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michel lafon

  • L'envie d'avoir envie de lire sur Johnny Hallyday

    Plus grand monde ne peut ignorer la disparition à 74 ans du chanteur Johnny Hallyday à qui des milliers de fans et nombre de médias ont rendu un hommage national et populaire. Une célébration qui se poursuivra sans aucun doute dans les libraires… en cette veille de Noël.

    Grund.jpgLe magazine professionnel Livres Hebdo dénombre (avec Electre) 55 livres édités depuis 1984, et indique que « depuis l'annonce du décès de la star française survenu cette nuit, les éditeurs ont avancé certaines de leurs parutions ou lancé des rééditions. » Parmi eux, l’éditeur Gründ qui publiera le 21 décembre un album photo de Daniel Angeli et Bernard Pascuito, intitulé Johnny (photo). Le même éditeur avait en 2013 publié « Johnny Hallyday » de Jean-François Chenut.

    Le premier tome de « Destroy » autobiographie de Johnny Hallyday éditée par Michel Lafon a été publié en 1996. En 2003, les 3 tomes de la saga (689 pages) ont été proposés en intégrale dans un coffret bleu en imitation croco. Ce titre a été publié dans la collection le Livre de Poche.

    311563503.jpg« Johnny le guerrier » de Gilles Lhote est lui disponible en format broché et en format Kindle. Gilles Lhote a également publié « Johnny interdit »  en 2016 (Robert Laffont) et en 2012 « Johnny, le rock dans le sang » (Cherche midi), « Johnny le survivant » (Ramsay).

    Si Johnny Hallyday avait des fans inconditionnels, il avait aussi ses détracteurs. Le journal Charlie Hebdo a consacré plusieurs de ses couvertures au chanteur dont beaucoup étaient dessinées par Cabu. En 2011, le dessinateur a réuni ses dessins iconoclastes sur celui qui n’était visiblement pas son idole dans « Johnny c’est la France » (Les Echappés). johnny_1.jpg

    Bernard Violet, est aussi un auteur à s’être intéressé à Johnny avec deux livres : « Johnny : le rebelle amoureux » (Fayard, 2003) et « Johnny Hallyday pour les Nuls » (First, 2012).  Interviewé par L’Express après le décès du chanteur il dit : « Il était désarmant de franchise, très attachant. Lorsque je lui ai proposé de choisir une épitaphe, il a commencé par me dire: "Je veux quelque chose de très simple, avec Jean-Philippe Smet, pas Johnny Hallyday". Il aimait bien celle de Nikos Kazantzakis, l'auteur de Zorba le Grec: "Je ne crains rien. Je n'espère rien. Je suis libre". Et puis finalement, sa préférence est allée à: "Souvenez-vous de moi comme d'un homme sincère". »

    Dans-mes-yeux.jpgEnfin dernière autobiographie parue (en 2013) « Dans mes yeux » (Plon), écrite par Amanda Sthers. Une ultime confession dans laquelle il règle ses comptes avec le monde du show-business. In memoriam.

  • Des livres dans la vitrine de YouTube

    L’Internet fait-il vendre des livres ? Je ne parle pas d’Amazon ou des sites de libraires de plus en plus nombreux, mais de la publicité que peuvent faire les réseaux sociaux ou YouTube pour certains ouvrages. Certes ce n’est pas toujours de la grande littérature, mais pour un secteur en perpétuelle recherche de nouveaux marchés, c’est une opportunité.

    Le Figaro qui a consacré plusieurs articles à ce phénomène explique : « Sur Twitter et Instagram, des milliers d'adolescentes diffusent déjà la couverture rose criard d'un livre qui a pour titre un hashtag : #EnjoyMarie. Son auteur, Marie Lopez, est plus connu sous son pseudo YouTube, EnjoyPhoenix. Âgée de 20 ans, elle tient sa chaîne YouTube depuis 2011. Si vous avez une fille (ou, d'ailleurs, un garçon) entre 10 et 18 ans, il y a de très fortes chances pour qu'elle ou il ait déjà vu des vidéos de la jeune femme. » Un livre qui n’obtiendra peut-être jamais le prix Goncourt avec ses conseils aux ados, mais qui confortera la trésorerie de son éditeur, Anne Carrière.

    Iconne.M.Lafon.pngUn filon que les éditions Privé vont sans doute exploiter après le succès de Icônne. Un livre basé sur des parodies d’articles de magazines féminins imaginées par Natoo (Nathalie Odzierejko), humoriste sur YouTube (1 million d’abonnés) et membre du Studio Bagel, dont 15 000 exemplaires se sont écoulés en 10 jours. Selon Le Figaro l’éditeur, Michel Lafon, serait déjà en discussion avec d’autres « auteurs » « YouTubeurs ».

