Avertir le modérateur

marcel pagnol

  • Exposition Jean Giono au Mucem de Marseille

    Paul Greveillac, Mucem Marseille, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jean-Paul Rappeneau,L'Express, Didier Sénéchal, Les organisateurs écrivent : « À la veille des commémorations du cinquantenaire de sa disparition, le Mucem présente une grande rétrospective consacrée à Jean Giono (1895-1970). Loin de l’image simplifiée de l’écrivain provençal, cette exposition suit le trajet de son œuvre écrite et filmée en lui rendant toute sa noirceur, son nerf et son universalité. Poète revenu des charniers de la Première Guerre mondiale, Giono s’est en effet autant attaché à décrire la profondeur du Mal qu’à en trouver les antidotes : création, travail, pacifisme, amitié des peintres, refuge dans la nature, évasion dans l’imaginaire. »

    L’écrivain Jean Giono est connu pour ses romans, entre autres, Regain, Le chant du monde, Le Hussard sur le toit, L'Homme qui plantait des arbres dont certains ont été popularisés par leur adaptation au cinéma notamment par Marcel Pagnol ou Jean-Paul Rappeneau.

    Auteur prolifique, né et mort à Manosque il n’a jamais voulu quitter sa Haute-Provence ce qui l’a longtemps classé parmi les auteurs régionalistes.

    En 1995, Didier Sénéchal écrivait dans L’Express : « Bien sûr, Jean Giono n'est pas un écrivain provençal. Bien sûr, il dépasse de la tête et des épaules le cadre étriqué du régionalisme. Mais cet infatigable créateur - dont les rivaux se comptent sur les doigts de la main au XXe siècle - a tout de même choisi de comprimer l'univers dans un coin de terre bien délimité. Au sud, la Durance; au nord, le Vercors et le Trièves; dans le ciel, un vent soufflant d'Italie et des effluves venus de la Grèce homérique. Il est donc parfaitement légitime d'aller chercher un écho de ses romans sur le plateau de Valensole ou dans la montagne de Lure. »

    Il existe un prix littéraire Jean Giono créé en 1990 par la femme et la fille de l’écrivain. Celui-ci récompense « un ouvrage en français laissant une large place à l’imagination, dans l’esprit de Jean Giono. » En 2018 il a été attribué à Paul Greveillac pour Maîtres et esclaves, publié chez Gallimard.

    L’exposition du Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée,
    7 promenade Robert Laffont 13002 Marseille) amorce une série d'hommages à Jean Giono
    qui se poursuivra en 2020 dans sa région et à Paris.

    Sur Internet : le Centre Jean Giono.

    A écouter : une série d’émissions sur France Culture (2017).

    Les titres de Jean Giono sont disponibles dans la collection Le livre de Poche et Folio.

  • Les livres d'hier, de l'été, et de l'automne

    Le site Babelio (qui appartient au Figaro) nous dévoile « Les livres les plus attendus de la rentrée littéraire de septembre 2019 ». Dans la liste figure l’incontournable Amélie Nothomb avec un roman intitulé Soif (Albin Michel), mais également La Mer à l’envers de Marie Darrieussecq (P.O.L.), le 6ème tome de la saga Millenium, La fille qui devait mourir de David Lagercrantz à paraître fin août chez Actes sud, Ce qu'elles disent de Miriam Toews (Buchet-Chastel),ou Une joie féroce de Sorj Chalandon (Grasset). Au total plus de 44 livres qui « vont faire l’actualité de l’automne ».

    J. D. Salinger, Marguerite Yourcenar, Marcel Pagnol, Truman Capote, Gabriel Garcia Marquez, Umberto Eco, Milan Kundera, Daniel Pennac, Toni Morrison, Michel Houellebecq, Philip Roth, Annie Ernaux, Simenon, Pablo Neruda, Albert Camus, Amélie Nothomb, David Lagercrantz, Millenium, Babelio, Le Figaro, Nicolas Sarkozy, Le Point, France Info, Passions, éditions de l'Observatoire, Actes sud, P.O.L., Albin Michel, Simone de Beauvoir, Boris Vian, John le Carré, Virginie Despentes,

    De son côté Le Monde a publié son classement des 100 romans qui ont "le plus enthousiasmé " ses critiques depuis sa création » (article réservé aux abonnés sur le site mais publié en supplément papier le 22 juin) J. D. Salinger, Marguerite Yourcenar, Marcel Pagnol, Truman Capote, Gabriel Garcia Marquez, Umberto Eco, Milan Kundera, Daniel Pennac, Toni Morrison, Michel Houellebecq, Philip Roth, Annie Ernaux ,Virginie Despentes, figurent parmi les auteurs cités. Dans le texte de présentation Le Monde écrit : « Le démon de toute liste s’appelle arbitraire. Plutôt que de l’exorciser, mieux vaut le reconnaître d’emblée : chères lectrices, chers lecteurs, la liste que vous allez découvrir ne prétend pas dresser un palmarès objectif, ni un panorama représentatif de la littérature depuis 1944…» Livres hebdo qui commente cette publication précise « On note l'absence de grands auteurs policiers (Simenon, le Carré), de grands nom de la littérature étrangère (Neruda, Mo Yan, Murakami) voire de certains illustres français (Camus, de Beauvoir, Vian). »

