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ouest france

  • Noël du livre... en Islande

    « C’est quoi le Jólabókaflóð, cette belle tradition islandaise de Noël ? » s’interrogeait l’an passé le quotidien Ouest France.

    ouest france, jólabókaflóð,livres hebdo,huffington postEt la journaliste Léa Viriet de nous expliquer dans un article très documenté : « À chaque pays ses traditions de Noël. En Islande, c’est le Jólabókaflóð : le déluge de livres. Dans ce petit pays de 338 000 habitants, le livre est le cadeau par excellence pour les fêtes de fin d’année. C’est une tradition qui daterait de la Seconde Guerre mondiale : à cette époque, les importations étaient limitées, mais le papier comme matière première était très abordable. Les livres ont donc naturellement trouvé leur place au pied du sapin. »

    Un moment festif autour du livre que l’on partage en famille et entre amis à l’aide d’un catalogue édité pour l’occasion et qui recense les titres de l’année. Le Huffington.post nous donne plus de détails : « En librairie ou au supermarché, des centaines de nouveaux titres sont alors mis en rayon à prix soldés, une tradition vitale pour les métiers du livre, dans un pays de 360.000 habitants où il faut débourser l’équivalent de 50 euros pour un roman. Après le repas familial du 24 décembre vient le temps de la lecture avec, très souvent, le dernier polar d’Arnaldur Indridason au coin du feu, un best-seller dans son pays natal depuis 2000. »

    ouest france, jólabókaflóð,livres hebdo,huffington postUne tradition qui fait rêver les libraires du monde entier, les librairies islandaises enregistrant de septembre à décembre leur plus gros chiffre de vente de livres de l’année.

    En France, si le Jólabókaflóð est en passe de devenir un « marronnier » de la presse (cette chronique en est la preuve), on est loin de cet engouement pour le livre, même si le dernier prix Goncourt ou le Renaudot restent une idée facile de cadeau de dernière minute. Livres Hebdo précisait en 2018 que, selon une étude CSA pour Franfinance (Société générale), seulement 40% des français avec un budget moyen de cadeaux de 358 euros (repas inclus) envisageaient d’offrir des livres. Le magazine spécialisé précise que les femmes et les seniors ont ce geste et que les ventes les plus importantes se font en région parisienne puisque « puisque 30% de ses habitants pensent offrir et recevoir un livre. »

    ouest france, jólabókaflóð,livres hebdo,huffington postLivres ou pas au pied du sapin, ce blog souhaite un joyeux Noël à tous ses lecteurs. S.P.

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  • La saison 2019 des prix littéraires

    Les prix littéraires décernés par des professionnels de l’édition peuvent servir de choix de lecture, une chance, la saison des distinctions est déjà ouverte.

    Livre sur la place de Nancy, Santiago H. Amigorena, P.O.L., prix Goncourt, Prix Stanislas, Victoria Mas, Albin Michel, Joffrine Dinnadieu, prix Blù-Jean-Marc Roberts, prix du RomanNews, Emma Becker, Bernard Pivot, Yann Moix, Amélie Nothomb, Albin Michel, Bibliobs, prix Femina, Ouest France, prix Renaudot, Valérie Manteau, Le Tripode, Patrick Besson, prix de Flore,   Gallimard, Le Livre sur la place de Nancy a récompensé Santiago H. Amigorena, avec le prix des libraires de Nancy pour Le Ghetto intérieur (P.O.L). L’auteur est mentionné sur la liste du Goncourt). Le prix Stanislas a été décerné à Victoria Mas pour Le Bal des folles (Albin Michel), son auteure est aussi présente dans la pré-sélection du prix Renaudot. Enfin, Joffrine Dinnadieu s’est vue attribuer le prix de la Feuille d'or de la ville de Nancy, pour son premier roman, Une histoire de France (Gallimard).

    Emma Becker a elle reçu le prix Blù-Jean-Marc Roberts et le prix du RomanNews 2019 (livre romancé s’inspirant de l’actualité) pour son livre La Maison, paru chez Flammarion écrit – « de l’intérieur, à l’intérieur » -, d’une maison close à Berlin. Le titre est également nommé pour le prix du Roman des Etudiants et pour le prix de Flore.

