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  • L'édition prépare sa rentrée

    900 millions pour acheter Editis

    Le groupe Vivendi a fait une offre d’achat du groupe d’édition Editis, filiale française du groupe espagnol Planeta qui regroupe une cinquantaine de marques dont Nathan, Bordas, Julliard, XO, Plon, Le Cherche-midi, Perrin, et publie, entre autres, les auteurs Marc Lévy (Robert Laffont) et Michel Bussi (Presses de la Cité). Selon le site Actualitté « La déclaration émane de Vivendi, qui assure donc être entré en négociations exclusives. Son projet serait de racheter 100 % du capital d’Editis. L’information tombe quelques jours à peine après le décès d’Alain Kouck, président d’Editis Holding. Vincent Bolloré, président de la multinationale cherche donc à reconquérir le groupe, racheté par Planeta voilà une dizaine d’années pour 1,026 milliard €. » Les Echos notent l'« Ironie de l'histoire », car autrefois, Editis a déjà appartenu à Vivendi (sous le nom Vivendi Universal Publishing) qui l'avait cédé à Lagardère en 2002 pour 1,25 milliard. Cependant note le quotidien économique « Déjà propriétaire d'Hachette Livre (Grasset, Stock, Fayard, Calmann-Lévy, Hatier, etc.), le numéro un Français de l'édition, Lagardère avait pris le risque de s'offrir, en plus, VUP. Se retrouvant en position ultradominante sur le marché français, il avait été contraint par Bruxelles de céder 60 % de l'actif. Cette partie cédée avait pris le nom d'Editis et a changé plusieurs fois de mains. Après avoir été la propriété de Wendel Investissement en 2004, il est tombé dans le giron de Grupo Planeta en 2008. »

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    La BD érotique s’affiche

    A l’occasion de la parution à la mi-septembre d’une collection érotique Porn'Pop aux éditions Glénat (Titeuf, Walt Disney), le site spécialisé dans la bande dessinée ActuaBD s’interroge « Où en est la BD érotique ? » et propose une grande enquête en trois partie sur le sujet. On y apprend que d’autres éditeurs de BD sont déjà présents dans le genre : Delcourt, Les Requins marteaux, Ankama, et même Actes Sud. L’auteure de la série Céline Bertiaux remarque « Il n’y a pas à proprement parler de retour de la BD érotique à travers la nouvelle collection de Glénat. Le genre restait représenté chez les petits éditeurs et chez les indépendants comme Requins Marteaux. Cependant, il est vrai que ça devrait redonner de l’élan au genre, étant donné la place de Glénat dans l’édition aujourd’hui ; un élan bienvenu quand on considère les difficultés liées à l’édition de ce genre d’ouvrages, entre censure et réticences du côté du marché. » Dernier détail, la collection Glénat sera dirigée par Céline Tran, ancienne star du porno sous le pseudonyme de Katsuni.

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  • Contrastes du monde de la Bande Dessinée

    librairie Album, Zep, Titeuf, Mina Bouland, 20 minutes, La bande dessinée donnent-elle le goût de la lecture aux enfants ? Une question résolue pour le Salon du livre jeunesse de Montreuil qui cette année met la BD à l’honneur. Interrogé par le quotidien 20 minutes qui consacre sa Une à ce moyen d’expression (photo), Mina Bouland, responsable de la commission jeunesse à l’Association des bibliothécaires de France constate « il vaut mieux qu’un enfant lise des BD ou des magazines, plutôt qu’il ne lise rien du tout » et l’auteure de l’article précise « D’autant que la BD est loin d’être un sous-genre littéraire : elle est même considérée comme le 9e art par certains intellectuels.» Elle souligne aussi qu’il revient aux libraires et bibliothécaires d’aider les enfants à élargir leur spectre littéraire, « Mais sans jamais rien leur imposer, car la lecture ne peut pas être une obligation », estime Mina Bouland.

