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slate.fr

  • Les livres et la mémoire

    « Pourquoi on ne se souvient pas des livres qu’on a lus ni des films qu'on a vus » titre Slate.fr Et de publier le témoignage de Pamela Paul, éditrice du New York Times Book Review : « Je me souviens toujours de l’endroit où j’étais quand je lisais. Je me souviens de la couverture. Je me rappelle où j'ai acheté le livre ou qui me l’a donné. L’histoire, beaucoup moins. Juste après la fin de la lecture, je me souviens de tout, mais quelques jours plus tard, c'est une toute autre histoire ». L’explication vient de « La théorie de la «courbe de l’oubli » désigne la façon dont nous oublions des informations au fil du temps, si on ne fait pas d’effort pour les retenir. » Autre facteur d’oubli « le binge reading ». En 2009, explique la journaliste Nikkitha Bakshani citée par Slate, l'Américain moyen lisait environ 100.000 mots par jour (article en Anglais), sans vraiment acquérir de connaissances, « On ne lit plus, on consomme » conclue-t-elle..

    Pret surprises.pngLire plus pour apprendre mieux, c’est aussi le challenge que s’est fixé cette professeure-documentaliste de 29 ans qui, selon Le Huffington Post « a trouvé la méthode infaillible pour intéresser les collégiens à la lecture. » En relayant sur Twitter une initiative des « prêts surprises », des livres emballés avec seulement quelques indications pour deviner le thème de l'ouvrage, son message a suscité près de 2800 re-tweets et plus de 7200 mentions "j'aime". Malgré cet engouement elle reste consciente que susciter le goût pour la lecture est un travail de longue haleine dont elle reste consciente : « Développer le goût pour la lecture chez un élève ça prend beaucoup de temps. Il faut susciter une véritable envie, et la vraie victoire c'est quand je vais voir un élève de 6ème très peu porté sur les livres, qui, en 4ème, va venir en emprunter plus souvent. »

    Mémoire toujours avec celle de François Hollande et de son dernier livre dans lequel il tire le bilan son passage à la Présidence de la République. L’auteur attire du monde en librairie si on en croit la presse et 20 minutes : « Publié dans un premier temps à 70.000 exemplaires, l’ouvrage de 400 pages rencontre le succès en librairie. « Ça démarre très fort ! Le livre de François Hollande Les leçons du pouvoir réimprimé deux fois depuis sa parution hier : déjà 90.000 exemplaires. Numéro 1 des ventes sur Amazon », s’est félicité le 12 avril sur Twitter son éditeur, Stock. » Un autre itinéraire de « la courbe de l’oubli » ?

  • Etes-vous bibliomane ?

    1211.jpgUn livre, deux livres, cent livres, et on a vite fait de se retrouver avec une bibliothèque de milliers d’ouvrages. On les lit mais souvent on les garde aussi.

    Cet été Slate.fr nous expliquait (à partir d’un article paru dans Atlas obscura) que la bibliomanie était « Un trouble obsessionnel compulsif, lié au trouble de la thésaurisation ou syllogomanie, qui se manifeste par la collection, l'acquisition ou/et l'accumulation de livres en tous genres et dans de telles proportions que la santé ou les relations sociales de la personne souffrant de ce trouble psychologique peuvent s'en trouver endommagées. »

    Un phénomène que l’article fait débuter en 1800 et cite deux cas. Celui de Richard Heber qui, à partir de 1804, commença à collectionner un total de 146.000 livres rares, répartis dans huit maisons, ou celui d’Aloïs Pichler, docteur et universitaire, nommé bibliothécaire de la Bibliothèque publique impériale de Saint-Pétersbourg en Russie, et qui détourna, les amenant chez lui, quelques 4 500 ouvrages consacrés au parfum ou à la théologie.

