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michel drucker

  • La vie du livre en courtes brèves

    Les prix des gens de lettres

    ActuaLitté a dévoilé la première sélection des quatre grands prix attribués par la Société des Gens De Lettres. Ils concernent les catégories Fiction, Essai, Jeunesse et Poésie. Les Grands Prix sont dotés chacun de 4000 € et de 8000 € pour deux Grands Prix récompensant l’ensemble d’une œuvre, en littérature et traduction. Selon ActuaLitté, la deuxième sélection aura lieu le 29 mars 2017. Les lauréats du Grand Prix pour l’Œuvre et du Grand Prix de traduction pour l’œuvre, seront dévoilés lors de la dernière réunion du jury, fin mai 2017.

    Le parler vrai du « nègre » de Nabilla

    Interview de Jean-François Kervéan dans l’émission de France Info  Tout et son contraire de Philippe Vandel. L’écrivain est ainsi présenté : « Romancier, Jean-François Kervéan a prêté sa plume à Michel Drucker, Hervé Vilard ou encore Catherine Breillat. A la fois collaborateur, co-auteur et coach littéraire, il a aussi participé aux mémoires de Loana et Nabilla. Son actualité, c'est un roman à lui, bouillonnant et érudit chez Robert Laffont : La naissance du sentiment. Une histoire incroyable qui se passe dans la Grèce du Vème siècle avant Jésus Christ, c'est-à-dire avant Socrate et Aristote, très exactement à Sparte, dans cette société "collectiviste", "merveilleuse" et "terrible" à la fois. »

    Le Salon du livre de Paris trop cher

    20 minutes nous apprend que l’auteur à succès Maxime Chattam scandalisé par le tarif d’entrée « excessif » du Salon du livre de Paris, a décidé de boycotter la prochaine édition qui aura lieu du 24 au 27 mai prochain. Sur son compte Twitter il a précisé : « On paye un livre, pas l'accès a la lecture (ou alors symbolique). » 20 minutes précise que « En semaine, une entrée au salon coûte 8 euros par visiteur (6 euros en prévente), et 12 euros le week-end (10 euros en prévente). »

    L’attrait des couvertures anglaises

    Toujours sur ActuaLitté, on découvre le palmarès des plus belles couvertures de livres publiés en Angleterre et dévoilées par l'Academy of British Cover Design. Ci-dessous The Genius of Birds, Jennifer Ackerman, par Jack Smyth Et Radiance de Catherynne M. Valente, par Nathan Burton.

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  • Cavanna l’écrivain

    « Jusqu’à l’ultime seconde j’écrirai », c’est finalement le titre donné par Denis Robert à son film sur Cavanna qui sort dans les salles de cinéma le 17 juin 2015. La télévision a popularisé le personnage - il est souvent passé chez Bernard Pivot et même chez Michel Drucker comme on le voit dans le film -, mais il est surtout connu en tant que complice du Pr Choron avec qui il a fondé des journaux mythiques. Son œuvre littéraire est pourtant tout aussi importante.

    En 2001, à la question de L’Express « Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire ? », il répond « J’ai lu Les Misérables à 9 ans et Dumas à 10. Ça m’a donné l’envie d’en faire autant un jour. Ou tout au moins d’essayer. »
    Toute une vie consacrée à l’écriture, chaque semaine dans Charlie Hebdo et tous les mois dans Hara Kiri mensuel. Des textes du mensuel qu’il réunira ensuite dans Les Ritals, Les Russkoffs (prix Interallié 1979),  Bête et méchant, mais aussi Les Aventures de Dieu,L'Aurore de l'humanité, Les Aventures de Napoléon, au total plus de 60 livres, tous genres confondus.


    Toujours dans L’Express, il raconte à propos du plaisir d’écrire : « J’aime être perdu dans la nuit avec une petite ampoule éclairée et la pénombre autour. C’est magique et ça exalte mon goût de la solitude. Mon égoïsme, disons. Alors, j’oublie tout. Je m’engloutis dans ce que j’écris. Après des heures, je me retrouve tout dépoitraillé, mais avec un paquet de feuilles noircies. Que s’est-il passé ? Je n’en sais rien, mais le tas de pages est là. L’écriture est le point culminant de la solitude. Du plaisir de la solitude fructueuse. On est seul mais avec ce monde intérieur immense qui s’agite. On voit les personnages. Ils sont là, sur la table ; ils courent, ils se battent ; les montagnes se dressent, l’océan rugit. Un monde entier est là qui gigote en vous. »

