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marianne

  • Les Trophées de l'édition 2019

    Le cinéma a ses César, le théâtre ses Molière, le monde de l’édition a désormais ses Trophées Livres Hebdo de l'édition.

    trophees_2019_visuel.jpgCréés par la magazine spécialisé qui leur a donné son nom, ces prix « couronnant l’excellence dans chacun des métiers du secteur », ont reçu le soutien du Bief (Bureau international de l'édition française), du groupe Editis, de Google, d'Hachette Livre, de Humensis, de Jouve, du Cercle de la librairie, de Facebook, de Gleeph et de Relay.

    Le jury était présidé par Denis Olivennes, président du conseil de surveillance de Czech Media Invest (groupe actionnaire de Marianne, Le Monde) et composé de divers spécialistes de l’édition, d’une libraire, et de nombreux collaborateurs de Livres Hebdo. Deux prix ont été décernés par les lecteurs du magazine : L'éditeur de l'année : Cécile Pournin et Ahmed Agne (A.C Media), et La petite maison d'édition de l'année : Le Tripode.

    Le palmarès du jury :

    Trophée spécial du jury : Les éditions Diane de Selliers

    Création éditoriale : la collection "L'ardeur" chez Thierry Magnier

    Conception artistique : le livre Midi Pile de Rebecca Dautremer, chez Sarbacane

    Fabrication : le livre en papier minéral d'Adespote

    Valorisation du fonds : "L'année Simenon" par Presses de la Cité

    Communication : Blake et Mortimer, Le dernier Pharaon, par Dargaud/Blake et Mortimer

    Opération commerciale : la Scop Terres Vivantes pour son incentive avec les libraires de Cultura

    Innovation numérique : Le cahier de dessin animé par les Editions animées

    Innovation logistique : le court tirage à la demande de Humensis/Union Distribution

    Responsabilité sociale et environnementale : le tremplin Prépabac d'Hatier

    Succès international : le portail international de Cairn.info

    Fabrice Piault, rédacteur en chef de Livres Hebdo a déclaré dans Le Figaro (partenaire média de l’événement) à propos de ces Trophées : « Nous souhaitons montrer ce qui apparaît déjà à travers les plus de 200 dossiers que l’on a reçus venant de 110 éditeurs, ce qui est quand même beaucoup pour une première édition. Contrairement à l’image que l’on peut parfois penser du livre comme d’un secteur un peu passéiste, c’est une industrie très ancrée dans les transformations de l’époque et qui se modernise. Les professionnels qui seront primés le seront pour des réalisations qui manifestent la force d’un travail d’artisan et une intégration très poussée des nouvelles technologies. Ce que nous voulons montrer, c’est cette modernité de l’édition. »

  • Des écrivains dans l’actualité de Zola à Elie Wiesel / Revue de presse

    Dans Paris Match : « Au Festival de Grignan, Brigitte Emile-Zola, l’arrière-petite-fille de l’écrivain, va lire les lettres du romancier à sa femme, Alexandrine. Une correspondance où plane la présence de sa maîtresse, mère de ses deux enfants. » (…)

    product_9782070139217_195x320.jpg« Qu’est-ce qui vous a poussée à  publier la correspondance de votre aïeul ?
    J’avais 18 ans quand mon grand-père a disparu. Il m’avait fait promettre sur son lit de mort de publier les lettres d’Emile Zola à Jeanne puis à Alexandrine… mais pas avant le XXIe siècle. Lui-même était médecin et avait passé sa vie à honorer la mémoire de son père en recevant chez lui les spécialistes de l’œuvre de Zola du monde entier.

    « Lettres à Alexandrine. 1876-1901 », d’Emile Zola, Gallimard, 832 pages. Festival de la correspondance de Grignan, du 5 au 10 juillet. Lecture de Brigitte Emile-Zola le 7 juillet. »

     

    Dans Télérama : « Grand voyageur, lecteur insatiable, brillant traducteur et essayiste, Yves Bonnefoy est décédé, à l'âge 93 ans. Il laisse une œuvre abondante, humaine et profuse, à son image. » (…) « Un seul livre a suffi à Bonnefoy pour figurer au premier rang des poètes français contemporains, une place qu’il ne quittera plus. Signe de cette surprenante célébrité, son deuxième recueil, « Hier régnant désert », obtiendra en 1959 le très « branché » prix de la Nouvelle Vague décerné par le journal L’Express. »

     

