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  • Une bibliothèque sous les bombes

    Actualitté, Delphine Minoui, Seuil, Paris Match, La grande librairie, DarayaSous les bombardements de leur ville, de jeunes Syriens ont rassemblé quelques 10 000 volumes et créé une bibliothèque souterraine pour lire et survivre. Une histoire qui est racontée dans « Les Passeurs de livres de Daraya » de Delphine Minoui.

    Le sujet :

    « L’idée est venue lors de la bataille et la destruction de Daraya, où la plupart des librairies ont été partiellement ou totalement détruites ». Une quarantaine de bénévoles s’est alors mise à l'œuvre : réunir tout ce qui pouvait être encore lu, et le collecter avant d’ouvrir un nouveau lieu, dans un espace sûr. Et surtout, parvenir à constituer un endroit propice à la lecture. Un travail minutieux, de classement et d’archivage, pour simplifier l’accès des habitants.  Les volumes récupérés ont tous été annotés avec le nom de l’endroit où ils ont été trouvés, et celui de son propriétaire s’il est connu. Un classement méthodique pour affirmer qu’il ne s’agit pas de rapines, ni de vols : lorsque la situation le permettra, les propriétaires se manifesteront pour retrouver leurs livres. » (Actualitté. 2015)

    Présentation de l’éditeur :

    « Leur résistance par les livres est une allégorie : celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Elle incarne cette troisième voix, entre Damas et Daech, née des manifestations pacifiques du début du soulèvement anti-Assad de 2011, que la guerre menace aujourd'hui d'étouffer. Ce récit, fruit d'une correspondance menée par Skype entre une journaliste française et ces activistes insoumis, est un hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature. » (Le Seuil)

    L’auteure :

    Delphine Minoui, de mère française et de père iranien, a reçu le prix du club de femmes « Ailleurs » pour son livre «Je vous écris de Téhéran» (Ed. du Seuil). Prix Albert Londres 2006, cette journaliste spécialiste du Moyen-Orient est correspondante du « Figaro » en Turquie, après l’avoir été à Beyrouth, Tunis et au Caire. (Paris Match).

    La vidéo :

    Delphine Minoui parle de son dernier livre dans l’émission La grande librairie du 21 septembre 2017 :

    Delphine Minoui.png

  • Un autre regard d’Emma, du blog à la librairie

    Emma, Massot, Le Monde, Paris Match, Violaine MorinLe livre « Un autre regard : trucs en vrac pour voir les choses autrement » (éditions Massot) est en librairie depuis le 10 mai. Il rassemble les bandes dessinées publiées sur le blog et le FaceBook de l’auteure et qui ont pour sujet la charge mentale ou le syndrome des femmes épuisées de penser à tout, tout le temps.

    Véritable phénomène sur Internet le thème développé par la dessinatrice Emma a aussi eu les honneurs de la presse. Paris Match qui lui consacre un long entretien, écrit : « Depuis plusieurs années, Emma, 36 ans, troque de temps en temps sa casquette d’ingénieure-informaticienne pour le crayon, et aborde en images sur son blog plusieurs questions liées au féminisme, à la politique, à la santé ou encore à la sexualité. La blogueuse féministe et militante Emmaclit souhaite briser les clichés avec ses dessins tout « en revisitant avec beaucoup de justesse et d’engagement, des sujets tels que le sacro-saint instinct maternel, le baby blues, ou encore les réfugiés, elle parvient à remettre en question des vérités qui pouvaient paraître établies ».

    Le Monde de son côté lui consacre plusieurs articles et explique : « L’auteure de bande dessinée Emma, qui souhaite rester anonyme, a un autre métier à la ville. Ses posts Facebook en bande dessinée, consacrés le plus souvent à des sujets féministes, connaissent un certain succès. Après un post consacré au congé maternité, à l’automne, déjà largement partagé, elle a atteint 200 000 partages sur le réseau social pour sa dernière bande dessinée, Fallait demander, publiée en ligne le 9 mai. Ces quelques dessins expliquent avec des mots simples le problème de la charge mentale des mères dans la vie domestique, elles qui doivent « penser à tout » quand le partenaire se contente souvent « d’aider… Si on lui demande » ».

