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sylvain tesson

  • En automne on lit aussi

    C’est la rentrée, littéraire, forcément, avec 607 romans annoncés et quelques informations parues dans la presse au cas ou vous auriez décroché pendant les vacances.

    Paris Match consacre une série de trois articles aux nouveaux auteurs de cette rentrée et écrit « Rituel aussi attendu que cruel, la rentrée littéraire va déverser cette année plus de 600 livres sur les tables des libraires. Il y aura Beigbeder, Carrère, Nothomb… et les autres. Les jeux semblent faits d’avance. A la remorque des grands, ils seront pourtant 75 petits nouveaux à tenter leur chance. » Parmi eux le journal présente les ouvrages de Fréderika Amalia Finkelstein « L’oubli » (Gallimard), Karine Silla « Monsieur est mort » ( Plon), Adrien Bosc « Constellation » (Stock), Gautier Battistella « Un jeune homme prometteur » (Grasset), Aurélien Delsaux « Madame Diogène » (Albin Michel), Clotilde Coquet « Parle-moi du sous-sol » (Fayard), Sophie Brocas « Le cercle des femmes » (Julliard).


    Dans Le Figaro Blandine Rinkel constate que avec l’ebook « le livre devient un objet de consommation come les autres » en raison de la possibilité d’analyser les modes de lecture des lecteurs : « En soi, ces informations paraissent inoffensives, voire divertissantes. Mais ne pourraient-elles pas servir des fins plus discutables si, comme l'annoncent les promoteurs de livres numériques majeurs (Amazon, Apple, Google) depuis quelques années, les grands data centers venaient à signer des partenariats avec les maisons d'édition ? Que se passerait-il, en d'autres termes, si cette collecte d‘informations précises sur notre intimité de lecteur étaient exploités commercialement ? »

    C’est au tour des éditeurs Japonais de dénoncer les pratiques commerciales d’Amazon. Le Parisien explique : « Déjà accusé de méthodes commerciales agressives aux Etats-Unis et en Europe, Amazon est désormais sous le feu des critiques dans l'archipel nippon après la révélation d'un système de notation sur quatre niveaux qui conditionne la visibilité sur le site. Selon plusieurs sources, il consiste notamment à évaluer les maisons d'édition à l'aune de la commission payée au groupe de Jeff Bezos pour vendre leurs livres sur son vaste site Internet.
    Les plus généreuses ont droit à une active campagne de publicité de leurs œuvres, avec des répercussions directes sur les ventes, ont expliqué cette semaine à l'AFP des éditeurs basés à Tokyo, confirmant des informations du quotidien Asahi Shimbun. »


    Le Monde s’intéresse à l’écriture manuelle fortement concurrencée par les claviers d’ordinateurs et s’interroge « L'écriture manuscrite serait-elle donc vouée à disparaître ? "Nos voyages au Japon, aux Etats-Unis et en Scandinavie, où la papeterie s'est beaucoup modernisée, nous poussent à croire le contraire", répond Maxime Brenon, cofondateur de la jeune marque Papier Tigre. Lancé il y a seulement trois ans en France, ce créateur de cahiers et de cartes de correspondance comptabilise déjà 300 points de vente dans 25 pays. Rejoints par d'autres petites sociétés françaises (Monsieur Papier, Le Papier fait de la résistance ou La Petite Papeterie française), ces militants de l'écriture manuelle ne s'opposent pas pour autant à la communication digitale. »

    S-Tesson.jpgDernière nouvelle de l’été, on a appris fin août dans L’Express que l’écrivain Sylvain Tesson qui séjournait à Chamonix a glissé du haut du toit du châlet de Jean-Christophe Rufin qui l’hébergeait. Victime d'un sévère traumatisme crânien et d'un enfoncement de la cage thoracique il a été plongé dans un coma artificiel par les médecins. Le magazine rappelle que Sylvain Tesson est adepte de stégophilie (escalade à mains nues de monuments ou de façades de bâtiments). Il venait de remettre aux éditions Guérin, spécialistes des récits de montagne, un manuscrit qui raconte un voyage en side-car sur les traces de la retraite de Russie. Le livre doit paraître en janvier 2015.

    L'écrivain-voyageur Sylvain Tesson, 42 ans, hospitalisé à Annecy après une grave chute il y a une dizaine de jours, est sorti du coma et doit être transféré lundi à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, a-t-on appris auprès des éditions Guérin. Christophe Raylat, directeur opérationnel des éditions Guérin a déclaré à l'AFP "Il s'est bien réveillé avec peu de séquelles pour le moment. Il a toute sa tête et est capable de s'exprimer. La situation est très positive".

  • Les neurones en vacances

    « J’écris 365 jours par an »  affirmait cet été Dan Brown, écrivain à succès enfin reconnu, interviewé par Bernard Thomasson sur France Info  dans « Le masque et les palmes » (où il nous dévoile aussi l’intimité estivale de Yan Queffélec et de Frédérique Hébrard).

    Dur métier, ou le plaisir d’écrire est-il supérieur au besoin de vacances ?

    Comme chaque année les médias consacrent des articles aux écrivains en vacances sans doute pour nous démontrer que les auteurs sont des gens comme tout le monde. A la seule différence peut-être qu’ils reçoivent les journalistes dans leur propriété de l’île aux Moines, en Provence, ou en Corse.

    Le JT de TF1 s’interroge sur les vacances de Jean-Christophe Ruffin, auteur, entre autre, de « Immortelle randonnée », un des plus inattendus succès éditoriaux de l’année (éditions Guérin). Si le best-seller évoque les chemins de Compostelle, c’est à la montagne, à St Gervais, que l’ex-diplomate, passe ses étés à faire de l’escalade ou des randonnées avec un autre écrivain, Sylvain Tesson. Il n’écrit pas une ligne réservant cette activité pour l'hiver.

    Donc les écrivains semblent écrire peu de juillet à août mais le cadre des vacances est idéal pour faire rêver. C’est aussi un moment propice à la lecture, et, pour les éditeurs, cela leur permet d’évoquer les livres de la rentrée.

    Sur cette mise en scène, Roland Barthes a écrit en 1957 dans Mythologies (Seuil) « L’image bonhomme de « l’écrivain en vacances » n’est rien d’autre que l’une de ces mystifications retorses que la bonne société opère pour mieux asservir ses écrivains : rien n’expose mieux la singularité d’une « vocation » que d’être contredite - mais non niée, bien loin de là - par le prosaïsme de son incarnation : c’est une vieille ficelle de toutes les hagiographies. Aussi voit-on ce mythe des « vacances littéraires » s’étendre fort loin, bien au-delà de l’été : les techniques du journalisme contemporain s’emploient de plus en plus à donner de l’écrivain un spectacle prosaïque. Mais on aurait bien tort de prendre cela pour un effort de démystification. C’est tout le contraire. » [...] (l’intégralité de l’extrait est à lire sur Sociotoile.net).

    Bon, l’écrivain en villégiature, c’est parfait pour l’image et le commerce, mais qui pourrait croire que l’imagination cesse de fonctionner dès qu’il est en short et en tongs ?

    La preuve, il existe même des « Colonies de vacances écriture » où les talents en herbe peuvent « apprendre de nouvelles techniques d’écriture », « s’initier à la reliure et à la calligraphie », ou « découvrir les métiers de l’édition ».

    Et n’oublions pas que les personnages de romans saturés d’aventures en tous genres, ont aussi droit au repos réparateur. Le site Babelio.com nous propose un quizz (niveau facile) sur le thème.

    Je retourne à la plage (avec un carnet et un stylo, au cas où).

    A bientôt.

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