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  • Le nouveau nouveau Magazine Littéraire

    Alors que l’on apprend que le constructeur Renault investit dans la presse en rachetant 40% de Sophia Publications appartenant à Claude Perdriel (fondateur du Nouvel Observateur), ce dernier reprend de son côté la main sur Le Magazine Littéraire.

    I-Autre-77200_360x440-le-nouveau-magazine-litteraire-n-1-janvier-2018.net.jpgCelui-ci devient Le nouveau Magazine Littéraire et amorce un virage éditorial puisqu’il « ambitionne d’être la revue des débats de la « gauche hors les murs ». Son directeur de la rédaction l’essayiste Raphaël Glucksmann déclare au Monde : « Il n’y a pas de ligne politique partisane, on veut offrir un regard littéraire sur le monde, raconter les idées, la société, les débats idéologiques ». Parmi les premiers signataires on note les noms de Najat Vallaud-Belkacem, Edgar Morin, Leïla Slimani, Michel Onfray.

    Une énieme aventure pour ce titre créé en 1966, et qui a changé plusieurs fois de propriétaire. Il a été détenu notamment par le groupe Artémis de François Pinault qui l'a cédé en 2014 à un groupe de quatre d’actionnaires, parmi lesquels Claude Perdriel. Le journaliste Maurice Szafran initiera une nouvelle formule pour relancer les ventes (voir chronique du 21 janvier 2015), en vain. Claude Perdriel est toujours l’actionnaire majoritaire du magazine désormais dissocié de Sophia Publications même s'il souhaite ouvrir le capital à d’autres investisseurs comme Xavier Niel (Free, copropriétaire du Monde).

    Plusieurs écrivains ont assuré la rédaction-en-chef de ce bi-mensuel à l’origine, devenu mensuel. On peut citer François Bott, Jean-Jacques Brochier, Laurent Nunez, José Macé-Caron, et Pierre Assouline.

    Sur Facebook Raphaël Glucksmann écrit :

    (…) « Pendant de trop longues années, le déclinisme et la tentation du repli, la pusillanimité et la xénophobie ont dominé notre paysage idéologique, médiatique et culturel. Comme si le pays de Voltaire et Montaigne, Gary et Rabelais, La Boétie et Zola s’était résigné à n’être que la nation de Maurras et de Maistre.

    Pendant de trop longues années, les « intellectuels-(dits)-de-gauche » - ce qui semblait être un pléonasme il y a quarante ans est presque devenu une contradiction - ont cédé du terrain, abandonné des mots, délaissé des causes, opté pour le nombrilisme et le défaitisme, le nombrilisme défaitiste et le défaitisme nombriliste.

    Il est temps de tourner cette page!

    Temps de retrouver le goût de l’aventure intellectuelle collective.

    Temps de renouer avec l’empathie qui est au cœur de la création littéraire comme de l’esprit humaniste.

    Temps de revisiter, repenser, réinventer l’Europe et le monde.

    Temps de "donner un sens plus pur aux mots de la tribu », la mission éminemment politique que Mallarmé assignait à la poésie.

    Temps, aussi, d’en finir avec les esprits douaniers, de décloisonner la littérature, le cinéma, la philosophie, la sociologie, l’Histoire, la géographie ou la science.

    Temps, enfin, de construire une maison commune. (…) »

    Dans les kiosques depuis le 18 décembre 2018.

    En photo, la couverture du Nouveau Magazine littéraire, on est loin des flamboyantes couvertures dessinées autrefois par le peintre Raymond Moretti.­­

  • Connaissez-vous la Revue des deux Mondes ?

    Revue_des_Deux_Mondes_-_1829_-_tome_1.jpgL’indispensable Wikipedia nous dit d’elle : « La Revue des deux Mondes, recueil de la politique, de l'administration et des mœurs fut fondée le 1er août 1829 par Prosper Mauroy et par Pierre de Ségur-Dupeyron, et éditée par François Buloz pour donner une tribune aux idées en France en relation avec les autres pays d'Europe et avec le continent américain en particulier » … « En janvier 1830, son titre devient Revue des deux mondes. Journal des voyages, de l'administration et des mœurs, etc., chez les différents peuples du globe ou archives géographiques et historiques du XIXe siècle ; rédigée par une société de savants, de voyageurs et de littérateurs français et étrangers. ».

    A son propos Europe 1 écrivait il y a peu : « La Revue des deux mondes, l'une des plus anciennes revues d'Europe, s'appuie sur un passé littéraire brillant avec des collaborateurs comme George Sand, Chateaubriand, Sainte-Beuve, Dumas ou Musset. Désormais tournée surtout vers la politique et l'Histoire, la publication mensuelle fait sa une ce mois-ci sur François Fillon. Ses "dîners du Cercle" accueillent des personnalités politiques éclectiques dont, depuis 2014, Anne Hidalgo, Bruno Le Maire, Valéry Giscard d'Estaing ou encore Emmanuel Macron, selon le site de la revue. » Et ajoutait cette précision : « Après Michel Crépu, parti à la NRF chez Gallimard, sa direction est désormais assurée par Valérie Toranian, ex-patronne de Elle. »

