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syndicat de la librairie française

  • L’été des livres solidaires

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    L’idée pourrait paraître commerciale, mais elle part d’un bon fond : offrir des livres à des enfants qui ne peuvent pas partir en vacances, un sur trois en France. L’opération qui se déroule du 16 juin au 15 août est organisée pour la 13ème fois par les éditions Rue du Monde et le Secours Populaire Français.

    Europe 1 nous explique : « l'éditeur de livres pour la jeunesse Rue du Monde s'est associé à un réseau de 1.200 librairies en France. Chaque fois que deux livres de la collection Papagayo en poche seront vendus d'ici au 15 août, même séparément, l'éditeur offrira un troisième livre à un enfant "oublié des vacances" pour cette nouvelle édition de "l'été des bouquins solidaires". L'objectif est d'offrir un livre à chacun des 5.000 enfants que le SPF d’Île-de-France emmènera au bord de la mer, à Cabourg, le 25 août.»

    Depuis 2004, Rue du Monde a distribué plus de 150 000 livres :  « La collection de poche Papagayo compte 12 titres qui ont chacun pour thème un pays ou une région du monde. Chaque volume, vendu 7,80 euros, contient un conte illustré et un dossier pour découvrir le pays visité. Parmi les titres proposés, on trouve "Les oies de Baba Yaga" (Russie), "La grand-mère qui sauva tout un royaume" (Japon) ou encore "La grotte des djinns" (Syrie). » Source AFP/Le Parisien.

    Autre initiative, celle de la ville de Montreuil qui a décidé d’offrir, avant leur départ en vacances, un livre aux enfants qui entreront en CP et ceux qui passeront en 6e, à la rentrée de septembre 2016. Les responsables de l’opération précisent : « Avec ce geste, la Ville de Montreuil veut encourager la lecture dès le plus jeune âge, mais surtout inviter les enfants au voyage, à la découverte. Lire c’est s’ouvrir à la curiosité, lire c’est se donner les moyens d’être imaginatifs à la suite de ses héros et héroïnes romanesques préférés, lire c’est aussi voyager à travers le monde en partant à la découverte de peuples et de contrées encore inconnus » Source Actualitté.com.

    A Valenciennes aussi on se mobilise : « La librairie indépendante Le Comptoir des Bulles, rue de Mons à Valenciennes, tenue par Bastien Roger, participe à l’opération « Donnez à lire » du Secours populaire. Pour que des enfants partent en vacances avec des livres dans leur valise. »

    Une initiative que nous décrit La Voix du Nord : « Vous connaissez le principe du café suspendu ? Vous payez un café dans un bistrot et quelqu’un qui en a besoin et envie vient le boire. L’opération « Donnez à lire » du Secours populaire (du 1er au 31 juillet), c’est pareil : vous allez dans une librairie qui y participe, comme Le Comptoir des Bulles rue de Mons à Valenciennes, vous achetez une BD pour enfant ou ado, et vous offrirez un moment de lecture à quelqu’un. »

    Plus de détails sur Donnez à lire ! sur le site du Syndicat de la Librairie Française.

    Photo : 2014 à Ouistreham © Secours Populaire Français.

  • Merci pour ce moment dédié aux libraires

    A l’occasion de la parution du livre "Merci pour ce moment" de Valérie Trierweiler les médias ont re-découvert le métier de libraire. Pas seulement ceux dont on parle lorsque la crise ferme les enseignes, mais ceux qui conseillent leurs clients sur les livres à lire. Ou pas.

    Tout a commencé par quelques affichettes de libraires se rebellant contre la déferlante commerciale engendrée par le contenu de l’ouvrage. Des initiatives relayées par les réseaux sociaux devenus aujourd’hui la principale source d’inspiration des journalistes.

    Des journalistes très en verve : « « Non merci », la fronde de libraires contre le livre de Valérie Trierweiler »  (Le Monde), « Les libraires se rebellent contre Valérie Trierweiler » (Métronews), « Nos libraires ne disent pas tous "Merci pour ce moment" » (L’Express qui publie aussi « Florilège de libraires inspirés qui disent "non, merci" au succès littéraire de la rentrée. ». Sans oublier Bruno Roger-Petit qui titre sa chronique sur le site du Nouvel Observateur « Des libraires censurent le livre de Valérie Trierweiler : un pitoyable mépris des lecteurs ». Haro donc sur les libraires.

    Les Echos rappelle même que «  le Syndicat de la librairie française a dû se fendre d’une mise au point pour rappeler aux frondeurs que « les librairies sont ouvertes à tous les lecteurs et tous les livres » et « les libraires au service de leurs clients », et d’expliquer « Et pour cause. Les temps sont durs pour les libraires indépendants et ils n’ont pas si souvent l’occasion d’attirer chez eux une clientèle peu habituée à pousser leur porte. Or, pour vivre, ils ont besoin de best-sellers. L’an dernier, une trilogie érotique – « 50 Nuances de Grey » – écrite par l’auteur britannique E. L. James avait donné un coup de pouce à bien des points de vente avec 1,4 million d’exemplaires écoulés. Sans provoquer de bronca… »

    Et la polémique n’est pas prête de s’éteindre toujours alimentée par la presse (qui confraternellement peut difficilement s’en prendre à une confrère, Valérie Trierweiler est journaliste à Paris Match, et place les libraires en première ligne).

    Le Journal du Dimanche a lui aussi déniché sa libraire pour lui donner la parole, Dominique Mazuet, libraire du quartier de Pernety dans le 14e arrondissement de Paris :  « Ce livre est principalement un effet de presse. Il ne se vendra plus au bout de dix jours. Pour l’instant, je ne l’ai pas encore reçu, mais j’en avais commandé quelques-uns. Il y a toujours une clientèle ciblée pour ce genre de livres. Je n’en ferai pas la promotion (autrement que par le clin d'oeil de l'affiche). Cependant, je trouve quand même ridicule les libraires qui, sous des prétextes moraux, refusent de le vendre. Je ne vois pas plus de raisons de censurer le livre de Trierweiler que le dernier de Bernard Henri-Lévy. Le contexte actuel est assez difficile comme ça. »

    Au final cette polémique aura au moins le mérite de rappeler à tous et à ceux qui en doutaient, que les libraires ne sont pas de simples commerçants chargés d’écouler la marchandise des éditeurs et que leur métier est aussi de préserver une certaine qualité au livre."

    Dessin de Boll publié par Les Echos (capture d’écran).

     

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