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stéphane de groodt

  • Le livre en fêtes de fin d’année

    Quels sont les livres les plus achetés en 2014 et quels sont ceux offerts à Noël qui vont se retrouver sur les sites de vente d'occasion ?

     L’Obs propose une Infographie sur les plus grands succès de l’année au cinéma, à la télé et dans les livres. Pas de surprise pour les romans, Guillaume Musso, Katherine Pancol, Marc Levy arrivent en tête des ventes mais il faut signaler la cinquième place d’Emmanuel Carrère pour « Le Royaume ». Dans la catégorie bande dessinée, là aussi les « poids lourds » que sont Astérix, Largo Winch, le Chat de Geluck et Lucky Luke, laissent loin derrière les autres héros. Mais ces chiffres ne tiennent pas compte des ventes de Noël pendant lesquelles l’album des dernières aventures de Blake & Mortimer « Le Bâton de Plutarque » a fait un carton.

    meme2.jpgPour les essais et documents, Valérie Trierwieler et Eric Zemmour ramassent la mise de leurs ressentiments, mais on a de bonnes surprises avec en troisième place « Voyages en absurdie » de Stéphane de Groodt suivi de « Mémé » de Philippe Torreton. Comme quoi, l’amour des mots et de sa grand-mère peuvent aussi faire de bonnes ventes.

    Peut-être avez-vous reçu comme cadeau un volume de La Pléiade ? Dans ce cas, vous devez lire l’enquête très documentée que L’Obs, (encore lui) consacre aux secrets de fabrication de cette collection qualifiée de « Livre de poche du riche » par Jacques Drillon (...). Les Pléiade sont assemblés et reliés par Babouot, à Lagny-sur-Marne : de grands ateliers, pleins de machines longues comme des jours sans pain, et une trentaine de personnes, pour une production de 28000 exemplaires par an (plus les agendas et les albums : 35000 exemplaires à peu près).

    Le papier bible de 36 gr est fabriqué spécialement par Bolloré Thin Papers, qui fournit aussi le 32 gr des notices pharmaceutiques. Il y a deux circuits, chez Babouot : le tout-venant, et la Pléiade.

    La reliure représente 32000 m2 de cuir par an, soit 45000 moutons néo-zélandais, dont chacun fournit la matière à 12 reliures de 0,4mm d’épaisseur (plus dix exemplaires personnels pour Antoine Gallimard, reliés à la main, en peau de chèvre) ; la dorure est faite d’or américain, déposé par pression à chaud sur les couvertures, et qui arrive par rouleaux de 244 m ; le pliage, la couture des cahiers, le collage des signets jaunes : toutes ces opérations sont effectuées avec un soin méticuleux par l’équipe de Michel Jeandel. » (...)

    Enfin, dans les mois qui viennent, il faudra peut-être guetter le ciel (le Père Noël lui ne revient que dans un an) lorsque vous commanderez un livre sur Internet ou chez un libraire innovant. Europe 1 relève que la filiale internationale de La Poste Express, Geopost, a récemment testé avec succès un prototype de drone « capable à terme de porter une charge de 4 kilos dans un rayon de 20 kilomètres ».

    De quoi commander l’intégrale de Guillaume Musso ou les tomes de Virgile à paraître dans La Pléiade.

    Photo : Page de calendrier sexy(ste) édité par une entreprise polonaise pour vanter les mérites de sa production de... cercueils.

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  • Retour vers Stéphane de Groodt

    Connaissez-vous Stéphane de Groodt ? Comme d’autres humoristes avant lui, il joue et jongle avec les mots. On pense à Raymond Devos, Pierre Desproges, François Rollin, François Morel... Lui se revendique de Pierre Repp, bafouilleur volontaire, qui eut son heure de gloire dans les années 1960-1980.

    C’est avec sa chronique « Retour vers le futur » dans l’émission de Canal+ « Le Supplément » animée par Maïtena Biraben, qu’il a conquis un large public. Des « rencontres » avec des personnalités aussi diverses que Victor Hugo, Valérie Trierweiler, Jésus, Claude François, Oussama Ben Laden, le Père Noël, ou Nabila, entre autres.

