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marc levy

  • De la BD, de « vrais » livres, et de la culture en campagne

    De la bande dessinée

    « J’ai lu tardivement. Je lisais des BD quand mon frère lisait déjà le Monde et de vrais livres. » déclare l’écrivain Christophe Carpentier à Libération qui lui consacre un article.

    Encore en 2017, la bande dessinée a toujours du mal être prise au sérieux par le monde de l’édition. Pourtant les chiffres de vente sont là pour prouver qu’un véritable public existe A elle seule la réédition de la version colorisée de « Tintin au pays des Soviets » s’est retrouvée e tête du Top 20 des meilleures ventes de livre. L’ouvrage à été imprimé à 300 000 exemplaires auxquels se rajoutent 50 000 exemplaires en édition de luxe.

    On pourra aussi le constater à l’occasion du 44ème festival international de la BD d’Angoulême qui ouvre ses portes le 26 janvier.

    En attendant France Info imagine le futur palmarès de la manifestation et les auteurs cités tel que Daniel Clowes, Taiyou Matsumoto, Ancco, Stéphane Oiry, Lewis Trondheim, ou Riad Sattouf, démontrent que l’univers de la BD a beaucoup évolué depuis Tintin.

    D’autres prix ont déjà été décernés : le prix de la BD Fnac 2017 à L’été Diabolik de Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse (Dargaud), et le prix René Goscinny à Emmanuel Guibert pour l’ensemble de son œuvre.

     

    De « vrais » livres

    Le Figaro a publié le palmarès des « plus gros vendeurs de livres » en 2016. Les dix premiers sont : 1. Guillaume Musso: 1.833.300 exemplaires, 2. Michel Bussi 1.135.300, 3. Anna Todd: 1.025.100, 4. Marc Levy: 1.024.200, 5. Harlan Coben: 797.200, 6. Françoise Bourdin: 679 300, 7. Laurent Gounelle: 675.400, 8. Gilles Legardinier: 604.000, 9. Elena Ferrante: 560.900, 10. Mary Higgins Clark: 546.200.

    Commentant ses chiffres le quotidien 20 minutes écrit : « Alors que l’écrivain qui vend le plus de livres en France est, sans surprise, Guillaume Musso avec 1.833.300 exemplaires vendus en 2016, la seconde place est occupée… par un professeur de géographie à l’université. » et précise « Michel Bussi, chercheur au CNRS spécialisé en géographie électorale et professeur de géographie à l’université de Rouen est aussi romancier à ses heures. Il a vendu 1.135.300 de ses polars, qui se déroulent le plus souvent en Normandie. »

     

    La culture en campagne

    Livres Hebdo dévoile les 4 affiches diffusées dès le 23 janvier par la Fondation Cultura qui veut interpeller les candidats à l’élection présidentielle pour qu’ils placent la culture au centre des débats politiques. Extrait de l’article : « "La culture est un levier de cohésion sociale et d’épanouissement", souligne la fondation d’entreprise dans un communiqué, "convaincue [qu’elle] permettrait d’apporter beaucoup de réponses aux maux de notre société". Créée en 2001, la Fondation Cultura a pour objectif de développer la culture et la rendre accessible au plus grand nombre, y compris aux populations qui en sont éloignées. »

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  • Les affres de l’inspiration littéraire

    La panne d’inspiration est un problème que semblent ignorer certains écrivains comme Marc Levy ou Amélie Nothomb, qui remettent chaque année ou presque, à date fixe, leur manuscrit. Pourtant la mécanique de la création peut s’enrayer, et un écrivain qui n’écrit plus n’est plus un écrivain. Et il est mal.

    Parmi les raisons de ce passage à vide, il y a parfois le succès. On cite souvent l’exemple de l’écrivain Jean Carrière qui sombra dans la dépression après avoir obtenu en 1972 le prix Goncourt pour « l'Epervier de Maheux ». Ce deuxième roman s'était vendu à 1,7 millions d’exemplaires et avait été traduit en 14 langues. Il s’y remettra bien plus tard mais décédera en 2005, oublié de tous.

    Plus récemment David Foenkinos expliquait sur Europe 1 que : « Pendant un an, je n'ai pas du tout écrit. J'ai pensé que ça ne reviendrait pas". "Je ne pouvais pas enchaîner" confiait-il après le succès de son livre "Charlotte" paru en 2014, couronné par le prix Renaudot, le Goncourt des lycéens, et vendu à plus de 380 000 exemplaires. Son dernier roman « Le mystère Henri Pick » vient tout juste de paraître, deux ans après.

