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  • Lagaffe sur grand écran

    André Franquin (1924-1997), est ce formidable dessinateur qui a créé ou fait vivre sous son pinceau les personnages de bandes dessinées, Spirou, Fantasio, Modeste et Pompon, le Marsupilami, mais surtout l’inaltérable Gaston Lagaffe, un personnage dont les aventures viennent de faire l’objet d’une nouvelle adaptation au cinéma avec un film réalisé par Pierre-François Martin-Laval.

    Un passage du dessin aux personnages réels qui a suscité quelques remous, la diffusion de la bande annonce ayant déjà passablement agacé les fans. D’autant plus que l’univers de la série qui à l’origine se déroulait dans les bureaux du journal Spirou et des éditions Dupuis a été transposé, pour moderniser l’histoire, dans les locaux d’une start-up. Et la fille de Franquin, Isabelle, qui ne détient plus qu’un droit moral sur la BD de son père a déclaré à quelques heures de la sortie en salle : « Ça fait mal, très mal même, car j’assiste impuissante au désastre, en espérant de tout cœur que le public saura distinguer le bon grain de l’ivraie, si je puis dire.» 

    Pourtant ceux qui se replongent dans les albums dessinés par Franquin trouvent autant de plaisir aux péripéties et inventions de ce garçon de bureau excentrique et un peu paresseux.

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    Les adaptations cinématographiques de bandes dessinées, Blueberry, Lucky Luke, Iznogoud, Benoît Brisefer, Boule & Bill, ont rarement remporté un énorme succès, l’imaginaire des lecteurs étant souvent confronté à l’étrange réalité des acteurs en chair et en os. Seules quelques-unes des adaptions des aventures d’Astérix et d’Obélix de René Goscinny et Albert Uderzo ont échappées à cette règle. Les producteurs qui pensent drainer le large public de lecteurs des albums se retrouvent souvent confrontés à ce décalage.

    Alors pour ne pas être déçus, autant se replonger dans les albums de Gaston Lagaffe édités et réédités, depuis 1960 et encore en 2018, par les éditions Dupuis, 20 titres au total.

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    Franquin a été en 1974, le premier lauréat du Grand Prix du Festival de la Bande Dessinée à Angoulême. En 2004-2005 la Cité des Sciences de la Villette à Paris lui a consacré une grande exposition et en 2015, la BPI du Centre Pompidou lui a également rendu un vibrant hommage.

    Mais le plus bel hommage pour un auteur reste celui de voir les lecteurs continuer à lire ses livres bien après sa disparition.

  • Quand les livres font leur cinéma

    La littérature et aujourd’hui la bande dessinée, sont une vraie mine d’inspiration pour l’industrie du cinéma avec des résultats très inégaux.

    « Adapter un livre en film (ou en série) est souvent un pari risqué que se lancent les réalisateurs. Car en sus d'affronter la critique, le film doit faire face à un public encore plus redoutable : les fans du livre dont il est inspiré. Adapter un livre c'est évidemment prendre le risque de décevoir ceux qui l'ont lu auparavant » constate le Huffington Post qui se rend à l’évidence « finalement la réponse est simple : rien ne rivalise avec votre imagination. »

    A moins que le réalisateur ne transforme le texte de l’écrivain en une œuvre plus personnelle, et quelquefois avec la complicité de l’auteur comme le souligne Le Figaro : « Pierre Lemaitre est le plus heureux des hommes. L'adaptation de son roman, Au revoir là-haut, qui lui a valu le prix Goncourt en 2013 (Albin Michel), le ravit. « Je lui ai soumis des modifications, il me disait: “À tes risques et périls mon petit gars”», raconte Albert Dupontel, qui a transposé avec brio le livre «picaresque» à l'écran. » Une réussite saluée par le public avec un score de 97 302 entrées pour sa première journée, mais qui fait écrire aux Inrockuptibles « Le résultat du premier jour de l'adaptation du roman de Pierre Lemaitre peut toutefois sembler décevant, au vu de la grosse promotion entourant la sortie. Au revoir là-haut devrait terminer autour du million et demi de spectateur, mais peut faire un peu mieux selon le bouche-à-oreille. »