    Toujours dans Le Monde elle explique à Violaine Morin : « Quant au format de la bande dessinée, ce sont les dessins qui me permettent de faire passer rapidement mes idées. Ils n’ont pas vocation à être esthétiques. Avant, je tenais un blog avec des fiches sur le féminisme, mais ça ne fonctionnait pas… Alors j’ai voulu faire passer mes idées de façon plus efficace et plus accessible, pour vulgariser et mettre des problèmes en images. »

    Après son succès sur la Toile et les réseaux sociaux et il ne reste plus à souhaiter à l’auteure le même accueil pour le livre et surtout pour son sujet « la « charge mentale » et qui a permis à de nombreuses femmes de mettre un nom sur un tourment. »

    Emma, Massot, Le Monde, Paris Match, Violaine Morin

  • Des écrivains dans l’actualité de Zola à Elie Wiesel / Revue de presse

    Dans Paris Match : « Au Festival de Grignan, Brigitte Emile-Zola, l’arrière-petite-fille de l’écrivain, va lire les lettres du romancier à sa femme, Alexandrine. Une correspondance où plane la présence de sa maîtresse, mère de ses deux enfants. » (…)

    product_9782070139217_195x320.jpg« Qu’est-ce qui vous a poussée à  publier la correspondance de votre aïeul ?
    J’avais 18 ans quand mon grand-père a disparu. Il m’avait fait promettre sur son lit de mort de publier les lettres d’Emile Zola à Jeanne puis à Alexandrine… mais pas avant le XXIe siècle. Lui-même était médecin et avait passé sa vie à honorer la mémoire de son père en recevant chez lui les spécialistes de l’œuvre de Zola du monde entier.

    « Lettres à Alexandrine. 1876-1901 », d’Emile Zola, Gallimard, 832 pages. Festival de la correspondance de Grignan, du 5 au 10 juillet. Lecture de Brigitte Emile-Zola le 7 juillet. »

     

    Dans Télérama : « Grand voyageur, lecteur insatiable, brillant traducteur et essayiste, Yves Bonnefoy est décédé, à l'âge 93 ans. Il laisse une œuvre abondante, humaine et profuse, à son image. » (…) « Un seul livre a suffi à Bonnefoy pour figurer au premier rang des poètes français contemporains, une place qu’il ne quittera plus. Signe de cette surprenante célébrité, son deuxième recueil, « Hier régnant désert », obtiendra en 1959 le très « branché » prix de la Nouvelle Vague décerné par le journal L’Express. »

     

    Dans BibliObs  un témoignage inédit de Roger Grenier : « Quand André Gide est mort, en 1951, le seul journaliste disponible à France-Soir  était un spécialiste du fait divers, d'ailleurs excellent. On l'expédia rue Vaneau. Il ne rappela que le soir : « Aucun intérêt, c'est une mort naturelle. » C'est sans doute pour éviter un tel malentendu que, pour l'enterrement de Céline, comme j'étais catalogué littéraire, c'est moi qui fus envoyé. » (…) « Suivi de quelques voitures, le corbillard entama la montée, à travers les rues de Meudon, vers le cimetière des Longs-Réages. Il continuait à pleuvoir. Le convoi n'est pas passé par l'église, et il n'y a pas eu de discours. A peine au cimetière, le cercueil a été glissé dans la fosse. Quelques fleurs et c'en fut fini à jamais du docteur Destouches, alias Louis-Ferdinand Céline, dont la vie fut si longtemps pleine de bruit et de fureur. Il était à peine 9 heures du matin. Dans mon reportage de France-Soir, je m'étais permis d'écrire : « Il est toujours triste d'être obligé d'avoir honte d'un grand écrivain. »

     

    LaNuit.pngDans Marianne à propos de la disparition d’Elie Wiesel : (…) « En ces jours où la personnalité révérée éclipse l’écrivain merveilleux, c’est le sens, au fond, que délivre la Nuit. François Mauriac, lorsque lui parvinrent ces 200 pages transies de l’âme des disparus, ne s’y est pas trompé et leur a offert une préface. Commotion de ce récit où Wiesel donne une arche de papier à ses parents et à sa sœur suppliciés par l’hitlérisme, et dont on aurait tort de négliger la sombre beauté. « Jamais, écrit-il, je n’oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée. Jamais je n’oublierai cette fumée. Jamais je n’oublierai les petits visages des enfants dont j’avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet. Jamais je n’oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma foi. » Et parce qu’il s’était fait le serment de ne jamais oublier tout cela, l’enfant de Sighet avait fait un vœu, dès avant l’éclosion de sa célébrité littéraire : « Que toujours, partout où un être humain serait persécuté, [il] ne demeurerai[t] pas silencieux ».»

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