    Livre sur la place de Nancy, Santiago H. Amigorena, P.O.L., prix Goncourt, Prix Stanislas, Victoria Mas, Albin Michel, Joffrine Dinnadieu, prix Blù-Jean-Marc Roberts, prix du RomanNews, Emma Becker, Bernard Pivot, Yann Moix, Amélie Nothomb, Albin Michel, Bibliobs, prix Femina, Ouest France, prix Renaudot, Valérie Manteau, Le Tripode, Patrick Besson, prix de Flore,   Gallimard, Pour le Goncourt 2019, quinze auteurs ont été sélectionnés et le président du jury Bernard Pivot a précisé que Yann Moix n’y figurait pas expliquant : «Il y a trois raisons spécifiques. La première est littéraire, quelques-uns de mes camarades ont trouvé que la deuxième partie [de l’ouvrage] était nettement moins bonne que la première qui raconte les tortures qu’il aurait subies dans la maison familiale» et enfin « L’académie Goncourt n’aime pas trop lorsqu’un livre est contesté par le père, contesté par le frère». Le Figaro qualifie de « surprise » la présence dans la liste d’Amélie Nothomb avec son dernier livre Soif (Albin Michel) déjà en tête des meilleures ventes de livres cet automne.

    BibliObs publie la liste des 25 romans présélectionnés pour le Prix Fémina qui sera décerné le 5 novembre. Le site littéraire de L’Obs note que « Santiago H. Amigorena, présent sur presque toutes les listes des grands prix d’automne, n’y figure pas. »

    Livre sur la place de Nancy, Santiago H. Amigorena, P.O.L., prix Goncourt, Prix Stanislas, Victoria Mas, Albin Michel, Joffrine Dinnadieu, prix Blù-Jean-Marc Roberts, prix du RomanNews, Emma Becker, Bernard Pivot, Yann Moix, Amélie Nothomb, Albin Michel, Bibliobs, prix Femina, Ouest France, prix Renaudot, Valérie Manteau, Le Tripode, Patrick Besson, prix de Flore,   Gallimard, Ouest France nous présente la première sélection des ouvrages du prix Renaudot et du Renaudot Essais où figure encore Emma Becker pour La maison. L’an dernier, Le sillon de Valérie Manteau (Le Tripode) ne figurait plus dans la pré-sélection mais s’est vu au final décerner le prix. Le jury est présidé cette année par Patrick Besson.

    Le prix de Flore qualifié de « festif » par L’Obs, donne une place importante aux premiers romans. Sa sélection a été dévoilée le 12 septembre et l'annonce du résultat le 12 novembre clôt la saison des nombreux prix littéraires 2019.

  • Vie quotidienne et difficultés du métier de libraire

    Un élan participatif pour aider la librairie de Cogolin

    La librairie de Cogolin victime de déboires financiers fait appel à un financement participatif pour se sortir de ce mauvais pas. Le quotidien Var matin explique : « Avec sa tentative de sauvetage, Nathalie espère aussi alerter et "remobiliser les gens autour des librairies et magasins de centre-ville". "Je peux comprendre la facilité d'aller dans les zones commerciales où l'on se gare, on achète son bouquet de fleurs, ses courses et son livre au même endroit. Mais beaucoup de commerçants s'investissent, et ils ont besoin de leurs clients. Avoir un centre-ville vivant, ce n'est pas acquis. Il faut un élan". »

    La vitrine qui fâche à Saint Sevran

    Ouest France relate les problèmes rencontrés par la librairie Droguerie marine de St Sevran près de St Malo qui a réalisé une vitrine sur des livres consacrés à l’extrême droite : « Nous avons reçu des menaces, des insultes, des injures, des dizaines de messages provenant de comptes Facebook plus ou moins existants, des « avis » infects sur notre page et sur notre compte Google, de l’intox à bloc. (…) Cela montre clairement ce qui arriverait demain si l’on laissait le F Haine prendre le pouvoir. Nous continuerons à défendre la liberté d’expression, la démocratie, les identités additives et non pas exclusives, ouvertes sur le monde. A faire notre travail de libraires. » Et le libraire Loïc Josse de rajouter « les librairies doivent être un lieu de dialogue, de promotion de culture ouverte sur le monde, de résistance à la haine et aux idéologies nauséabondes. »

    Fermeture définitive à Toulouse

    Aucun espoir en revanche pour la librairie Mot à mot créée en 1994 à Toulouse et qui a fermé ses portes le 31 mars comme le raconte La Dépêche : « Frédérique Azémar a voulu tirer le rideau « avant qu'il y ait trop de casse et payer les indemnités de licenciement avec la trésorerie que j'avais encore car je ne sais pas de quoi demain sera fait. Le fonds de commerce ne vaut plus rien ni le local ». Cette fermeture est, selon la propriétaire, la conséquence directe de la décision de la Région de rendre gratuit les manuels scolaires qui représentaient un tiers du chiffre d'affaires de Mot à mot. « Une librairie qui ferme c'est un coup de foudre qui n'aura pas lieu » alors, hier, la tristesse était immense. »

    Photo La Dépêche.

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