    Il écrira jusqu’au bout. Dans son dernier livre paru « Lune de miel », il évoque sa maladie de Parkinson et ses conséquences : « Le pire, c'est l'écriture. Vous n'imaginez pas ce que m'a coûté d'efforts ce que vous lisez en ce moment. Ma main ne m'obéit plus. Ce n'est pas tellement qu'elle tremble, ça elle le fait rarement et pas longtemps. Mais elle n'en veut faire qu'à sa guise. J'avais une grande écriture, rapide et très régulière, mon principal souci, quand j'écris, étant d'être compris au premier regard. Si je la laisse faire, ma main, elle tend à griffonner des signes minuscules, lilliputiens, quasi invisibles sur le papier. Ca, c'est les bons jours. Il y a les autres, les plus nombreux, où la rebelle refuse de tracer la moindre lettre identifiable, la salope. Jours de détresse. »

    Lors de sa disparition à 90 ans en janvier 2015, Macha Séry écrit dans Le Monde «Parallèlement au journalisme, Cavanna s'adonnait à l'écriture. Son premier livre, Les Ritals, grand succès populaire adapté à la télévision, l'avait imposé comme un écrivain de premier ordre. Cavanna possédait, en effet, un style magnifique, singulier, mélange d'oralité et de lyrisme sec. Un Rabelais moderne, estimait Pierre Desproges. »


    La bande annonce du film :

    Cavanna.png

  • "A quoi sert le Salon du livre de Paris ?"

    Le Salon du livre de Paris 2014 a fermé ses portes et comme tous les ans un communiqué des organisateurs se félicite de l’affluence « Avec 198 000 visiteurs, le Salon du livre de Paris augmente encore sa fréquentation et réaffirme sa place de leader parmi les grands salons internationaux. » ( Source Reed-Elsevier ).

    Malgré cela, ressurgissent les éternelles questions sur la pérennité de l’événement et sur son utilité pour le livre et les auteurs, comme le constate une éditrice citée par le Nouvel Obs « Rituellement, c'est une date importante. Mais plus les années passent, plus le people prime. La majorité des gens viennent voir des célébrités en vrai. » D’ailleurs c’est ainsi que Paris Match traite le sujet en publiant des photos du rappeur La Fouine, de Jean Rochefort, de Michel Drucker, de Michel Delpech, ou Laury Thilleman ex Miss France, tous auteurs d’ouvrages qui ne figureront peut-être jamais dans La Pléiade.

    De son côté Le Nouvel Observateur a organisé un débat intitulé « A quoi sert le Salon du Livre ? » et publié pendant le salon un article sur « Les pires souvenirs de 9 écrivains » parmi lesquels Mathias Enard, Boualem Sansal, Isabelle Monnin, Frédéric Beigbeder, Arnaud Viviant, Alix Girod de l'Ain, Julien Blanc-Gras, François Bégaudeau.

    Pierre Assouline, fin connaisseur du monde de l’édition, met lui les pieds dans le plat et raconte « mon pire souvenir, c’est de constater d’année en année que cette immense réunion que ses organisateurs présentent fièrement comme « la plus grande librairie de France » fait payer l’entrée au « Grand public ». 10 euros pour avoir le droit d’en débourser bien plus dans le but d’acheter des livres, de les faire dédicacer et d’écouter des écrivains en parler. Ce qui ne laisse pas de me scandaliser immanquablement d’année en année. Imagine-t-on de payer pour entrer dans une librairie, d’autant que souvent, de semblables « privilèges » y sont offerts ! ».

    En attendant la 35ème édition qui se déroulera du 20 au 23 mars 2015 et qui aura le Brésil comme pays invité, les amateurs peuvent toujours fréquenter l’autre salon du livre que leur proposent les libraires, il est ouvert toute l’année.

    salon_livre_paris_2014-2.jpgAddendum

    Lu dans Le Parisien :

    Apple accepte finalement de diffuser la version numérique du livre de Bénédicte Martin, « La Femme », paru mi-avril, que le géant américain avait censuré en raison de sa couverture montrant une femme aux seins nus, ont annoncé mercredi les Editions des Equateurs.
    « La société Apple a finalement accepté de diffuser cet ouvrage sur son magasin en ligne Apple Store », précise l'éditeur. La couverture est une création d'inspiration surréaliste du maquettiste Stéphane Rozencwajg.
    D'autres ouvrages ont déjà été interdits à la vente, mais « il semble que ce soit la première fois qu'Apple accepte de revenir, après une semaine de polémiques, sur cette censure qui constitue une entrave grave à la liberté d'expression et de création », soulignent les Editions des Equateurs, qui « prennent acte de ce changement d'attitude ».

     

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