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  • Le Sillon, prix Renaudot 2018

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    « Le Goncourt pour Nicolas Mathieu, et un Renaudot surprise ! » titre Le Parisien. Pas tout à fait inattendu puisque Le Sillon de Valérie Manteau, figurait déjà dans la première pré-sélection du Renaudot avant d’en disparaître mystérieusement.

    Récompense « surprise » mais très bon accueil pour ce livre dans la presse et les médias. Comme le rappelait ce blog l'autrice a eu les honneurs d’un passage dans La Grande Librairie au côté de Salman Rushdie, et d’articles élogieux dans Le Monde des livres, Télérama, Les Inrocks, Libération, et Le Devoir au Canada.

    Dans une vidéo réalisée pour la librairie Mollat, Frédéric Martin patron de la maison d’édition Le Tripode raconte comment pour sa rentrée littéraire 2018 il a fait l’impasse sur trois autres titres prévus, dont un inédit d’Alexandra David-Néel, pour que toute l’attention des libraires et journalistes se porte sur Le Sillon.

    Le Sillon est le second roman de Valérie Manteau, le premier Calme et tranquille, a lui aussi été publié par Le Tripode en 2016. Le site On la lu écrivait à son sujet : « Il va se dire et s’écrire beaucoup de belles choses sur ce livre : que les libraires se sont enthousiasmés logiquement pour ce nouvel ovni du Tripode, également éditeur de Sigolène Vinson qui a côtoyé Valérie Manteau à Charlie-Hebdo ; qu’Annie Ernaux a été plus qu’émue par cette prose intimiste ; que ce texte qui se joue des registres (ni tout à fait fiction, récit ou essai) a été réimprimé sitôt paru. Il va peut-être aussi se trouver des esprits chagrins pour s’agacer de la multiplication de témoignages d’après-attentat(s), pointant qui la légitimité d’écriture de l’auteure, qui son implication passée au sein d’une rédaction - et de proches - en souffrance », mais, conclut l’autrice de l’article Christine Sallès : « A tous, il n’est qu’une ligne de conduite qui vaille : lisez ce texte. Il serait surprenant que vous n’en sortiez pas profondément bouleversé, sincèrement ému. » Un conseil de lecture que l’on peut réitérer pour Le Sillon.

    Les jurés du prix Renaudot ont également attribué un « prix spécial » à Philippe Lançon pour Le lambeau (Gallimard), qui a déjà remporté le prix Femina mais qui avait été éliminé de la liste du prix Goncourt.

    « Ecrire ça alimente la peur, je me fais peur, mais je ne peux pas m’en empêcher », Valérie Manteau, extrait de l’émission Par les temps qui courent sur France Culture.

  • Couleurs de Pierre Lemaître

    Pierre Lemaître, Albert Dupontel, Albin Michel, "Au revoir là-haut", Christian de Metter, éditions de Sèvres, prix Goncourt, "Couleurs de l'incendie", Michel Crépu, Le Masque et la plume, France Inter, Audiolib, La vie d’un livre est souvent étonnante, et même s’il reçoit le prestigieux prix Goncourt rien ne garantit qu’il passera à la postérité. Ce ne semble pas être le cas de « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître (Albin Michel) qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires, a été adapté en bande dessinée et au cinéma, un long métrage vu par deux millions de spectateurs.

    On reparlera du film, qualifié de « farce anarcho-historique sur fond de boucherie de la Grande Guerre » par L’Obs, le 2 mars au cours la 43e cérémonie des Césars. Réalisé par Albert Dupontel, il a déjà obtenu 13 nominations avec entre autres, celle du meilleur film, du meilleur acteur, des meilleurs décors, mais également la meilleure adaptation, à laquelle a participé Pierre Lemaître.

    Le magazine Première a écrit à propos de ce film : « Du pur Dupontel, un peu voyou, politiquement incorrect, grotesque, édifiant. L’acteur-réalisateur, impeccable dans le rôle d’Albert, s’empare de ce sujet en or - hélas authentique - qu’il passe à la moulinette de son mauvais esprit avec ce sens viscéral de la justice sociale qui l’anime. Zorro meets Tex Avery comme d’habitude, mais aussi, cette fois, Eugène Sue. »

    Pierre Lemaître, Albert Dupontel, Albin Michel, "Au revoir là-haut", Christian de Metter, éditions de Sèvres, prix Goncourt, "Couleurs de l'incendie", Michel Crépu, Le Masque et la plume, France Inter, Audiolib, Autre adaptation, en 2015, la bande dessinée de Christian de Metter pour les éditions de Sèvres, là encore réalisé avec la complicité de l’écrivain pour le scénario.

