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  • Montreuil célèbre le livre et les auteurs jeunesse pour la 35ème année

    Le Salon du livre jeunesse de Montreuil qui se déroule du 27 novembre au 2 décembre 2019 est une des plus importantes manifestations dédiées au livre et à la presse jeunesse en France. Un « secteur en pointe » selon les médias qui ne peut que se réjouir de son succès même si les conditions de création de ses auteurs sont de plus en plus difficiles. Un constat que l’on retrouvera sans doute dans le rapport commandé à Bruno Racine sur les conditions économiques et sociales des créateurs et qui sera dévoilé fin novembre.

    En attendant…

    zoom-sans-foi-ni-loi.jpgL’album Sans foi ni loi  (Pocket Jeunesse) de Marion Brunet a remporté la Pépite d’or du meilleur livre jeunesse du salon. 20 minutes écrit : « Cette Pépite d’or est une nouvelle récompense d’envergure pour Marion Brunet, ancienne éducatrice spécialisée devenue auteur jeunesse, remarquée pour ses nombreux livres parus chez Sarbacane et dont le premier roman noir adulte L’Été circulaire chez Albin Michel avait reçu le Grand Prix de Littérature Policière 2018. » Le quotidien fait aussi remarquer que les autres prix ont été attribuées à des autrices.

    Dans Libération c’est Marie-Aude Murail qui dans un long article nous alerte sur un phénomène de censure guidé par le politiquement correct et qui touche la littérature jeunesse : « Qui sont les nouveaux censeurs ? A priori des gens que j’estime, très investis sur un certain nombre de sujets, le féminisme, les mauvais traitements envers les animaux, le racisme, l’homo ou la transphobie, etc. Je respecte leurs convictions, mais l’esprit de sérieux dont ils font preuve les pousse à une lecture fondamentaliste des textes, sans recul et sans humour. Bien plus, ils s’indignent de toute divergence de point de vue et tout personnage qui ne voit pas le monde strictement comme eux est une offense à leur sensibilité. » Article intégral à lire ici.

    bigslpj_affiche2019.jpgAu programme de cette édition, la participation de 400 exposants, « plus de 500 événements », « 3000 temps de signatures », une nouvelle distinction à vocation internationale La Grande Ourse 2019, une récompense qui « vient « enluminer » l’œuvre d’une autrice, un auteur, une illustratrice, un illustrateur francophone dont l’écriture, le geste, la créativité, d’une ampleur ou d’une audace singulière marque durablement la littérature jeunesse », et une exposition sur le thème de cette année L’éloge de la lenteur.

    Salon du livre et de la presse jeunesse, Espace Paris-Est Montreuil, 128 rue de Paris, Montreuil 93100.

  • Les auteurs se liguent pour défendre leur statut

    « Il est urgent de construire les changements qui permettront de sauver un métier en grand danger. La création d’un livre peut se faire avec des investissements limités, ce qui permet de prendre beaucoup de risques créatifs. Cela fait de l’édition le laboratoire de recherche et de développement de toutes les autres industries culturelles, audiovisuelles et ludiques plus coûteuses. Rien que pour cela, et parce qu’une économie entière repose sur la richesse de la création littéraire, il est essentiel de protéger ceux qui écrivent, dessinent et traduisent les livres ». Ce texte figure dans le communiqué de Ligue des auteurs professionnels qui vient d’être créée à l’initiative d’une trentaine d’écrivains et d’auteurs de bande dessinée parmi lesquels Joann Sfar, Tatiana de Rosnay, Marie-Aude Murail.

    Quel statut pour les auteurs dans le monde de l’édition ? La question est récurrente depuis quelques années dans un secteur qui se rationnalise de plus en plus et qui voit ses « fournisseurs » surnager dans une précarité professionnelle peu propice à la création.

    La ligue regroupe et s’inspire du travail déjà effectué par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, les États Généraux de la bande dessinée et les États Généraux du livre, qui depuis longtemps tente d’alerter les pouvoirs publics sur la précarisation de la profession. A terme la ligue devrait être rejointe d’autres organismes représentant les auteurs-es.

    Joann Sfar, Tatiana de Rosnay, Marie-Aude Murail, SNE, Ligue des auteurs professionnels, Honoré de Balzac, Félix NadarLes objectifs annoncés sont la sauvegarde du métier et l’amélioration des conditions de création de tous les auteurs : la protection sociale, les justes rémunérations, le renforcement du droit d’auteur, l’encadrement par le code du travail, et le rééquilibrage du rapport auteur/éditeur…»

    On notera que sur le bureau de la ministre de la Culture sont déjà déposés les dossiers concernant l’augmentation de la CSG, la réforme du régime social, le projet plus global de la retraite, et la révision de la circulaire de 2011 sur les revenus artistiques. Des préoccupations auxquelles devraient se rajouter la mise en place du prélèvement à la source pour les impôts sur le revenu.

    Autant de sujets qui seront peut-être abordés au Parlement européen de Strasbourg au cours de 8ème édition des Dialogues Auteurs – Editeurs organisés par la Fédération des Editeurs européens (FEE), le 11 septembre 2018.

    Le site de la Ligue des auteurs professionnels.

    Photo : la Ligue a été créée à Paris dans la maison d'Honoré de Balzac ici photographié par Félix Nadar.

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