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patrick rambaud

  • Le quinquennat en librairie

    Le quinquennat de Nicolas Sarkozy, puis celui de François Hollande, ont suscité pléthore de titres consacrés à leur parcours, leur personnalité, leurs résultats politique. Il semblerait d’ors et déjà que celui d’Emmanuel Macron prenne le même chemin.

    Pour commencer on peut citer les deux ouvrages que le futur président de la République française avait publié pour accompagner sa campagne électorale : en 2016 Révolution (XO et Pocket), et en 2017 Macron par Macron (éditions de l'Aube), Emmanuel Macron : Discours de la campagne présidentielle (L'Harmattan).

    Le Figaro, Juan Branco, Au Diable Vauvert-Massot, Renaud Dély,  Thibaut Soulcié, Glénat, Ava Djamshidi, Nathalie Schuck, Vincent Crase, Patrick Rambaud, Nicolas Domenach, Caroline Derrien, Brice Couturier, L'Harmattan, XO, Pocket, L'Aube, L'Observatoire, Anne Fulda, Fayard, Cancice Nedelec, Albin Michel, Maurice Szafran,Grasset, Affaire Benalla, Plon,  Parmi les autres titres parus on peut citer Emmanuel Le Magnifique de Patrick Rambaud (Grasset), Emmanuel Macron un jeune homme si parfait d'Anne Fulda (Plon), Le tueur et le poète, entretiens du Président avec les auteurs Nicolas Domenach et Maurice Szafran, (Albin Michel), Les Macron de Caroline Derrien et Cancice Nedelec (Fayard), Macron, un Président philosophe de Brice Couturier (L’Observatoire). Nombre de ces livres, quelquefois à charge, tentent malgré tout de cerner la personnalité de ce jeune président de 41 ans dont l’élection a surpris beaucoup de monde.

    Après seulement deux ans de pouvoir, plusieurs livres analysent déjà les résultats et l’ambiance de cette période. Parmi eux :

    Présumé coupable de Vincent Crase (Plon). L'ancien adjoint sécurité du parti La République en marche publie sa vision de « L’'affaire Benalla » dans laquelle il a été fortement impliqué. 

    Le Figaro, Juan Branco, Au Diable Vauvert-Massot, Renaud Dély,  Thibaut Soulcié, Glénat, Ava Djamshidi, Nathalie Schuck, Vincent Crase, Patrick Rambaud, Nicolas Domenach, Caroline Derrien, Brice Couturier, L'Harmattan, XO, Pocket, L'Aube, L'Observatoire, Anne Fulda, Fayard, Cancice Nedelec, Albin Michel, Maurice Szafran,Grasset, Affaire Benalla, Plon,  Madame la Présidente de Ava Djamshidi et Nathalie Schuck (Plon). « Une longue enquête, des rencontres avec la première dame et des entretiens avec de nombreuses personnalités politiques, c'est le véritable rôle de Brigitte Macron à l'Élysée qui, pour la première fois, est dévoilé. » L’éditeur.

    Macronarchie, une bande dessinée publiée par les éditions Glénat. Le scénario et les textes sont signés par Renaud Dély, ex-rédacteur en chef de L’Obs, ex-directeur de la rédaction de Marianne et aujourd’hui éditorialiste à France Info. Les dessins sont signés Thibaut Soulcié dessinateur également à L’Equipe et à Marianne.

    Crépuscule de Juan Branco (Au Diable Vauvert-Massot). Présenté comme un succès de librairie sans aucun appui des médias (déjà cité sur ce blog), le livre a eu droit, après avoir atteint les 100 000 exemplaires, à un article dans Le Figaro. Curiosité, la première version de ce pamphlet est accessible sur Internet gratuitement. Juan Branco avait déjà publié Contre Macron (Divergences).

    Il y aura certainement d’autres livres sur le sujet d’ici 2021.

  • Nancy fête le livre

    « C’est le premier rendez-vous national de la rentrée littéraire : le Livre sur la Place, du 11 au 13 septembre, rassemble tout le gratin des lettres et de l’édition avec 170.000 visiteurs et 500 auteurs attendus. » L’Est Républicain.
     
    Le président de l’édition 2015 est Daniel Picouly qui vient de publier « Le Cri Muet de l’Iguane » (Albin Michel).
     
    Parmi les auteurs présents on peut citer dans le désordre : Jonathan Coe, Philippe Delerm, Frédéric Beigbeder, Didier Decoin, Tahar Ben Jelloun, Françoise Chandernagor, Patrick Rambaud, Pierre Assouline, Mathias Enard, Judith Perrigon, Bernard Pivot, Paule Constant, Edmonde Charles-Roux, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Ruffin, Edgar Morin, Delphine de Vigan, etc.
     
