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paule constant

  • Nancy fête le livre

    « C’est le premier rendez-vous national de la rentrée littéraire : le Livre sur la Place, du 11 au 13 septembre, rassemble tout le gratin des lettres et de l’édition avec 170.000 visiteurs et 500 auteurs attendus. » L’Est Républicain.
     
    Le président de l’édition 2015 est Daniel Picouly qui vient de publier « Le Cri Muet de l’Iguane » (Albin Michel).
     
    Parmi les auteurs présents on peut citer dans le désordre : Jonathan Coe, Philippe Delerm, Frédéric Beigbeder, Didier Decoin, Tahar Ben Jelloun, Françoise Chandernagor, Patrick Rambaud, Pierre Assouline, Mathias Enard, Judith Perrigon, Bernard Pivot, Paule Constant, Edmonde Charles-Roux, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Ruffin, Edgar Morin, Delphine de Vigan, etc.
     
    Si le Livre sur la Place se déroule dans le centre de Nancy (place de la Carrière sous chapiteau) et dans divers endroits (à l'Hôtel de ville, à l'Opéra, à la Préfecture, au Palais du Gouvernement, au Conservatoire, au LEM, et au Musée-aquarium), les auteurs se déplacent aussi dans la périphérie, Laxou, Vandœuvre, Maxéville, pour aller dans les écoles ou les collèges qui en font la demande.
     
    La manifestation a été créée en 1978 et se déroulait à ses débuts sur la célèbre place Stanislas.
     
    Plusieurs prix sont décernés à l’occasion de cet événement : la « Feuille d’Or de la ville de Nancy » qui récompense un auteur lorrain ayant écrit sur sa région, le « Goncourt de la biographie », le prix « Livre et Droits de l’Homme », et le « Prix des libraires de Nancy ».
     
    Le magazine de bandes dessinées Fluide Glacial, créé par le dessinateur Gotlib, y fêtera cette année ses 40 ans d’existence avec un table ronde le 12 septembre à 10h, et le salon se terminera par une lecture publique d’extraits du livre « Victor Hugo vient de mourir »de Judith Perrignon (L’Iconoclaste) par le comédien Charles Berling, une lecture complétée par des textes de Victor Hugo à l’occasion du 130ème anniversaire de sa mort.
     
    Le programme complet sur le site du Livre sur la Place.
     
    LivrePlace.png
     

  • Bonne chance au prix Goncourt

    Obtenir le prix Goncourt est un grand moment dans la vie d’un écrivain. A la gloire médiatique s’ajoute le pactole provenant des droits d’auteurs dont le montant bondit quasi automatiquement à l’annonce de son nom. Bruno Corty, du Figaro littéraire estime entre 400 000 et 600 000 les ventes d'Au revoir là-haut  de Pierre Lemaitre, prix 2013. Mais quelques semaines après, l’effervescence retombe et la vie quotidienne (souvent anonyme) reprend le dessus.

    Si on se souvient de quelques lauréats récents comme Michel Houellebecq (2008), Jonathan Littell (2006) ou Jean-Christophe Ruffin (2001), qui se souvient que Pascale Roze (1996), Jean-Jacques Schuhl (2000), Gilles Leroy (2007), l’ont également obtenu ? Pour nombre d’observateurs du milieu littéraire, cette distinction est un cadeau empoisonné car s’il attire l’attention sur l’auteur, le conte de fée est souvent éphémère.

    On ne sort pas forcément indemne de ce maelström de compliments et de flagorneries. Si matériellement les fins de mois sont assurées, cette sinécure n’est pas toujours le meilleur moyen de renouveler l’envie d’écrire. « Un écrivain « sérieux » peut-il être riche ? » s’interrogeait en octobre Slate.fr. Un auteur comblé peut-il être encore fécond, peut-on ajouter ? Rares sont les écrivains peu connus avant leur Goncourt qui ont su gérer leur avenir littéraire.

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    D’autres n’ont pas connu de telles déconvenues et ont intégré le jury qui le décerne, c’est le cas d’Edmonde Charles-Roux (1966) (Présidente), Michel Tournier (1970), Didier Decoin (1977), Tahar Ben Jelloun (1987), Patrick Rambaud (1997), Paule Constant (1998), la boucle est bouclée.

    Photo : Romain Gary qui obtint deux fois le prix Goncourt, une première fois en 1956 avec Les racines du ciel et une seconde fois avec La vie devant soi, écrit sous le pseudonyme d’Emile Ajar.


    Pour ceux que les remises de prix amusent, Le Nouvel Observateur publie le palmarès du Prix Virilo « double poilu du Femina » attribué à Céline Minard pour son roman  Faillir être flingué   (Rivages). Le prix est complété par la liste de ses « accessits poilants ».

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