    Couverture du magazine Le Point, bonnes feuilles en exclusivité, et important battage médiatique pour Passions le dernier livre de Nicolas Sarkozy que France Info résume par ce titre « Confessions et portraits saignants : Nicolas Sarkozy raconte trente ans de vie politique », et poursuit « Passions évite le côté pompeux ou compassé qui peut parfois caractériser ce genre de livre ou d’exercice. Il ne s'inscrit pas dans la catégorie des livres politiques dont on est abreuvé. Le ton y est libre et libéré, donc "ça balance". Les journaux se ruent déjà sur les anecdotes croustillantes qu’il contient, jugements sur les ennemis politiques, son divorce, les hommes qu’il admire, etc., etc.. Le livre a été imprimé à 200 000 exemplaires par les éditions de l’Observatoire, ce qui en fait déjà peut-être un des best-sellers de l’été 2019.

  • Insécurité routière et littérature

    La littérature verse un lourd tribut aux accidents de la route. En ce début d’année on apprenait que l’éditeur Paul Otchakovsky-Laurens avait trouvé la mort à 73 ans, dans un accident de la route à Marie-Galante, en Guadeloupe. Editeur et directeur de collection chez Flammarion et Hachette, il avait fondé en 1983, sa propre maison d'édition, P.O.L. Télérama écrit à son propos : « Les éditions P.O.L, laboratoire de la littérature française contemporaine dans ce qu'elle a de plus neuf et original ? Certes. Mais, loin de demeurer marginaux ou invisibles, les auteurs de chez P.O.L – ils s'appellent notamment Emmanuel Carrère, Mathieu Lindon, Marie Darrieussecq, Nicolas Fargues, Jean Rolin, Atiq Rahimi, Patrick Lapeyre...– accumulent aujourd'hui les succès de librairie et les prix littéraires. » Paul Otchakovsky-Laurens est également le réalisateur du film « Editeur » dans lequel il évoque son métier.

    Autre accident récent, celui qui a coûté la vie en août 2017 en Normandie, près de Pont-L'Évêque à Gonzague Saint-Bris passager d’une voiture conduite par sa compagne. Celle-ci a été mise en cause et a comparu début janvier 2018 devant le tribunal correctionnel de Lisieux pour homicide involontaire. Fils d’éditeur, écrivain, il était l’auteur de plus de 50 ouvrages, son dernier livre « Les aristocrates rebelles » (Les Arènes) est paru après sa mort.

    On se souvient également de l’accident de Roland Barthes en 1980, percuté par un véhicule rue des Ecoles à Paris alors qu’il sortait de la brasserie Le Balzar et se dirigeait vers le Collège de France où il professait. Il avait 64 ans. En 2015, cet accident suscitera le roman de Laurent Binet « La septième fonction du langage » (Grasset), dans lequel il imagine que l’écrivain a été assassiné. Une œuvre de pure fiction mais qualifiée par Le Point de « roman le plus drôle et le plus savant de la rentrée littéraire ».

    Emmanuel Carrère, Mathieu Lindon, Marie Darrieussecq, Nicolas Fargues, Jean Rolin, Atiq Rahimi, Patrick Lapeyre, Paul Otchakovsky-Laurens, Gonzague Saint-Bris, Roland Barthes, Albert Camus, Myriam Lebret, Bernard de Fallois, Marcel Pagnol, Robert Merle, Raymond Aron, Jacqueline de Romilly, Fernand Braudel, Joël Dicker

    Photo L'Yonne républicaine.

    Plus loin encore, le décès d’Albert Camus prix Nobel de littérature 1957, le 4 janvier 1960, dans un accident où il se trouvait en compagnie de son éditeur Michel Gallimard qui lui, éjecté de la Vega Facel, succombera à ses blessures. Comme l’écrit Myriam Lebret dans L’Yonne républicaine : « On retrouve dans la voiture, après l'accident, le manuscrit inachevé du Premier homme. Ainsi qu'un billet de train. »

    Mais il ne faut pas tirer de généralités de ces exemples, la route n’est pas la seule cause de décès des écrivains et des éditeurs. Dans le même temps on apprenait la disparition de Bernard de Fallois, 91 ans, président et fondateur en 1987 des Editions de Fallois, dont Le Monde nous apprend qu’il a publié « Plus de 800 romans français et étrangers, essais, ouvrages philosophiques, études historiques. » Dans son catalogue d’auteurs on peut citer Marcel Pagnol, Robert Merle, Raymond Aron, Jacqueline de Romilly, Fernand Braudel, et Joël Dicker, dont le roman « La Vérité sur l’affaire Harry Quebert », a été un best-seller mondial.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu