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matthieu de montchalin

  • Ces librairies qui font vivre le livre

    Les librairies et les libraires ont suscité un regain d’intérêt dans les médias à l’occasion du dernier salon du livre à Paris. Il faut espérer que cet engouement dépassera le cadre de cet événement (qui aurait attiré cette année plus de 170 000 visiteurs.

    La Croix évoque la publication du rapport américain de l’Institute for Local Self-Reliance (ILSR) traduite par le Syndicat de la librairie française (SLF) et qui cible « l’hégémonie d’Amazon et la mise en péril des librairies et des centres-villes ». L’article relaie le point de vue de la SFL : « Les pratiques commerciales agressives du géant du commerce concourent selon eux à l’asphyxie des commerces indépendants des centres-villes. Les librairies françaises, qui jouent un rôle crucial dans l’animation des centres-villes et des zones semi-rurales, doivent aussi faire face depuis quelques années à une hausse des loyers difficile à absorber, qui est le premier poste de fonctionnement avec les salaires. »

    Les librairies sont également soutenues par France Info qui titre que « la France est un paradis pour les libraires » une constatation émise par Matthieu de Montchalin, directeur de la librairie L'Armitière à Rouen. Celui-ci rajoute : « nous sommes le pays qui compte le plus de librairies au monde par habitant : 3 200 librairies indépendantes. Le monde entier nous envie ce réseau, il est lié à la loi Lang adoptée en 1981 [loi relative qui instaure un prix unique du livre en France], le prix du livre est le même partout, que vous l'achetiez chez le plus petit des libraires ou le plus gros des centres de vente sur internet [...] C'est un métier qui est difficile parce que les librairies sont les commerces de centre-ville les moins rentables et en même temps c'est un métier de passion. On ne choisi pas ce métier par hasard, on ne le choisi pas pour faire fortune c'est évident. »

    Télérama fait le choix de publier « la carte de nos 50 librairies préférées dans la capitale » une sélection faite parmi les 700 librairies que compte Paris.

    Le Berry Républicain présente les trois libraires indépendants de Bourges qui « exercent un métier de passion et d’échange » : Annick Bernon et Françoise Hallépée qui font vivre la librairie Point Virgule, rue d’Auron, Marion Defigier de La Poterne, rue Moyenne, et Isabelle Le Cleac'h de La Plume du Sarthate, avenue Arnaud-de-Voguë qui témoigne : « Ce métier est difficile. Les années qu'il me reste à faire seront peut-être encore plus dures. Nous sommes grignotés par les grandes surfaces du livre ; la vente en ligne s'est développée. À nous de faire face à cela, avec nos différences : l'accueil, le conseil et la convivialité ».

    Photo : La Caverne aux livres à Auvers-sur-Oise.

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  • En librairie et nulle part ailleurs

    Une librairie « Bulles en vrac » qui ouvre à Paris dans le 5ème arrondissement, deux autres à Besançon le « Marulaz » et « Mine de Rien » ; malgré la crise et l’omniprésence d’Amazon dans la distribution des livres, les libraires sont loin d’avoir baissé les bras.

    10716259_491635751021493_1089229540_n.jpgLes libraires indépendants ont même lancé fin novembre une campagne de promotion de leur métier, une opération de communication qui devrait se poursuivre en 2015 bien au-delà de la période des fêtes, toujours favorable à la vente de livres.

    Deux slogans « Entrez ici, vous êtes ailleurs » et « Entrez ailleurs » (qui, il faut l’espérer, ne sera pas mal interprété) doit inciter le public à fréquenter les librairies. Pour Matthieu de Montchalin, président du Syndicat de la Librairie Française (et libraire à Rouen) cité par Les Echos, « L’idée est aussi de dire que la librairie est un métier d’avenir et qu’elle n’est pas en perdition ».

    Le syndicat qui regroupe 650 magasins dédiés au livre sur un total de 2500 à 3000 enseignes en France précise sur son site les détails de la campagne :
    « Une identité collective (logo) qui a pour objectif de faciliter la reconnaissance de notre réseau d'indépendants et d'en renforcer l'attractivité.
    Un message de campagne (affiches) invitant clients et grand-public à vivre, dans nos librairies, une expérience hors des sentiers battus....
    Un site internet http://www.librairiesindependantes.com/ présentant la campagne, le réseau des libraires et incluant un outil de géolocalisation des librairies. »

    Le site Internet sera accessible le 1er décembre, et d’après Le Figaro on pourra y voir des marque-pages, une vidéo et différentes histoires visuelles qui illustrent les multiples expériences vécues dans une librairie.

