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ouest france

  • Vie quotidienne et difficultés du métier de libraire

    Un élan participatif pour aider la librairie de Cogolin

    La librairie de Cogolin victime de déboires financiers fait appel à un financement participatif pour se sortir de ce mauvais pas. Le quotidien Var matin explique : « Avec sa tentative de sauvetage, Nathalie espère aussi alerter et "remobiliser les gens autour des librairies et magasins de centre-ville". "Je peux comprendre la facilité d'aller dans les zones commerciales où l'on se gare, on achète son bouquet de fleurs, ses courses et son livre au même endroit. Mais beaucoup de commerçants s'investissent, et ils ont besoin de leurs clients. Avoir un centre-ville vivant, ce n'est pas acquis. Il faut un élan". »

    La vitrine qui fâche à Saint Sevran

    Ouest France relate les problèmes rencontrés par la librairie Droguerie marine de St Sevran près de St Malo qui a réalisé une vitrine sur des livres consacrés à l’extrême droite : « Nous avons reçu des menaces, des insultes, des injures, des dizaines de messages provenant de comptes Facebook plus ou moins existants, des « avis » infects sur notre page et sur notre compte Google, de l’intox à bloc. (…) Cela montre clairement ce qui arriverait demain si l’on laissait le F Haine prendre le pouvoir. Nous continuerons à défendre la liberté d’expression, la démocratie, les identités additives et non pas exclusives, ouvertes sur le monde. A faire notre travail de libraires. » Et le libraire Loïc Josse de rajouter « les librairies doivent être un lieu de dialogue, de promotion de culture ouverte sur le monde, de résistance à la haine et aux idéologies nauséabondes. »

    Fermeture définitive à Toulouse

    Aucun espoir en revanche pour la librairie Mot à mot créée en 1994 à Toulouse et qui a fermé ses portes le 31 mars comme le raconte La Dépêche : « Frédérique Azémar a voulu tirer le rideau « avant qu'il y ait trop de casse et payer les indemnités de licenciement avec la trésorerie que j'avais encore car je ne sais pas de quoi demain sera fait. Le fonds de commerce ne vaut plus rien ni le local ». Cette fermeture est, selon la propriétaire, la conséquence directe de la décision de la Région de rendre gratuit les manuels scolaires qui représentaient un tiers du chiffre d'affaires de Mot à mot. « Une librairie qui ferme c'est un coup de foudre qui n'aura pas lieu » alors, hier, la tristesse était immense. »

    Photo La Dépêche.

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  • Précarité, littérature, dépôt de bilan, quelques brèves sur le livre

    Les auteurs de plus en plus précaires

    France Culture nous apprend à propos de la rentrée littéraire que « Les revenus des auteurs sont en baisse constante. En France, seuls quarante écrivains vivraient de leurs ouvrages. »

    Dans le détail, « Près de deux tiers de la profession perçoit moins de 10% de droits d’auteur sur le prix public des livres. Un auteur sur cinq est même rémunéré à un taux inférieur à 5%, selon les données du Conseil permanent des écrivains. C'est bien moins que ce que longtemps les maisons d’édition proposaient : la règle des « 8/10/12 » : 8% pour un premier palier de 0 à X exemplaires, 10% de X à Y exemplaires et 12% au-delà. Pour les grands auteurs ce seuil peut atteindre les « 10/12/14 ». En outre, les auteurs sont ceux, avec la diffusion, qui touchent le moins sur la vente d’un livre. »

    Delcourt, Emmanuelle Heurtebize, Georges Maximos, Librairie Richer

     De la BD à la littérature

    Livres Hebdo (article payant) annonce que les édition Delcourt, jusqu’à présent spécialisées dans la Bande dessinée créent un département de littérature : «  C'est l'éditrice Emmanuelle Heurtebize qui a été choisie pour diriger Delcourt Littérature. Après une maîtrise de lettres modernes, elle a débuté sa carrière dans l'édition chez 10/18, dont elle a été directrice éditoriale pendant onze ans. De 2012 à 2016, elle a dirigé la fiction étrangère chez Stock. Elle prendra ses nouvelles fonctions le 19 septembre. Les premiers titres de ce nouveau département devraient paraître au début de l'année 2018, et la maison mise sur une production de 15 à 20 titres par an, mêlant auteurs français et étrangers. Si leur distribution sera assurée par Hachette, comme le reste de la production du groupe, leur diffusion ne sera pas prise en charge par Delsol, la filiale de diffusion de Delcourt, spécialisée dans la bande dessinée, mais par une autre structure à déterminer. »

     

    Librairie et dépôt de bilan

    Ouest France a relayé début septembre «  le cri d’alarme » des libraires d’Angers. Le quotidien régional écrit  : « L’annonce, jeudi 1er septembre, du placement en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d'Angers de la librairie Richer a fait l’effet d’une bombe chez les Angevins. « On a lu la presse et on ne s’attendait pas à ça. Immédiatement, entre les libraires angevins, le téléphone a beaucoup marché. » Georges Maximos, directeur de la librairie Contact et président de l’association Librairies passion qui réunit huit libraires d’Angers, Philippe Lhériau, libraire de la place de la Visitation, ou Thi Nguyen, de la librairie de bandes dessinées Au repaire des Héros, s’avouent bouleversés. « On savait que Pierre Richer cherchait un repreneur mais la semaine dernière, nous avions une réunion professionnelle. Lui et son adjoint n’ont rien laissé paraître. » Pour Georges Maximos et ses confrères, un dépôt de bilan, ça peut arriver à n’importe lequel d’entre eux : « Quand on a appris la triste nouvelle, on ne s’est pas dit, « super ça fait un concurrent en moins ». Demain, ce sera un autre d’entre nous. Si les gens continuent d’acheter sur Internet, les librairies vont disparaître progressivement et il sera trop tard alors pour le déplorer, assure le libraire. C’est déjà le cas dans des pays comme la Belgique où on ne trouve plus de librairie dans les villes. »

  • Les livres voyageurs

    Connaissez-vous le bookcrossing ? Je vous en ai déjà parlé sur ce blog et cette façon de partager le plaisir des livres et de la lecture continue de faire des adeptes un peu partout.
    Bookcrossing mode d’emploi expliqué à Sens (Yonne) : « On a tous un livre qu'on aimerait faire découvrir à quelqu'un ou qui ne nous sert plus ; un roman, un livre de cours, une bande dessinée, un album, une biographie... peu importe ! Le principe, l'échange... 
    Laisse un livre dans un lieu public (parc, autobus, café, métro, salle de cours...) dans le but de faire un échange dans la Ville de Sens.
    Publie dans ce groupe (Facebook) le lieu de dépôt de ton livre
    Laisse un petit mot à l'intérieur, invitant la personne qui le trouve à partager ta découverte.
    Ça peut être sur un post-it, sous forme de dédicace à même le livre etc.

    Amusez-vous !!! »
    Dans cette ville l’opération bookcrossing s’appelle désormais « Des livres en liberté dans Sens ».

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    A Cholet, c’est une association qui a mis en place « une boîte à lire » comme le raconte Ouest France : « Le principe de la boîte à lire fonctionne dans plusieurs villes de France, mon fils en a installé une par le biais d'une association, l'idée m'a semblé intéressante, alors pourquoi pas nous ? » C'est la question que s'est posée Catherine Cassin, responsable de l'activité gymnastique à l'association sportive, l'ASPTT. Une suggestion qui a eu un bon écho auprès des autres membres de l'association, puisqu'une boite à lire est installée depuis quelques jours devant ses locaux, rue du Carteron. »
    Eux aussi s’inspirent du principe du bookcrossing « un phénomène arrivé tout droit des États-Unis » comme l’explique l’article qui précise « Abandonner des livres dans des lieux publics et suivre leur cheminement sur Internet, via le site bookcrossing.com. Il revendique aujourd'hui 1 400 000 utilisateurs dans le monde. Ils n'étaient que 190 000 en 2003. »
     
    A Tarbes, c’est le lycée général et technologique Marie Curie qui renouvelle une opération lancée en 2014 sous le nom de " Bookcrossing - Livres voyageurs " en collaboration avec le CDI et le Foyer Socio-éducatif de l’établissement. Vingt livres ont été sélectionnés « essentiellement des romans et nouvelles de tous genres » pour être « dispatchés dans des lieux de passage et des espaces communs du lycée ou dans des boîtes identifiées "Bookcrossing - Livres voyageurs". » Parmi ces titres on peut citer I have a dream - Grands discours - Martin Luther King, Le joueur d'échecs - Stephan Sweig, La mécanique du cœur - Mathias Malzieu, Sous les vents de Neptune - Vargas Fred, ou Un secret - Philippe Grimbert.
    Cécile Lorillon qui présente l’animation sur le site du lycée écrit à propos du bookcrossing : « C'est une rencontre impromptue entre un lecteur et un livre. C'est un emprunt impulsif, plus spontané que celui réalisé dans un lieu de prêt. »


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