    Autre mise en images, celle du roman "D'après une histoire vraie" (J-C Lattès) de Delphine de Vigan par Roman Polanski. C’est à propos de ce film que le Huffington Post titre « Pourquoi les adaptations de livres au cinéma sont souvent décevantes », mais on devine le calcul des producteurs qui espèrent qu’une partie des lecteurs de ce best-seller, prix Renaudot et Goncourt des lycéens en 2015, se dirigeront vers les salles de cinéma. Avant même sa sortie en salle la critique est déjà partagée sur cette réalisation qui raconte les affres d’une écrivaine à succès face à la page blanche.

    Tout aussi attendue est le film tiré des aventures de Spirou et Fantasio (février 2018), avec l’espoir qu’il mettra fin à la longue série d’échec commerciaux due à des adaptations ratées de bandes dessinées. Les premières images de la bande annonce :

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  • Les aventures de Valérian et Laureline, de l'album au grand écran

    Pierre Christin, Jean-Claude Mézières, Pilote, Spirou, René Goscinny, Olivier Delcroix, Cité des sciences, Valérian et Lauréline, Luc Besson, Dargaud« Valérian et la cité des mille planètes » l’adaptation pour le grand écran des aventures de Valérian et Laureline a attiré plus de 1.640.681 spectateurs lors de sa première semaine d’exploitation dans les salles. Un enjeu important pour le réalisateur et producteur Luc Besson, « le film le plus cher de l'histoire du cinéma français », mais également pour Dargaud, l’éditeur de cette bande dessinée de science-fiction.

    Ces aventures imaginées par Pierre Christin pour les scénarios et par Jean-Claude Mézières pour les dessins, ont été publiées dès 1967 dans le mythique journal Pilote dirigé alors par René Goscinny. Celui-ci aurait dit au dessinateur « C’est amusant, continuez ! ». A partir de 1975, ces aventures seront reprises en album, une série qui compte aujourd’hui vingt-deux tomes.

    Dans Le Figaro, le spécialiste Olivier Delcroix résume ainsi la BD : « Dès le début, la série fait des adeptes. Elle se sert principalement de la thématique du voyage dans le temps, agrémentée d'une idée simple: celle de la patrouille du temps de Poul Anderson, ces policiers temporels dont le travail consiste à se porter garant de la bonne marche du temps. Valérian est ainsi un agent spatio-temporel chargé par Galaxy-City de veiller à ce que la Terre ne soit pas «piratée» par des méchants extraterrestres. Rapidement, il rencontre Laureline, et en tombe amoureux. Il fait sa connaissance dans un épisode intitulé Les Mauvais rêves. Laureline vient du moyen âge. Le couple va très vite former un tandem très attachant. »

    Cet événement cinématographique est accompagné par la parution d’un numéro hors-série de Pilote Méga Spirou, qui rend hommage à la série et à ses créateurs. On peut y voir notamment les tapuscrits originaux de l’album « L’Ambassadeur des Ombres » qui a inspiré le scénario du film et en avant-première douze pages du prochain album à paraître en fin d’année « Souvenirs de Futurs 2 », suite du dernier opus paru « Souvenirs de Futurs ».

    Les amateurs de la série et du film pourront aussi visiter l’exposition « Valérian et Laureline en mission pour la Cité » présentée jusqu’en janvier 2018 par la Cité des sciences et de l’industrie à Paris : « Enrichie de réalité augmentée pour une visite plus immersive, l’exposition dévoile une quarantaine de planches originales, et présente les points de vue de trois scientifiques. L’astrophysicien Roland Lehoucq, le géographe Alain Musset et le paléontologue Jean-Sébastien Steyer posent ainsi leur regard sur l’Univers, les civilisations, la faune et la flore, les enjeux sociopolitiques tels qu’imaginés par les créateurs. »

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