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shakespeare and company

  • Où trouver des livres en anglais près de chez vous ?

    A Paris :

    En 2012, le site Toute la Culture déplorait la fermeture de la librairie américaine de Saint-Germain des Prés, Village Voice Bookshop et recensait sept librairies anglophones dans la capitale. En 2014, il semblerait qu’il en reste encore quatre :

    Shakespeare and Company
    Depuis 1951, une des plus célèbres et originales librairies anglaises de Paris, face à la Seine, 37 rue de la Bûcherie, 75005. De 10 h à 23 h. Les samedi et dimanche, ouverture à 11h. Tél : 01 43 25 40 93
    Son site internet http://www.shakespeareandcompany.com/

    San Francisco Book Company
    Une librairie créée en 1997 à deux pas de la place de l’Odéon, 17, rue M. le Prince, 75006. Spécialisée dans les livres d’occasion mais on y trouve aussi des livres neufs.  Du lundi au samedi de 11h à 21h, le dimanche de14h à 19h30. Le site Internet : http://www.sanfranciscobooksparis.com/shop/sfbparis/index.html

    WHSmith
    La librairie WHSmith se trouve au 248 rue de Rivoli, dans le 1er arrondissement. Elle est ouverte tous les jours, dimanche et jours fériés compris. La «plus grande librairie anglaise en France depuis 1903 » reçoit régulièrement des auteurs anglais pour des présentations et des dédicaces de leurs ouvrages. On peut commander des livres par téléphone.
    Site Internet : http://www.whsmith.fr/


    Brentano’s
    « Créée en 1895, la librairie Brantano's, disparue en 2009, renaît petit à petit de ses cendres depuis 2010, à travers son nouveau concept anglo-saxon, alliant librairie américaine, papeterie raffinée. » 37 av. de l'Opéra 75002 Paris. Ouverte du lundi au samedi de 9h30 à 20h30. Site Internet : http://www.librairie-brentanos-paris.com/

    Galignani
    La création de la librairie située 224 rue de Rivoli près du Palais Royal, date de 1856. De nombreux titres sont disponibles en anglais mais aussi en français. Du lundi au samedi, 10h-19h, Tél. : 01 42 60 76 07.

    Le site Internet : http://www.galignani.fr/

    En Province :

    Bookworm
    3, rue de Pâques, 67000 Strasbourg. A cette adresse depuis 1997. Fondée par deux américaines. Ouverte du mardi au samedi de 10h à 19h. Tél. 03 88 32 26 99. Site Internet actuellement en reconstruction : http://www.bookworm.fr/ Contact : info@bookworm.fr

    Bradley's Bookshop
    69 bis, rue des Trois-Conils, 33000 Bordeaux. Créée en 1983, se présente comme « l'unique librairie spécialisée en langue anglaise en Aquitaine ». Lundi : 14h -19h, du mardi au samedi : 10h -19h. Tél. : 05 56 52 10 57. Son site Internet : http://www.bradleys-bookshop.com/index.html


    The Bookshop
    17, Rue Lakanal, 31000 Toulouse. « 30 ans de savoir-faire dans la littérature et l'apprentissage des langues étrangères » (De l’anglais au Russe en passant par le grec, le chinois, et le portugais, entre autres). Ouverte du mardi au samedi de 10h à 19 heures. Tél : 05 61 22 99 92. Son site Internet : http://bookshop-toulouse.com/index.php

    Librairie Inter Fun
    59, rue Vendôme, 69006 Lyon. Depuis 28 ans spécialisée Jeunesse (0-18 ans), en français et en anglais. Tél. : 04 78 89 57 53. Site Internet (pas terrible) : http://www.inter-fun.fr/

    (Listes non exhaustives.)

    Photo : The Bookshop à Toulouse.

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  • Le bonheur est dans la librairie

    La librairie est le dernier maillon de la chaîne de l’édition. Un maillon essentiel pour la vie du livre mais qui aujourd’hui manifeste des inquiétudes face à Internet, au livre numérique, à l’augmentation de la TVA, et à la hausse des charges qui mettent en péril son avenir.

    Quelques chiffres sur la librairie (source La Croix ) :  

    Le réseau : Le nombre total de points de vente de livres est estimé à 25 000, dont 2 500 qualifiés  de librairies ; 1 000 d’entre eux réalisent de 60 à 75 % du chiffre d’affaires des éditeurs.

    Le marché : La librairie indépendante représente plus de 40 %  de la vente au détail. La proportion atteint 70 % pour « l’édition de création ». (...) Le chiffre d’affaires des librairies a baissé de 5,4 % depuis 2010. Les hypermarchés ont capté 7 %  des ventes entre 2000 et 2010, et Internet 10 %.