    Si le Livre sur la Place se déroule dans le centre de Nancy (place de la Carrière sous chapiteau) et dans divers endroits (à l'Hôtel de ville, à l'Opéra, à la Préfecture, au Palais du Gouvernement, au Conservatoire, au LEM, et au Musée-aquarium), les auteurs se déplacent aussi dans la périphérie, Laxou, Vandœuvre, Maxéville, pour aller dans les écoles ou les collèges qui en font la demande.
     
    La manifestation a été créée en 1978 et se déroulait à ses débuts sur la célèbre place Stanislas.
     
    Plusieurs prix sont décernés à l’occasion de cet événement : la « Feuille d’Or de la ville de Nancy » qui récompense un auteur lorrain ayant écrit sur sa région, le « Goncourt de la biographie », le prix « Livre et Droits de l’Homme », et le « Prix des libraires de Nancy ».
     
    Le magazine de bandes dessinées Fluide Glacial, créé par le dessinateur Gotlib, y fêtera cette année ses 40 ans d’existence avec un table ronde le 12 septembre à 10h, et le salon se terminera par une lecture publique d’extraits du livre « Victor Hugo vient de mourir »de Judith Perrignon (L’Iconoclaste) par le comédien Charles Berling, une lecture complétée par des textes de Victor Hugo à l’occasion du 130ème anniversaire de sa mort.
     
    Le programme complet sur le site du Livre sur la Place.
     
    LivrePlace.png
     

  • Bonne chance au prix Goncourt

    Obtenir le prix Goncourt est un grand moment dans la vie d’un écrivain. A la gloire médiatique s’ajoute le pactole provenant des droits d’auteurs dont le montant bondit quasi automatiquement à l’annonce de son nom. Bruno Corty, du Figaro littéraire estime entre 400 000 et 600 000 les ventes d'Au revoir là-haut  de Pierre Lemaitre, prix 2013. Mais quelques semaines après, l’effervescence retombe et la vie quotidienne (souvent anonyme) reprend le dessus.

    Si on se souvient de quelques lauréats récents comme Michel Houellebecq (2008), Jonathan Littell (2006) ou Jean-Christophe Ruffin (2001), qui se souvient que Pascale Roze (1996), Jean-Jacques Schuhl (2000), Gilles Leroy (2007), l’ont également obtenu ? Pour nombre d’observateurs du milieu littéraire, cette distinction est un cadeau empoisonné car s’il attire l’attention sur l’auteur, le conte de fée est souvent éphémère.

    On ne sort pas forcément indemne de ce maelström de compliments et de flagorneries. Si matériellement les fins de mois sont assurées, cette sinécure n’est pas toujours le meilleur moyen de renouveler l’envie d’écrire. « Un écrivain « sérieux » peut-il être riche ? » s’interrogeait en octobre Slate.fr. Un auteur comblé peut-il être encore fécond, peut-on ajouter ? Rares sont les écrivains peu connus avant leur Goncourt qui ont su gérer leur avenir littéraire.

    prix goncourt,jonathan littell,pierre lemaitre,bruno corty,jean-christophe ruffin,pascale roze,jean-jacques schuhl,gilles leroy,slate.fr,mybooxedmonde charles-roux,emile ajar,michel tournier,patrick rambaud,tahar ben jelloun,paule constant,romain gary,michel houellebecqDans un entretien accordé à MyBoox, Didier Decoin, Secrétaire général de l’Académie Goncourt, évoque l’après Goncourt et cite plusieurs cas de figure « Il n’est pas certain, que Jonathan Littell puisse vraiment écrire d'autres livres. Non pas parce qu’il a reçu le Goncourt et une critique prodigieuse, mais parce qu’il risque d’être à jamais paralysé par la puissance de sa première œuvre ». « Andreï Makine, par exemple, est un sublime auteur qui continue d’écrire de grands livres mais qui n’a jamais retrouvé l’accueil reçu pour son Testament français (Ed. Mercure de France), lauréat du Goncourt en 1995. Et je crois savoir qu'il en a conçu une certaine amertume. De même pour Pascal Lainé, couronné en en 1974 pour sa Dentellière (Ed. Gallimard) qui est allé jusqu'à "écrire un livre pour se plaindre de cette désillusion" (Sacré Goncourt !  Fayard). »   

    D’autres n’ont pas connu de telles déconvenues et ont intégré le jury qui le décerne, c’est le cas d’Edmonde Charles-Roux (1966) (Présidente), Michel Tournier (1970), Didier Decoin (1977), Tahar Ben Jelloun (1987), Patrick Rambaud (1997), Paule Constant (1998), la boucle est bouclée.

    Photo : Romain Gary qui obtint deux fois le prix Goncourt, une première fois en 1956 avec Les racines du ciel et une seconde fois avec La vie devant soi, écrit sous le pseudonyme d’Emile Ajar.


    Pour ceux que les remises de prix amusent, Le Nouvel Observateur publie le palmarès du Prix Virilo « double poilu du Femina » attribué à Céline Minard pour son roman  Faillir être flingué   (Rivages). Le prix est complété par la liste de ses « accessits poilants ».

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