    Actualitté.com, qui relaie aussi cette information, s’interroge sur la réussite de la campagne et écrit « Le message déployé dans la campagne est intéressant, et part d'une bonne intention – celle dont on pave l'enfer. Mais après tout, tout buzz est bon à prendre. Rappelons que la dernière campagne de communication en soutien à la librairie indépendante avait été si catastrophique, que certains plaisantaient en promettant qu'elle leur avait fait perdre des clients. Et dire qu'elle était désastreuse relevait du tendre euphémisme. » C’était en 2011.

    Cette nouvelle initiative est à suivre malgré tout, d’autant plus que la période s’annonce favorable. Une récente étude commentée par le quotidien La Croix indiquait que dans le hit-parade des cadeaux offerts à Noël, le livre arrivait pour la première fois en 17 ans, en tête des prévisions de présents pour les adultes dans 14 pays sur 17 dont la France.

  • Merci pour ce moment ?

    Impossible cette semaine de ne pas s’intéresser au livre documentaire de Valérie Trierweiler, journaliste à Paris Match et compagne reniée de François Hollande, président de la République française, comme en témoigne ce (petit) florilège de commentaires :

    Matthieu de Montchalin, président du Syndicat de la librairie française (SLF), et patron de la grande librairie L'Armitière, à Rouen cité par l’AFP : «Les libraires ont vendu en à peine une demi-journée, jeudi, autant de livres de l'ex-première dame que d'exemplaires du roman d'Emmanuel Carrère, Le Royaume, en six jours», [...] «C'est un coup d'édition énorme, mais cela ne veut pas dire que la frénésie va durer. Ce genre de bouquin a besoin d'être vendu rapidement. Je fais le pari que le roman d'Emmanuel Carrère se vendra toujours à un bon rythme dans trois mois, alors que celui de Valérie Trierweiler aura terminé sa vie bien avant», a souligné le président du Syndicat de la librairie française. Il estime cependant que le livre de Trierweiler pourrait atteindre à terme 400.000 exemplaires, soit l'équivalent d'un bon Goncourt ! » (Le Figaro).

    « Nous sommes libraires. Nous avons 11 000 livres. Nous n’avons pas vocation à être la poubelle de Trierweiler et de Hollande. “Merci pour ce moment” de compréhension », précise l’un. « Désolé, nous n’avons plus le livre de Valérie Trierweiler, mais il nous reste des ouvrages de Balzac, Dumas, Maupassant », ironise un autre. » (Le Monde)

    « Que devait-elle faire ? Se laisser humilier, s'écraser, considérant qu'elle ne pouvait s'attaquer à plus fort qu'elle ? Accepter la violence dont elle était victime, au motif que c'est la politique qui veut cela, dont pour ainsi dire elle aurait accepté les règles ? Ou bien a-t-elle au contraire le droit de répondre, le droit de se battre, le droit de se venger, le droit de démentir les tombereaux de diffamations dont on l'a accablée ? » Charles Consigny (Le Point)

    A signaler aussi le blog « Bescherelle ta meire » qui à trouvé dans le livre les « 8 fautes comme on les aime » commises par l’auteure.

    A écouter (et à voir sur Dailymotion) la chronique de François Rollin « Un supplément de dignité » sur France Inter (photo).

    Imprimé au départ à 200 000 exemplaires par les éditions Les Arènes, le livre s’est vendu en 4 jours à 131 000 exemplaires pour l’édition papier et à 14 000 exemplaires pour la version numérique. Son éditeur précise qu’il a été réimprimé à 270 000 exemplaires pour répondre aux demandes des libraires. (Le Point)

    Sont annoncés en librairie « L’insoumise » livre à charge contre le pouvoir de Delphine Batho ex-ministre de François Hollande (Grasset), et « L’ennemi » de Georges Buisson « un livre au vitriol » sur son père Patrick, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy (Grasset).


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