    Pourtant certaines librairies font face et tentent d’inverser la tendance.

    Encore des chiffres, ceux-là concernent la librairie Le Bleuet ouverte en 1990 à Banon dans un village des Alpes de Haute-Provence, avec « 77 livres en propriété et 250 en dépôt » et qui aujourd’hui propose 110 000 titres. Son fondateur, Joël Gattefossé, investit actuellement, avec le soutien des banques et des collectivités, 4,4 millions d’euros dans la construction d’un entrepôt de 1500 m2 qui va permettre à la librairie actuelle de se restructurer et d’accroître sa capacité d’accueil en ouvrant un niveau de plus, et en créant une deuxième librairie sur le site de l’entrepôt. L’investissement comprend aussi l’acquisition de livres, et la création d’une librairie en ligne. Son objectif à terme annonce-t-il dans Le Dauphiné « devenir la première librairie de France. »

    Autre librairie, à Paris cette fois-ci, Shakespeare and Company, décrite sur le site Evene.fr: « En plein Quartier latin, Shakespeare joue le rôle de centre névralgique de la communauté culturelle anglophone, voisine des pubs et bâtisses typiquement parisiennes. Fondée en 1951 par George Whitman, c'est aujourd' hui sa fille Sylvia qui s'est installée à la tête de ce qui est devenu, en quelques années, une véritable institution. Comme un trait d'union entre deux cultures, la librairie est aussi un lieu de partage que nombre des plus grands écrivains du XXe siècle ont visité, pour leur plaisir ou pour y donner des lectures de leurs ouvrages. C'est toute une multitude d'événements qui émaillent la vie de cette librairie qu’Henry Miller lui-même décrivait comme « le pays des merveilles des livres ».

    Le blog La Courneuve Urbains sensibles raconte la création, à quelques kilomètres de la capitale, de la librairie La Traverse, par Doris Séjourné et Caroline Sayanouanchan : (...) « Beaucoup n'y croyaient pas au début. Une librairie à La Courneuve ? Pensez-vous ! Je crois que quand le maire adjoint au développement économique et social nous a vues, il s'est dit 'soit j'ai affaire à deux folles, soit ça marche'. Il a été notre premier soutien ! » expliquent-elles. Peu à peu, les élus de l'agglomération adhèrent au projet, les acteurs du livre aussi. Elles décrochent des aides de la DRAC, puis l'appui d'un "Cigales", (club d'investisseurs privé pour une gestion alternative locale de l'épargne solidaire) qui prend des parts dans l'entreprise. "J'ai refait le business plan 12000 fois, je devenais folle, se rappelle Doris. Au début, on a ramé !" » (...)

    « Économiquement, la vie de la librairie est encore fragile. " On a fait une étude de marché, on savait en s'installant que le panier moyen des Courneuviens est bien en dessous de celui de leurs voisins" précisent les deux femmes. Mais une première victoire est bien là, dans la façon toute simple qu'ont les gens d'aller et venir, de sentir, de toute évidence, qu'ils ont leur place ici, quel que soit leur niveau de vie et d'étude. "Ici, il y a beaucoup d'isolement, de manque de considération. Ce n'est pas forcément volontaire mais quand on oublie certains territoires, on oublie les gens qui sont dessus, estime Doris. Nous sommes arrivées convaincues par notre projet, mais humbles. Aujourd'hui on sent que les gens aiment la librairie, parce qu'elle est jolie mais aussi parce qu'ils s'y sentent considérés, même les petits." » (...)

    Dernière histoire de librairie, celle de L’Ange bleu résumée par La Nouvelle République : « Il y a encore quatre ans, l'Ange bleu, c'était une librairie en centre-ville de Vendôme où l'on pouvait venir acheter ses livres et discuter avec le vendeur. La vitrine a fermé lorsque la grande surface culturelle s'est installée. « Leclerc m'a tuER », rigole aujourd'hui Thierry Lequenne, le libraire. « J'ai tout de suite vu mon chiffre d'affaires diminuer. J'ai décidé d'évoluer. » Cette évolution ce sera Internet et le quotidien explique : « S'il vend toujours des livres sur commande (il a 700.000 références disponibles), ce n'est pas avec cela qu'il fait son beurre. Les ouvrages qu'il fait livrer à une boutique partenaire du centre-ville ne représentent que 2 % de son activité. Les salons et autres événements auxquels il participe sont déjà plus intéressants. Mais le gros de son chiffre d'affaires (60 %), il le tire de l'organisation de prix littéraires destinés au jeune public. »

    Les librairies sont peut-être menacées mais elles savent aussi faire preuve d’imagination pour résister et pour évoluer.

    Illustration : bandeau du site Internet de la librairie La Traverse

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