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papier tigre

  • Carnets de notes

    Appli dictaphone, ordinateur, tous les moyens sont bons pour noter les idées qui nous viennent à l’esprit et qui deviendront peut-être plus tard, un roman, ou pas. Mais depuis toujours les carnets et les cahiers sont les principaux refuges de nos pensées, inspirations et secrets. Des entreprises se sont spécialisées dans leur production.
    posizione1_notebook_230.jpgMoleskine, vous ne connaissez pas forcément le nom mais vous avez du voir leur présentoir à carnets dans une librairie ou à la FNAC. Difficile de résister à leur attrait (malgré le prix), même si, dans l’instant, on n’en a pas l’utilité.
    Un carnet « Un simple rectangle noir, des angles arrondis, une couverture retenue par un élastique, une pochette intérieure : un objet anonyme et parfait dans sa sobriété » utilisé par Hemingway, mais aussi Picasso, Matisse, Stéphane Mallarmé, Guillaume Apollinaire, Jean-Paul Sartre, selon un mythe entièrement inventé de la société milanaise Modo Modo puisque ces carnets ont été créés en 1997. Une légende dont le journaliste Pascal Riché a dévoilé en 2009 sur le site Rue 89 tous les secrets du marketing.

    carnets.jpgLe quotidien 20 minutes de son côté racontait très récemment l’aventure des trois créatifs qui ont lancé Papier Tigre : « Le papier est mort, vive le papier!» A l’heure du tout numérique, qui aurait parié qu’une petite entreprise allait apporter un nouveau souffle à la papeterie ?  Papier Tigre semble pourtant avoir réussi à le faire en moins de quatre ans. A ses débuts, la marque vendait 6.400 carnets. Maintenant, ils sont 12.000 à être achetés pour chaque collection. » Sur leur site, les fondateurs, Julien Crespel, Agathe Demoulin et Maxime Brenon, écrivent dans leur présentation « Nous concevons, fabriquons et distribuons des objets malins pour sublimer le quotidien. » Papier Tigre propose deux collections de carnets par an et édite d’autres objets, des agendas perpétuels, des étiquettes, ou encore Le Primeur qui liste les fruits et légumes de saison.

    Je terminerai cette revue de fabricants de carnets par LCK – La Compagnie du Kraft - qui se présente comme « la manufacture de carnets la plus improductive du monde occidental » mais, ajoutent ses dirigeants : «  C’est ce qui fait son charme ». Une société qui fournit depuis 1930 les carnets aux forestiers professionnels et aux bouchers, et qui aujourd’hui fait appel à des artistes pour créer les couvertures de ses colle­­ctions. LCK développe également un état d’esprit différent en se présentant comme « une petite poche positive de résistance à l’ultra-consommation », et le prouve en encourageant à ne plus acheter de carnets mais à en achetez un seul et à l’utiliser « lentement, totalement. » Dernier conseil sur leur site : « Allez, détendez-vous : écrivez, respirez. »

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  • En automne on lit aussi

    C’est la rentrée, littéraire, forcément, avec 607 romans annoncés et quelques informations parues dans la presse au cas ou vous auriez décroché pendant les vacances.

    Paris Match consacre une série de trois articles aux nouveaux auteurs de cette rentrée et écrit « Rituel aussi attendu que cruel, la rentrée littéraire va déverser cette année plus de 600 livres sur les tables des libraires. Il y aura Beigbeder, Carrère, Nothomb… et les autres. Les jeux semblent faits d’avance. A la remorque des grands, ils seront pourtant 75 petits nouveaux à tenter leur chance. » Parmi eux le journal présente les ouvrages de Fréderika Amalia Finkelstein « L’oubli » (Gallimard), Karine Silla « Monsieur est mort » ( Plon), Adrien Bosc « Constellation » (Stock), Gautier Battistella « Un jeune homme prometteur » (Grasset), Aurélien Delsaux « Madame Diogène » (Albin Michel), Clotilde Coquet « Parle-moi du sous-sol » (Fayard), Sophie Brocas « Le cercle des femmes » (Julliard).


    Dans Le Figaro Blandine Rinkel constate que avec l’ebook « le livre devient un objet de consommation come les autres » en raison de la possibilité d’analyser les modes de lecture des lecteurs : « En soi, ces informations paraissent inoffensives, voire divertissantes. Mais ne pourraient-elles pas servir des fins plus discutables si, comme l'annoncent les promoteurs de livres numériques majeurs (Amazon, Apple, Google) depuis quelques années, les grands data centers venaient à signer des partenariats avec les maisons d'édition ? Que se passerait-il, en d'autres termes, si cette collecte d‘informations précises sur notre intimité de lecteur étaient exploités commercialement ? »

    C’est au tour des éditeurs Japonais de dénoncer les pratiques commerciales d’Amazon. Le Parisien explique : « Déjà accusé de méthodes commerciales agressives aux Etats-Unis et en Europe, Amazon est désormais sous le feu des critiques dans l'archipel nippon après la révélation d'un système de notation sur quatre niveaux qui conditionne la visibilité sur le site. Selon plusieurs sources, il consiste notamment à évaluer les maisons d'édition à l'aune de la commission payée au groupe de Jeff Bezos pour vendre leurs livres sur son vaste site Internet.
    Les plus généreuses ont droit à une active campagne de publicité de leurs œuvres, avec des répercussions directes sur les ventes, ont expliqué cette semaine à l'AFP des éditeurs basés à Tokyo, confirmant des informations du quotidien Asahi Shimbun. »


    Le Monde s’intéresse à l’écriture manuelle fortement concurrencée par les claviers d’ordinateurs et s’interroge « L'écriture manuscrite serait-elle donc vouée à disparaître ? "Nos voyages au Japon, aux Etats-Unis et en Scandinavie, où la papeterie s'est beaucoup modernisée, nous poussent à croire le contraire", répond Maxime Brenon, cofondateur de la jeune marque Papier Tigre. Lancé il y a seulement trois ans en France, ce créateur de cahiers et de cartes de correspondance comptabilise déjà 300 points de vente dans 25 pays. Rejoints par d'autres petites sociétés françaises (Monsieur Papier, Le Papier fait de la résistance ou La Petite Papeterie française), ces militants de l'écriture manuelle ne s'opposent pas pour autant à la communication digitale. »

    S-Tesson.jpgDernière nouvelle de l’été, on a appris fin août dans L’Express que l’écrivain Sylvain Tesson qui séjournait à Chamonix a glissé du haut du toit du châlet de Jean-Christophe Rufin qui l’hébergeait. Victime d'un sévère traumatisme crânien et d'un enfoncement de la cage thoracique il a été plongé dans un coma artificiel par les médecins. Le magazine rappelle que Sylvain Tesson est adepte de stégophilie (escalade à mains nues de monuments ou de façades de bâtiments). Il venait de remettre aux éditions Guérin, spécialistes des récits de montagne, un manuscrit qui raconte un voyage en side-car sur les traces de la retraite de Russie. Le livre doit paraître en janvier 2015.

    L'écrivain-voyageur Sylvain Tesson, 42 ans, hospitalisé à Annecy après une grave chute il y a une dizaine de jours, est sorti du coma et doit être transféré lundi à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, a-t-on appris auprès des éditions Guérin. Christophe Raylat, directeur opérationnel des éditions Guérin a déclaré à l'AFP "Il s'est bien réveillé avec peu de séquelles pour le moment. Il a toute sa tête et est capable de s'exprimer. La situation est très positive".

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