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  • Les libraires contre Amazon

    Depuis quelques années Amazon est la bête noire des libraires. Deux initiatives risquent d’envenimer encore plus leurs relations avec la multinationale américaine.

    Le Pass Culture est une création du ministère de la Culture qui doit permettre d’aider financièrement des jeunes de moins de 18 ans à consommer des activités culturelles, mais une des dispositions « laisse songeur » écrit le site Numerama qui titre : « Pass culture : les jeunes pourront commander des livres sur Amazon mais devront les retirer… en librairie ? ». Et d’expliquer que «  Sur ces 500 euros, seuls 100 pourront être utilisés pour l’achat de « biens culturels (livres ou CD) ». Soit. Mais pour éviter que les adolescents ne se ruent sur Amazon, le groupe de travail du Pass Culture a suggéré un curieux processus : les jeunes pourraient commander et payer un livre sur Amazon, mais ils devront se déplacer pour aller le retirer… en librairie. »

    Numérama termine son article ainsi : « Un comble, lorsque l’on sait la bataille qui fait rage entre les libraires et le géant américain du e-commerce, qui a gobé en quelques années une part de marché considérable sur la vente de livres. Est-il même possible de se faire livrer par Amazon dans une librairie ? Comment des libraires pourraient-ils accepter une telle pratique ? De nombreuses questions restent sans explication. »

    Autre motif de mécontentement, la présence d’un titre, Bande de Français de Marco Koskas, auto-édité et diffusé uniquement sur Amazon, dans la pré-sélection du prochain prix Renaudot, une première qui provoque une grosse colère chez les libraires.

    Le problème soulevé est l’impossibilité des libraires à accéder à ce titre pour le diffuser, Amazon en ayant l’exclusivité commerciale. France Info rappelle que :

    « Dans un rapport publié en mars, le SLF (Syndicat de la Librairie Française) accusait Amazon d'être une "inexorable machine de guerre" qui, selon les libraires, "étrangle la concurrence, dégrade le travail et menace nos centres-villes". "Amazon n'est pas un concurrent comme les autres", estime le SLF. "Il ne veut pas seulement s'imposer comme un acteur important du marché du livre, il veut devenir le marché à lui tout seul en éliminant ses concurrents, en organisant une concurrence déloyale, en échappant à l'impôt, en contournant le prix unique du livre et en remplaçant tout à la fois les éditeurs, les distributeurs et les libraires" »

    Une polémique qui rappelle à nouveau l'obligation de facturer les frais d’envoi pour tout livre vendu sur Internet, une obligation stipulée par la loi mais dont Amazon s’accommode en facturant ce service 1 centime d’euro.

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  • Intelligence artificielle et littérature

    « Durant un concours de romans japonais, le Hoshi Shinichi Literary Award, où étaient inscrits plus de 1 450 candidats, 11 étaient en fait des intelligences artificielles. Et un de ces écrivains virtuels a réussi à impressionner le jury avec un roman sobrement nommé : "Le jour où un ordinateur écrit un roman"» (Source Numerama).

    Hoshi Shinichi Literary Award, Numerama, 20 minutes, Antoine Bello, Gallimard,Hitoshi Matsubara, Satoshi Hase,Un épisode que rappelle 20 minutes qui publie un article au titre explicite : « Les intelligences artificielles seront-elles les écrivains de demain? » Le quotidien s’interroge : « Peut-on imaginer une intelligence artificielle auteure de roman ? Qui tienne la route, voire plus ? S’emballer jusqu’à imaginer une rentrée littéraire, disons celle de 2066, où parmi les 500 romans à débouler sur les étals de librairie, une poignée serait signée de consœurs d’Ada? » en faisant référence à un des « personnages » du dernier livre d’Antoine Bello qui imagine une aventure liée à la disparition d’un prototype d’intelligence artificielle créé pour imaginer des romans. (Gallimard)*.

    20 minutes nous apprend également que « en juin dernier était dévoilé le premier court-métrage signé de «Benjamin», une AI programmée pour écrire des scénarios. Grâce au « deep learning», la technologie qui permet aux IA d'«apprendre à apprendre», utilisée par Siri, Cortana ou Google Now, et dans laquelle les grandes entreprises tech, Google, IBM, Microsoft, Amazon, investissent des fortunes, Benjamin s’est «nourri» de dizaines de scripts dont ceux d’Alien, Star Trek ou d’X-Files. Puis a pondu Sunspring, que les chercheurs se sont amusés à produire en film. »

    Cité par BFM TV, Hitoshi Matsubara, professeur en charge d’un projet d’écriture de ce type au sein de la Future University Hakodate au Japon, précise "jusqu’à présent, les programmes d’intelligence artificielle ont souvent été utilisés pour résoudre des problèmes qui ont des réponses, comme le Go et le shogi. Dans le futur, j’aimerais étendre le potentiel des IA pour qu’elles possèdent une créativité proche de celles des humains".

    Pour l’instant les compétences littéraires de l’Intelligence Artificielle ont quand même des limites comme le souligne Satoshi Hase, auteur de science fiction japonais à propos du texte sélectionné :  "J’ai été surpris de ce travail parce que la nouvelle était très bien structurée", "Mais il y a encore des problèmes à résoudre pour remporter le prix, comme la description des personnages".

    * Note de lecture sur le blog Le Fictionaute.

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