    Dans BibliObs  un témoignage inédit de Roger Grenier : « Quand André Gide est mort, en 1951, le seul journaliste disponible à France-Soir  était un spécialiste du fait divers, d'ailleurs excellent. On l'expédia rue Vaneau. Il ne rappela que le soir : « Aucun intérêt, c'est une mort naturelle. » C'est sans doute pour éviter un tel malentendu que, pour l'enterrement de Céline, comme j'étais catalogué littéraire, c'est moi qui fus envoyé. » (…) « Suivi de quelques voitures, le corbillard entama la montée, à travers les rues de Meudon, vers le cimetière des Longs-Réages. Il continuait à pleuvoir. Le convoi n'est pas passé par l'église, et il n'y a pas eu de discours. A peine au cimetière, le cercueil a été glissé dans la fosse. Quelques fleurs et c'en fut fini à jamais du docteur Destouches, alias Louis-Ferdinand Céline, dont la vie fut si longtemps pleine de bruit et de fureur. Il était à peine 9 heures du matin. Dans mon reportage de France-Soir, je m'étais permis d'écrire : « Il est toujours triste d'être obligé d'avoir honte d'un grand écrivain. »

     

    LaNuit.pngDans Marianne à propos de la disparition d’Elie Wiesel : (…) « En ces jours où la personnalité révérée éclipse l’écrivain merveilleux, c’est le sens, au fond, que délivre la Nuit. François Mauriac, lorsque lui parvinrent ces 200 pages transies de l’âme des disparus, ne s’y est pas trompé et leur a offert une préface. Commotion de ce récit où Wiesel donne une arche de papier à ses parents et à sa sœur suppliciés par l’hitlérisme, et dont on aurait tort de négliger la sombre beauté. « Jamais, écrit-il, je n’oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée. Jamais je n’oublierai cette fumée. Jamais je n’oublierai les petits visages des enfants dont j’avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet. Jamais je n’oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma foi. » Et parce qu’il s’était fait le serment de ne jamais oublier tout cela, l’enfant de Sighet avait fait un vœu, dès avant l’éclosion de sa célébrité littéraire : « Que toujours, partout où un être humain serait persécuté, [il] ne demeurerai[t] pas silencieux ».»

  • Quand les écrivains guident nos promenades

    Le "Da Vinci Code" de Dan Brown avait un peu lancé la mode et nombre de ses millions de lecteurs avaient voulu retrouver les lieux cités dans le best-seller, que ce soit à Paris avec le musée du Louvre ou l’église St Sulpice, mais aussi à Londres avec l'Abbaye de Westminster. Ce type de tourisme culturel a toujours de nombreux adeptes.

    Le site TimeOut propose une carte interactive de Paris « pour marcher sur les traces des classiques de la littérature » et leurs auteurs, Emile Zola, Michel Zévaco, Guy de Maupassant, Gustave Flaubert. Au total seize écrivains de notre patrimoine littéraire. La carte est présentée ainsi : « A travers leurs plumes, ils ont pris la Ville Lumière pour décor. La preuve avec le plan interactif ci-dessous qui associe les rues parisiennes à leurs apparitions dans les grands classiques que l’on savoure à l’école, particulièrement dans les filières littéraires. Rappelons-nous le poème de Guillaume Apollinaire, « sous le pont Mirabeau coule la Seine et nos amours », nous l'avons tous appris un jour. Même chose pour le roman de Victor Hugo dont le titre fait référence à la cathédrale de Paris, Notre-Dame. »

    En 2013, l’hebdomadaire Marianne consacrait un article au « boom du tourisme littéraire » et expliquait : « Les itinéraires de découverte d'une ville sur les traces d'un héros de roman connaissent un grand succès, d'Italie jusqu'en Ecosse. Une alternative aux habituels circuits culturels.» L’auteure de l’article, Agnès-Catherine Poirier, citait Toni Sepeda, enseignante de l'histoire de l'art à l'université américaine de Venise, qui pendant les vacances organisait des visites guidées de la Venise du commissaire Brunetti, personnage de roman policier créé par sa compatriote Donna Leon.

    Le site France.fr propose, lui, de « découvrir la France dans la littérature » du Paris est une fête d’Ernest Hemingway, à Etretat, repaire d’Arsène Lupin, le héros de Maurice Leblanc, et à la Provence de Marcel Pagnol et Jean Giono. De son côté Terre des écrivains dresse une liste non exhaustive des lieux ayant inspiré ou été fréquentés par les écrivains, et si le site ne semble pas avoir été mis à jour depuis 2015, les liens restent actifs comme ceux, par exemple, qui vous amènent au Havre sur les pas de Gustave Flaubert, Jean-Paul Sartre, Benoît Duteurtre, Céline, Stendhal, Simenon, ou celui qui vous invite à une balade littéraire avec Proust à Paris. Citation extraite du site : "Je pense que tous les lieux gardent une empreinte. C'est peut-être cela la littérature : l'obsession de la trace. » Jean-Paul Kauffmann

    Autre site (photo) à visiter : http://lafrancevueparlesecrivains.fr/

    Bonnes ballades et… n’oubliez pas le guide.

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