    « Que ferons-nous de nos bibliothèques ? » s’interroge sur son blog Mathieu Bock-Côté, chroniqueur du Journal de Montréal : « Je viens de ressentir pour la première fois l’angoisse des intellectuels dès qu’ils comprennent qu’ils mourront un jour : qu’arrivera-t-il à leur bibliothèque ? Qui en voudra ? Qui la comprendra ? Qui comprendra les milliers de petits émerveillements à l’origine de tel achat, de tel passage souligné, de tel signet oublié ? Que se passe-t-il si nos enfants n’en veulent pas ? Faudra-t-il la disperser, la vendre, la liquider ? »

    Et même lui ne croit pas trop à la solution qu’il propose : « L'objectif me semble soudainement assez simple : faire assez d'argent tout au long de sa vie pour fonder un centre de recherche qui accueillera notre bibliothèque en lui conservant son unité. Mais en écrivant cela, je suis parfaitement conscient d'entrer dans le domaine du fantasme ! Faut-il d’ailleurs être victime de démesure pour croire que tout ce qui a du sens pour nous en aura pour ceux qui viendront après ? D'ailleurs, j'y pense après coup : qui voudra encore, dans cinquante ou soixante ans, d'une bibliothèque faite de livres en papiers ? »

    Des livres, des livres, chez les particuliers, dans les bibliothèques, mais peut-on évaluer leur nombre ? C’est encore Slate.fr qui nous l’apprend « Combien de livres ont été publiés dans le monde depuis l'invention de l'imprimerie ? Quelle est la taille du savoir écrit produit par l'humanité ? Selon les algorithmes de Google, la réponse est proche de 130 millions soit exactement 129.864.880 ». Et ces chiffres datent de 2010.

    On n’a pas finir de réfléchir à l’avenir de nos livres.

    Photo : La libreria Trinity College, Dublin.

  • Pour l’amour des bibliothèques

    A l’occasion de l’annonce début février du « plan bibliothèque » par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche, le journal Slate.fr consacre à ces lieux un grand article.

    Dans ses grandes lignes, ce plan veut augmenter les plages horaires d’ouverture des bibliothèques universitaires, le soir jusqu’à 22 heures, la journée du samedi et même, pour quarante villes, le dimanche après-midi.

    L’auteure de l’article, Louise Tourret, s’interroge : « Mais vous l'avez peut-être remarqué, on ne voit pas beaucoup de bibliothèques dans les fictions françaises alors que ces scènes sont un classique des films américains : S.O.S. Fantômes débute à la New York Public Library qui est aussi le refuge du Jour d’après, la bibliothèque d’Harry Potter est magnifique et magique – les livres se rangent tous seuls –, celle de Breakfast Club, déprimante. Je n’arrive pas à m’expliquer pourquoi les fictions françaises sont si pauvres en scènes de bibliothèque (cela fonctionne aussi pour les livres). »

    L’article recense également les raisons de leur fréquentation, et c’est parfois inattendu.

    Pour Charlotte, parisienne (23 ans), « Sainte-Barbe est mieux chauffée. Il y a de la moquette, certaines filles viennent en survêtement et apportent leurs chaussons pour travailler confort.»

    Jean-Philippe Lachaud, directeur de recherche en neurosciences cognitives et spécialiste de l’attention, explique « Des lieux comme les bibliothèques sont d’autant plus essentiels qu’il est de plus en plus difficile de trouver du calme pour le cerveau. Le fait que ce soit des lieux physiques est important : le bâtiment et ses murs matérialisent la séparation avec le monde du dehors. Les bibliothèques, leur silence et leurs rituels sont des lieux de culte de l’attention.»

    Enfin il y a aussi des raisons auxquelles on pense moins (à priori) :

    Toujours Charlotte, semble-t-il doublement motivée, « Si tu repères un mec que tu trouves mignon pas loin de toi, tu lui demandes de garder tes affaires pendant que tu sors faire une pause. Et quand tu reviens, bim, tu retrouves son numéro dans la poche de ton manteau. Il y a aussi un code : à Sainte-Geneviève, la manière dont tu poses ta carte de bibliothèque devant toi indique si tu es un cœur à prendre. Et attention, c’est sérieux ! J’ai plusieurs amies qui ont rencontré leur copain comme ça. »

    La liste complète de toutes les bibliothèques universitaires françaises sur Bibliopedia.

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