    Enfin, ce titre revient aussi dans l’actualité avec la parution de « Couleurs de l’incendie » présenté comme la suite du prix Goncourt 2013. Une nouveau roman qui fait l’unanimité, en tout cas celle des critiques littéraires de l’émission de France Inter Le Masque et la plume. Michel Crépu dit : « Je n’avais pas apprécié le précédent. Comme quoi, on peut avoir le Goncourt et bien écrire encore après. On est dans les années 1930, ce livre apporte une pierre au débat sous l’angle romanesque. Ce n’est pas tant que ça à l’ancienne : il y a une ironie en filigrane de chapitre en chapitre qui montre que Pierre Lemaître sait ce qu’il fait et s’amuse beaucoup. »

    Pierre Lemaître, Albert Dupontel, Albin Michel, "Au revoir là-haut", Christian de Metter, éditions de Sèvres, prix Goncourt, "Couleurs de l'incendie", Michel Crépu, Le Masque et la plume, France Inter, Audiolib, De son côté Europe 1 nous apprend que cet ouvrage sera le deuxième tome d'une trilogie, dont le dernier opus "arrivera 18 mois plus tard", et précise « La trilogie traite de l'ensemble de l'entre-deux-guerres. « Au revoir là-haut » pour les années 1920, « Couleurs de l'incendie » pour les années 1930 et le troisième livre se passera en 1940, pendant l'exode ».

    Extrait de « Couleurs de l'incendie » de Pierre Lemaitre lu par l'auteur ©Editions Audiolib.

  • Magyd Cherfi le gaulois

    MagydCherfi.pngA la mi-octobre, le Parisien magazine publiait en couverture une photo de Magyd Cherfi posant en compagnie Laurent Ruquier. C'était à l’occasion de la remise du Prix du Parisien Magazine, une distinction décernée par un jury de neufs libraires, et dont l’animateur télé est le parrain depuis 2014.

    Le magazine présentait ainsi l’auteur : « Vous connaissez sa gueule, sa gouaille et ses chansons. Mais Magyd Cherfi, la voix de Zebda, groupe culte des années 1990, est aussi écrivain. Dans "Ma part de Gaulois" (30 000 exemplaires écoulés chez Actes Sud depuis août), il raconte à la fois un pan de notre histoire nationale et sa jeunesse. Lui, le gosse de la banlieue toulousaine, né en France en 1962 de parents algériens. »

    Dans l’interview qui accompagne cette annonce du prix, il évoque ses premiers recueils, "Livret de famille" (2004) et "La Trempe" (2007) et justifie ce thème autobiographique récurent : « Je ne sais que m’écrire. Je serais incapable de traiter de thèmes qui m’échappent, inventer des personnages d’autres horizons. Ado, je me rêvais cinéaste, à la manière des réalisateurs italiens des années 1970, inventeurs d’histoires familiales qui étaient aussi des chroniques d’une époque. C’est peut-être un peu ce que je fais en écrivant une saga sur l’immigration. L’inconscient collectif a installé un Français moyen avec des « coordonnées » précises, une couleur, un prénom – Paul, Pierre, François. Peau mate et cheveux bruns, les Maghrébins ont peut-être des droits et des papiers français, mais au regard de ce “Français type”, ils ne le sont pas. »

    A la question « Comment est né votre amour des mots, des livres ? » il répond : « Par un long cheminement. Madame Bovary, de Gustave Flaubert, a été une découverte folle. C’était pour moi la France dans toute sa splendeur : le style, la langue, la description de la campagne, la bourgeoisie, le romantisme, l’ennui même. Il y a eu, aussi, Une vie (Guy de Maupassant). J’ai eu l’impression d’épouser le destin français en lisant ces livres. Je suis une caricature, non ? Autre caricature, je suis tombé amoureux de ma prof de français (rires). J’avais 15 ans. Elle, 30. Elle n’était pas spécialement belle, démodée au possible, mais tellement prof de français ! » « Quel chemin parcouru en trente ans, jusqu’à Actes Sud ! », souligne-t’il.

    Un chemin qui risque de se prolonger encore, car outre son succès de librairie, le passage de son auteur le 29 octobre dans l’émission On n’est pas couché (France 2), « Ma part de Gaulois » figure dans la première sélection du prix Goncourt.

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