 pages sur le Moyen Âge. Ce n’était pas une boutade, puisque sitôt rentré chez lui, il a composé une liste – déjà ce goût prenant dont il analysera plus tard le « vertige » – de personnages susceptibles d’alimenter son hypothétique récit. Puis, se piquant au jeu, il se procura chez un bouquiniste un traité sur les poisons dont il avait relevé l’existence chez Huysmans, son « écrivain préféré », qu’il obtient pour une bouchée de pain. Et il se mit au travail. »

     

    umberto eco,harper lee

    Photo (Pinterest) Umberto Eco dans une partie de sa bibliothèque.

    Libération annonce ainsi la disparition le 19 février de l’écrivaine Harper Lee : « Pendant cinquante ans, Harper Lee fut l’auteure d’un seul livre - et quel livre -, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, publié en 1960. To kill a mockingbird en VO est une plongée dans l’Alabama raciste des années 30, racontée par Scout, une petite fille dont le père, avocat pauvre mais intègre, accepte de défendre un Noir injustement accusé d’avoir violé une Blanche. Le roman, prix Pulitzer, devient un classique de l’imaginaire américain, étudié en classe, adapté au cinéma en 1962 avec Gregory Peck (Du silence et des ombres), « notre livre national », selon Oprah Winfrey. Alors que les exemplaires s’écoulent par millions, Harper Lee, proche amie de Truman Capote (elle participera à l’enquête sur De Sang Froid), se range du monde littéraire et médiatique, coulant des jours discrets dans sa ville natale de Monroeville, Alabama. »

    Autre exercice pour la presse, celui de trouver des titres originaux, un exercice visiblement plus facile pour l’écrivain italien : « Umberto Eco, un puits de science qui voyait la fiction comme « un jeu d'enfants » (20 minutes), « Umberto Eco, auteur du « Nom de la rose » : mort du plus lettré des rêveurs » (Le Monde), « Umberto Eco, le grincheux magnifique (1932-2016) » ou encore « Umberto Eco est mort : il savait marier la pensée et l'amusement. C'était un bon pédagogue » (L’Obs-Bibliobs), « Umberto Eco s'est éteint : ciao, Professore ! » (Télérama),

    Pour Harper Lee la plupart des médias ont écrit : « La romancière Harper Lee, auteure de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, est morte à l'âge de 89 ans. » Un titre qui a le mérite de la concision.

    + Chronique parue sur ce blog en 2015.

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