    Festival du Mot à La Charité-sur-Loire, Dany Boon, Maïtena Biraben, Stéphane de Groodt, Raymond Devos, Pierre Desproges, François Rollin, Pierre Repp, Canal+, Voyage en absurdieParis Match qui connaît « le poids des mots » lui a consacré un grand article et a écrit à son propos « Les aficionados du jongleur de mots ont d’ailleurs pu retrouver ces textes à tiroirs dans son livre « Voyages en absurdie », carton en librairies avec 250 000 exemplaires vendus : « C’est vraiment une surprise pour tout le monde, pour l’éditeur, pour moi, pour Canal. Je pensais qu’on allait en vendre même pas le dixième », explique Stéphane de Groodt, sincèrement touché par son succès : « J’en suis très heureux et je le vois dans la façon dont les gens m’abordent, ça m’emplit de bonheur. Quand on écrit, on a envie d’être lu, et pour le coup, je suis lu ! » Entre sa chronique et son livre, il y a pour lui un « côté ludique, presque complémentaire » qui a fait le succès de son « Voyage ».

    Fin mai 2014, il a reçu des mains d’Aurélie Filippetti le Prix Raymond Devos dans le cadre du 10ème Festival du Mot à La Charité-sur-Loire. L’hebdomadaire Les Inrockuptibles le met en couverture de son numéro datée 18-24 juin, et Canal + diffuse le 24 juin à 20h 50 "De Groodt, une fois !" une émission qui lui est entièrement consacrée. 

    Si Stéphane de Groodt a annoncé qu’il arrêtait après deux saisons sa chronique sur Canal +, le comédien poursuit sa carrière au théâtre et au cinéma. Il prépare même son premier long-métrage - produit par Dany Boon - en tant que réalisateur.  

    Mais la vraie bonne nouvelle, c’est qu’il a suffisamment de chroniques en réserve pour publier un tome 2 de « Voyages en absurdie », déjà en préparation aux éditions Plon.

    A lire aussi un entretien avec Stéphane de Groodt sur le site Pure Médias.

  • La propriété des mots

    A qui appartiennent les mots ? En principe à tout le monde mais ceux-ci peuvent devenir la propriété individuelle de ceux qui les inventent ou en font un assemblage original, tel que des phrases, ou des livres.

    Une œuvre de l’esprit est protégée en France par le Code de la propriété intellectuelle, encore faut-il qu’elle soit originale : « L’originalité est la condition nécessaire et suffisante pour bénéficier de la protection du droit d’auteur. L’originalité est l’expression juridique de la créativité de l’auteur, elle est définie comme l’empreinte de sa personnalité. » (source Culture.gouv.fr)

    Ainsi, si le mot « quenelle » ou « l’expression «  Allô, quoi » ont été déposées en 2013 à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle), cette protection juridique  concerne des marques et leur utilisation commerciale. Sur le blog du Monde SOS conso, Me Antoine Chéron, avocat spécialisé, précise que « le signe verbal d’une marque peut prendre la forme d’un ensemble de mots, existants ou non" : "Il est ainsi admis qu’un slogan peut constituer une marque, sous réserve qu’il ne se borne pas à promouvoir des produits ou services en termes courants." »

    Point qui a son importance : « L'œuvre est réputée créée, indépendamment de toute divulgation publique, du seul fait de la réalisation, même inachevée, de la conception de l'auteur. » (Article L111-2 du CPI). Une disposition qui protège les auteurs en cas de vol ou de copie de leur travail.

    Cette notion de « propriété intellectuelle » s’applique maintenant aux Tweets. Ainsi Larousse qui avait publié « Perles des Tweets » a préféré le retirer de la vente après un article très détaillé de Slate.fr qui dévoilait que « la maison d'édition a négligé de contacter les auteurs de ces 289 perles, qui sont les propriétaires de ces tweets, comme l’affirment aussi bien le droit français que les conditions d’utilisation du réseau social américain. » Le Figaro rajoute « « Les Tweets peuvent relever de la propriété intellectuelle, explique Me Anne Cousin citée par Le Monde, pour peu que soit démontré leur caractère original. » Ce qui semble bien être le cas dans ce recueil puisque Larousse les a choisis pour leur originalité. L'ouvrage recense notamment plusieurs Tweets de Bernard Pivot, grand twitto devant l'éternel qui a lui-même publié Les Tweets sont des chats. » Par ailleurs, un ouvrage peut proposer une compilation de citations, encore faut-il que celles-ci soient limitées à quelques lignes, ou commentées, ou tombées dans le domaine public (70 ans après la disparition de leur auteur).

    Heureusement les mots restent libres et à la portée de tous. Ils peuvent même faire l’objet de débats comme celui publié par Le Nouvel Observateur entre Alain Rey, linguiste, et Françoise Héritier, anthropologue, sur le thème «  Que veut dire le mot « mot » ? »

    Photo ci-dessous : couverture de "Voyages en absurdie" du jongleur de mots Stéphane De Groodt, qui s'est vendu à plus de 170 000 exemplaires (Plon).

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