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nouvel observateur

  • Revue de presse

    Les journaux parlent de livres et de littérature :

     

    régine deforge,james ellroy,marie desplechin,marguerite duras,alain vircondelet,télérama,libération,nouvel observateur,sabrina champenoisDans Libération, interview de James Ellroy à l’occasion de sa participation au dixième festival Quais du polar de Lyon pour son livre « Extorsion » (Rivages) :

    Question de Sabrina Champenois : « Vous ne suivez même pas les faits divers ? » : Mes amis m’en parlent. Et puis j’ouvre les yeux, les oreilles, et j’ai beau ne pas être sur Internet, ça me suffit pour combler mon retard. On vit une crise spirituelle profonde, les gens sont désormais en quête d’instantané plutôt que d’éternité, et ils ressentent le besoin de se remplir ad libitum de données, d’imagerie… Ils sont même incapables, en voiture, de s’arrêter au feu et de patienter sans rien faire, d’être juste là. Ils sont plongés dans leurs portables, leurs tablettes, c’est dingue, j’ai d’ailleurs failli me faire renverser plusieurs fois. Moi, j’ai besoin de temps pour ruminer. Je rumine beaucoup. Je suis un pervers, je suis un voyeur. » [...]

    A voir en complément l’entretien accordé à France 24.

     

    Dans Le Nouvel observateur sous le titre « Quand j’allais boire le thé chez Duras » un extrait de « Rencontrer Marguerite Duras » par Alain Vircondelet (éditions Mille et une nuits) :

    [...] « Écrire, selon elle, c’est atteindre à quelque chose d’invisible, pour être rapide, au mystère, ce que les chrétiens appellent l’âme et dont on n’a jamais su vraiment ce que ce terme recouvrait. On sait, dit-elle, à quel moment on est dans l’écriture. C’est-à-dire dans cette musique secrète, évidente et absolue. On le sait par quelque chose qui n’est pas de l’ordre du rationnel mais de l’intuition. Quelque chose qui atteint au silence, comme une vibration étrangère à soi. » [...]

    Télérama daté du 2 avril 2014 consacre sa couverture et un dossier de 4 pages à Marguerite Duras, et un numéro hors-série à l’occasion du centenaire de sa naissance.

     

    Télérama publie également un entretien avec l’écrivaine Marie Desplechin :

    [...] « Oui, des choses vont se perdre, et alors ? Il faut d'autant mieux accompagner celles qui vont rester. Imaginer qu'aucune transmission ne se fera est complètement idiot. Mais si nous voulons réussir à transmettre quelque chose, il faut le faire dans la joie, pas dans la peur et l'imprécation. Cesser de dire que les jeunes ça ne va pas, que la civi­lisation est finie, que la barbarie est à nos portes. Et ne pas se tromper de combat. On aurait dû, par exemple, réformer l'orthographe depuis longtemps. Mais on ne le fait pas, et à force de rester braqués sur des références mortes, des nostalgies d'un monde immuable, nous allons vers une langue d'une complexité inutile, réservée à une communauté de plus en plus restreinte. Si la transmission, c'est organiser des concours de dictée, ça n'a aucun intérêt. » [...]

     

    régine deforge,james ellroy,marie desplechin,marguerite duras,alain vircondelet,télérama,libération,nouvel observateur,sabrina champenoisDans Libération, Claire Devarrieux évoque Régine Deforges, éditrice, romancière, disparue à l’âge de 78 ans :

    [...] « L’érotisme selon Régine Deforges n’était pas militant, ni politique, mais « libre, dénué de tout sens du péché, joyeux, païen et non pas didactique » (A Paris, au printemps…). Romancière peu soucieuse d’audace formelle, elle savait s’adresser directement au cœur de ses lectrices. Dans la cinquantaine de livres qu’elle a signés, brille la fameuse Bicyclette bleue, une saga entamée en 1981, qui allait lui valoir un procès pour plagiat intenté par les héritiers de Margaret Mitchell.

    Régine Deforges, qui n’avait jamais caché s’être inspirée d’Autant en emporte le vent, l’emporta au bout de trois rounds. Un ultime tapage fit parler d’elle, lorsqu’elle démissionna en 2006 du prix Femina par solidarité avec Madeleine Chapsal, accusée par les consœurs d’avoir trahi le secret des délibérations. Régine Deforges était trop solitaire, trop franc-tireuse pour être bien vue dans les cénacles littéraires. »

    A lire aussi l’article de Jérôme Garcin sur BibliObs.

    Et sur Le Figaro.fr les multiples réactions à sa disparition.

  • Que sont devenus les romans de gare ?

    En France, c’est Louis Hachette qui en 1852 créa des bibliothèques de gare en s’inspirant d’un modèle anglais. Les voyageurs y trouvaient des livres de petits formats aussi divers que « des guides touristiques avec les Guides Joanne et des romans, comme ceux de Charles Dickens, de Gérard de Nerval et de George Sand, ainsi que des ouvrages de la Bibliothèque rose, tels que ceux de la Comtesse de Ségur », d’après l’éditeur.

    Wikipedia définit ainsi le genre « roman de gare » : « un genre littéraire se caractérisant par des ouvrages se lisant facilement et rapidement, distrayants mais superficiels, qui tirent leur nom du fait qu'ils sont réputés être achetés dans les gares pour s'occuper en attendant son train ou pendant le voyage. Ce sont généralement des livres peu chers et de petit format, traitant d’histoires policières ou d’espionnage, ou d’histoires d'amour. Ainsi, ce sont souvent les genres paralittéraires qui sont désignés de cette façon. »

    Depuis, les livres de poche (toutes collections confondues) ont pris le relai et les librairies de gare (ou d’aéroports) proposent les dernières parutions de romans, d’essais et de documents.

    La « littérature de gare » considérée de façon péjorative par le milieu littéraire a donc disparu, mais le goût pour la lecture pendant les longs déplacements en train perdure et sous toutes les formes. Ainsi le site idboox.com indique que début juillet « Fleur Pellerin, Ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Économie numérique a inauguré le premier parcours digital en gare de Paris-Montparnasse. Youboox, la plateforme de livres numériques y participe dans l’objectif de démocratiser toujours plus la lecture numérique. A l’aide d’un QR-code placé dans les espaces d’attente de Paris Montparnasse, Youboox propose  à tous les voyageurs d’accéder gratuitement à une bibliothèque numérique directement depuis des panneaux d’affichage disposés dans ces lieux. »
    Le site précise que « Les usagers vont bénéficier ainsi d’un accès complet au service Premium payant de Youboox pendant une journée mais également au service Freemium (lecture numérique gratuite en illimité avec affichage de publicités). »

    Pour finir on signalera que l’expression « roman de gare » a la vie dure, puisque Didier Jacob dans le Nouvel Observateur a écrit au début de l’été « La « nouvelle Paulo Coelho »: c'est ainsi qu'un journal canadien, voulant sans doute bien faire, honore la nouvelle star du roman de gare, Cecilia Samartin. Son dernier ouvrage, « Rosa et son secret » (la suite du «Don d'Anna », 100 000 lecteurs en France grâce, dixit l'éditeur, à « la magie du bouche-à-oreille»), ne fait pas injure à cette réputation (L'Archipel). »

    360.jpgEn illustration l’icone de l’application 360° (disponible sur iTunes et Android Market) qui permet le téléchargement de livres numériques, mais aussi de se renseigner en temps réel sur les services de bus, ou de taxis reliés à la gare, de visualiser avec des images haute définition les trajets, de visiter virtuellement des gares, de signaler un problème technique, ou de faire du vélo avec We-bike, etc., etc.

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