    La télévision peut encore faire le succès d’un livre, recommandé par des émissions comme La Grande librairie ou Le Grand journal, mais en 2015 l’Internet, avec ses blogs, ses vidéos, suivis par des milliers d’abonnés, est devenu un prescripteur incontournable surtout auprès des jeunes.

    Toujours sur YouTube, le journal suisse 24 Heures s’intéresse à l’apparition de « booktubers » un phénomène très répandu dans les pays anglo-saxons et qui gagne désormais la Suisse. L’article raconte : « A 18 ans, la Vaudoise Mikaela Mury bichonne sa chaîne, Le Livre Ouvert depuis près d'une année. « J'ai commencé en recherchant un avis sur un livre. Je suis tombée sur une vidéo et j'ai eu envie de faire la même chose pour partager, donner aux gens l'envie de lire, parce que dans mon entourage peu de personnes lisent. »

    Un état d’esprit un peu plus littéraire dont ne peut que se réjouir Pascal Vandenberghe, directeur des éditions Payot cité par 24 Heures : « Le bouche-à-oreille a toujours été le moyen de diffusion le plus puissant d'un livre. Aujourd'hui, il se fait de manière virtuelle et c'est très efficace ».

     

  • Nos amis les bêtes en livres

    « Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ». Ainsi en ont décidé les députés français dans le cadre d’un projet de loi relatif à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures. Jusqu’au vote de cet amendement (qui doit être confirmé par le Sénat), le code civil considérait les animaux comme des « biens meubles ». Air du temps, stratégie commerciale, ou véritable prise de conscience, plusieurs livres parus récemment prennent leur défense.

    718ZBR4OpyL.jpgLe site 30 millions d’amis publie un entretien avec Franz-Olivier Giesbert à propos de la parution de son livre « L’animal est une personne » (Fayard). Un intérêt du journaliste pour les bêtes qui remonte à très loin : « J’ai donc vécu mon enfance puis mon adolescence au milieu des bœufs, des vaches, des chèvres, des chats, des poules, des canards, des pintades... A mes yeux, ils étaient tous des membres de ma famille que j’agrandissais même aux veaux et aux porcs qu’élevaient nos voisins. C’est là que j’ai commencé à avoir un rapport particulier avec les animaux, à leur parler, à les aimer, à les comprendre. »
    Un livre qui ne fait pas forcément l’unanimité, puisque sur Médiapart il est qualifié de « honte » car F-O Giesbert y célèbre l’art de la viande de boucherie et fait l’éloge du cirque avec animaux.

    matthieuricardcouvbandeau-rvb-tt-width-300-height-430-bgcolor-FFFFFF.jpgPlus zen, le livre « Plaidoyer pour les animaux » de Mathieu Ricard (Allary éditions ), bouddhiste pratiquant et médiatique, qui se demande comment on peut-on manger d’autres êtres vivants. A Télérama il explique « « Si nous poursuivons au rythme actuel, explique Ricard, notre style de vie aura causé la disparition de 30 % de toutes les espèces animales d'ici à 2050. », et le magazine d’écrire : « Magnifiquement documentée – comme toujours chez cet auteur à l'érudition éblouissante, qui s'appuie sur des sources historiques et philosophiques glanées au cours de ses incessantes recherches –, la réflexion de Matthieu Ricard dépasse largement la seule question de l'alimentation. En réa­lité, c'est l'omnipotence de l'homme, à tous égards – dans les univers du cirque, de la corrida, de la chasse... –, que cet amoureux de la vie sous toutes ses for­mes questionne avec vigueur. De quel droit, au fond, nous croyons-nous tout permis ? »

    51yUXH86fsL.jpgEt les abeilles ? Didier Van Cauwelaert vient de se voir attribuer le prix du livre environnement 2014 par la fondation Veolia pour son livre « Les abeilles et la vie », publié aux éditions Michel Lafon. Le Figaro nous apprend : « Cela fait bien longtemps qu'il s'intéresse à l'insecte et à son monde extraordinaire vieux d'au moins 100 millions d'année, plus ou moins concomitant à l'apparition des plantes à fleurs et surtout, bien antérieur à l'homme. »
    L’écrivain s’est aussi inspiré des travaux du scientifique Rémi Chauvin, aujourd'hui décédé, et de ceux de Karl Von Frisch, un chercheur reconnu dans le monde entier pour ses travaux sur les abeilles. Dans une lettre adressée au chercheur, Albert Einstein lui écrit : « Si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »
    La fondation Veolia distribuera dans les écoles 1500 exemplaires de l'ouvrage illustré par les photos de Jean-Claude Teyssier.


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