    A l’occasion de son changement de direction en 2015, Le Monde des livres lui consacrait un article dans lequel on pouvait lire : « Depuis cinq mois – depuis, exactement, que Valérie Toranian, ancienne directrice du magazine Elle, en a repris les rênes – la revue modérée a pris un drôle de tournant, servant à ses lecteurs des plats particulièrement relevés avec des interventions ou interviews d’Eric Zemmour, Michel Onfray, Michel Houellebecq, Régis Debray : c’est un festin du pessimisme prophétique et réactionnaire. Les couvertures agressives et la mise en scène des dossiers ne font pas dans la dentelle, ­tirant la revue vers la polémique à l’arme lourde. Le virage inquiète plusieurs ­contributeurs : ils y voient une rupture avec le patrimoine génétique de la revue. Il est vrai que sont désormais aux commandes deux anciens patrons de la presse magazine. Deux, oui, car Franz-Olivier Giesbert, 38.jpegancien directeur du Point, compagnon à la ville de Valérie Toranian et ami du propriétaire de la revue Marc Ladreit de Lacharrière, a fait irruption en mars au comité de rédaction de façon specta­culaire puisque, aux dires de témoins ­effarés, ce fut pour FOG l’occasion d’une grande bouffée d’anti-intellectualisme ponctuée par ce mot d’ordre : « Il faut arrêter d’enculer les mouches. » Lancée dans l’un des lieux les plus policés du débat ­intellectuel français, la phrase a fait sensation. »

    En janvier 2017, la Revue des deux Mondes à fait parler d’elle à propos de la collaboration dans le passé de la femme d’un candidat à l’élection Présidentielle, mais c'est un autre histoire.

    Photo : la couverture du numéro daté de février-mars 2017.

  • Il faut de tout pour faire un monde des livres.

    Revue de presse


    POCHETTE-LIVRE
    Paris Match consacre une série de photos à l’accessoire de mode chic qui fait fureur sur les tapis rouge aux Etats-Unis, la « Pochette livre » : « Qu'elles soient signées de la Française Olympia Le-Tan ou des grandes maisons de couture, les pochettes livres ont pris d'assaut les tapis rouges aux mains des stars aux goûts pointus. De Paris à Hollywood, petit florilège du nouvel it-accessoire. »  Une visite sur le site de la créatrice Olympia Le-Tan (photo) donne une idée du prix de ces nouveaux livres pourtant creux.

    LE-TAN.jpg


    HARLEQUIN
    « Harlequin est l’un des éditeurs qui se vend le mieux en numérique. Le catalogue est fourni et plait aux lecteurs ayant adopté la lecture numérique. La maison d’édition publie essentiellement des romans d’amour, catégorie qui fonctionne particulièrement bien au format ebook. Amour, sexe, érotisme, frisson, passion, tous les genres de romances sont proposés » constate le site ID Boox qui nous encourage à découvrir 100 titres de la collection proposés en promotion au prix de 1,99 euro, parmi lesquels « La rose de Boston », « La châtelaine sans nom », « le retour de l’Ecossais », « Une proposition inconvenante » ou encore « La citadelle des passions ».

    HOMME ARAIGNéE
    France Info a invité Alain Robert celui que l’on surnomme le « Spiderman français »  ou « l'homme araignée » « connu du grand public depuis 20 ans pour avoir escaladé à mains nues les plus hauts gratte-ciels du monde » à parler de ses lectures dans la chronique Dernières pages avant la nuit : « Je lis un peu de tout. J'essaie surtout de lire des bouquins en anglais. Comme je voyage beaucoup, cela me permet d'apprendre un vocabulaire nouveau. » Alain Robert cherche aussi et surtout à s'évader à travers les livres. « C'est comme les voyages. Les gens que je rencontre m'apportent de l'évasion, de la connaissance sur d'autres façons de penser, de vivre. La littérature, pour moi, c'est un peu la même chose. »

    GAME BOY
    La console de jeu Game Boy vendue à des millions d’exemplaires par Nitendo fête les 25 ans de sa création et ActuaLitté nous apprend qu’on pouvait déjà y lire, entre deux jeux comme Tétris et Super Mario, des livres numériques : « Des années de mutisme vidéoludique, les yeux rivés sur l'écran… et pourtant peu savent que la machine, depuis 2002 déjà, pouvait servir de… lecteur d'ebooks. Si, si. Pour ce faire, un logiciel a été proposé, le GameBoy Book Reader, permettant d'utiliser soit la GameBoy soit la GameBoy Advance - avec un écran couleur - pour lire des livres. Promis, tout est expliqué à cette adresse. Pas certain que la pratique se soit réellement répandue, et il ne reste manifestement pas de trace sur la toile de photo présentant l'écran de la GameBoy affichant des livres numériques. »

    ONFRAY
    Pas de nouveau livre de Michel Onfray sans polémique. L’Express consacre un article à son dernier livre « Le réel n'a pas eu lieu » (Grasset), premier tome de sa « Contre-Histoire de la littérature ». « L'occasion pour lui de harponner les faux discours sur les chefs-d'œuvre des siècles passés, et d'égratigner la production actuelle. » écrit l’hebdomadaire qui sous le titre « Michel Onfray balance sur Houellebecq et Angot », publie un entretien avec l’auteur. A la question « Le lecteur aujourd'hui est-il un résistant ? » Celui-ci répond : « Oui, certainement. Nous sommes dans une civilisation d'illettrés, au sens étymologique du terme, une civilisation d'Egyptiens. Il y a quelques scribes, qui savent lire et écrire, qui aiment ça, qui ont un rapport amoureux au texte et au papier, et puis il y a les autres. Je ne suis pas dans une logique décadentiste ou réactionnaire. C'est comme ça. Il y a une civilisation qui s'effondre, celle du livre. La vraie conséquence, c'est le formatage du cerveau: c'est un organe dans lequel se trouve ce qu'on y met. Si on y met du vide, il y a du vide ». La suite est à lire dans L’Express.


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