    Le dessinateur Zep invité d’honneur du salon pour y célébrer les 25 ans de la création de son personnage Titeuf évoque lui, pour BFM TV, son travail : « Je n’avais pas du tout prémédité d’avoir un lectorat d’enfants. Je pensais que Titeuf serait lu par des gens qui auraient mon âge et qui auraient du plaisir à retrouver cette partie de la vie que l’on oublie souvent quand on devient adulte et que je ne retrouvais pas en lisant Boule et Bill ou Cédric ou même Peanuts et Calvin et Hobbes - même si ce sont des BD que j’aime beaucoup. Pour moi, elles ne parlent pas de l’enfance. Elles utilisent l’enfance pour dire autre chose. » Une dualité qui permet de fédérer dans la lecture le monde des adultes et celui des enfants.

    En revanche si la BD est célébrée à Montreuil, on apprend aussi la prochaine fermeture à Paris d’une des premières librairies dédiées à ce genre. Créée en 1948 la librairie Album, située boulevard St Germain, allait fêter l’an prochain ses 70 ans d’existence. Hausse des loyers trop forte ou mauvaise gestion, les deux raisons cumulées expliquent peut-être cette décision qui va mettre dix salariés au chômage.

    Début octobre le Syndicat national de l’édition annonçait une croissance de 20% du secteur, une information aussitôt pondérée par un article de France Info titré : « Le marché de la BD se porte bien, pas les auteurs ».

    Visiblement le scénario de l’histoire de la bande dessinée est en train de s’écrire. A suivre.

  • Le livre pour la jeunesse fait salon à Montreuil

    Avec + 5,2 % de croissance et 324 millions de chiffre d’affaires en 2016, le secteur du livre jeunesse ne se porte pas trop mal et la prochaine édition du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis qui l’an passé a accueilli près de 175 000 visiteurs, devrait le démontrer.

    Montreuil 2017.pngAu programme de cette 33ème édition, 2000 signatures, des expositions, des débats, des librairies, des ateliers, et de nombreux stands d’éditeurs, réunis autour du thème « Miroir (s) d’enfance (s) ». Deux anniversaires particuliers seront célébrés, celui des 40 ans des personnages Tom-Tom et Nana (éditions Bayard) et les 25 ans de Titeuf créé par Zep (éditions Glénat). Autre point fort, la « Ruche Transbook » espace dédié « aux nouvelles formes d’écriture, qui s’appuie sur les applications, la réalité virtuelle ou augmentée, et les nouveaux médias » comme le détaille Télérama dans son supplément spécial distribué pendant l’événement. Ce même document publie la liste des, romans, livres illustrés, bande dessinées, sélectionnées pour les Pépites, prix attribués par le salon.

    On trouvera aussi parmi les stands celui de La Charte des Auteurs et Illustrateurs jeunesse. A cette occasion et pour deuxième année consécutive, cette association a réalisé une campagne pour montrer la situation difficile des créateurs du secteur. Dans une série de trois vidéos « Dans la peau d’un auteur jeunesse » au ton très ironique, sont exposés en images les problèmes actuels des auteurs. A voir sur le site Actuallité.com

    De son côté, un collectif Artistes-Auteurs demande que les auteurs fassent grève à l’occasion de la manifestation de Montreuil et du festival de la BD à Angoulême en janvier 2018. Il dénonce l’augmentation généralisée de 1,7% de la CSG et explique que si cette hausse va être compensée chez les actifs par une baisse des autres cotisations sociales, ce ne sera pas le cas pour les artistes-auteurs au statut déjà précaire, et demande une compensation de la part des pouvoirs publics.

    Paradoxe, si les auteurs ont des difficultés à vivre de leur travail, des marques comme Mc Donald’s s’investissent dans le livre jeunesse. Dans des publicités publiées dans la presse à l’occasion du salon de Montreuil la chaîne de restauration rapide écrit : « Depuis 2015, Mc Donald’s, en partenariat avec Hachette Jeunesse, propose le choix entre « un livre ou un jouet » » dans ses menus pour enfants, et précise que trois collections ont déjà été lancées. Une initiative soutenue par le Centre national des Lettres qui aurait permis de distribuer 25 millions de livres.

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