    Comment lutter contre ce manque d’imagination ? L’Internet abonde de sites de conseils. Enviedécrire.com propose un « Kit Kit pour écrivains en mal d’inspiration », ecrire-un-roman fait appel à l’expérience de Stanley Kubrick, et même Slate, en 2012 (comme quoi le problème n’est pas nouveau) relayait les « Méthodes pour surmonter le syndrome de la page blanche » du site Flavoriwe (comme quoi le problème n’a pas de frontières).

    duras_emily_cover_pocket.jpgSur le site Babelio on trouve une liste de 26 ouvrages tous genres confondus, dont le thème est « La page blanche en littérature ». On y trouve « Invisible » de Paul Auster, « Emily L. » de Marguerite Duras, en passant par « Bel ami » de Guy de Maupassant, « A l’encre russe » de Tatiana de Rosnay, « La Vérité sur l'affaire Harry Quebert » de Joël Dicker, ou, dans un autre genre, « La fille de papier » de Guillaume Musso qui imagine « Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d’inspiration, voit surgir dans sa vie l’héroïne de ses romans. Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire. » Je ne dévoilerai pas la fin car c’est l’idée du livre.

    L’auteur en panne d’inspiration est aussi un sujet populaire au cinéma. Il a été incarné par Johnny Depp dans « Fenêtre secrète », film adapté de la nouvelle Vue imprenable sur jardin secret de Stephen King, ou par Pierre Niney dans « Un homme idéal ». Un sujet qui inspire les scénaristes en mal de scénario comme le souligne le site Buzz littéraire.

    Au final, la panne d’inspiration semble être un très bon thème d’inspiration, y compris pour... les blogueurs.

    Photo : "Emily L", de Marguerite Duras.

  • Littérature et bande dessinée

    « La bande dessinée est, selon moi, plus proche de la littérature que d’autres arts visuels comme le cinéma, parce qu’il y a une chose essentielle qui est le rapport au temps. Et les ellipses. Ce qui est important dans la bande dessinée, ce n’est pas vraiment ce que l’on représente, c’est l’espace entre deux cases. Ce qu’il n’y a pas ? C’est vraiment le propre de l’écriture bédé. Ce qui m’intéresse, c’est justement ce qui se passe dans cet espace-là qui n’a pas été pris, qui n’a pas été saisi, qui n’a pas été montré et que le lecteur imagine. ça c’est fondamental dans la bande dessinée. », dixit Jean-Philippe Stassen dans Alter Mondes, n°41 de mars 2015.

    Littérature et bande dessinée peuvent donc faire bon ménage, et même si on passe rapidement sur l’adaptation des romans de la Comtesse de Ségur (Casterman) - hormis « Les malheurs de Sophie » par Mathieu Sapin (Gallimard) -, d’autres titres nous le démontrent.

    product_9782207118177_195x320.jpgC’est le cas de « Suite française - Tempête en juin » dessiné par Emmanuel Moynot d’après le roman d'Irène Némirovsky (Denoël Graphic). Un dessinateur qui a déjà adapté l’univers de Jean Vautrin avec « L’homme qui assassinait sa vie » (Casterman). Emmanuel Moynot a également pris le relai de Tardi pour la mise en images des romans de Léo Malet avec le personnage de Nestor Burma (Casterman).

    Jacques Tardi, connu aussi pour avoir illustré les textes de Céline ou de Jules Verne, expliquait en 2005 lors de la parution  de « Le Petit Bleu de la Côte Ouest » de Jean-Patrick Manchette (Humanoïdes Associés) : « Je n’ai plus envie d’adapter un livre pour le moment. J’ai réalisé beaucoup d’adaptations ces dernières années. Je souhaite dessiner une histoire que je pourrais revendiquer entièrement. A force d’adapter des livres, vous devenez de plus en plus timide, de plus en plus timoré. Vous n’osez plus vous lancer dans une histoire inédite. C’est plutôt confortable d’adapter un livre. La trame générale est déjà écrite et vous ne devez vous charger que du découpage, de la mise en scène et du dessin. Le seul défi est de trouver des astuces pour traiter certaines scènes difficilement transposables du roman en bande dessinée... Bref, c’est un travail rassurant et tranquille. J’ai envie, aujourd’hui, de reprendre des risques et d’assumer des scénarios. »

    Autres adaptations d’œuvres littéraires : « L'Hôte » et « L’étranger » d'Albert Camus par Jacques Ferrandez (Gallimard), « Canicule » de Jean Vautrin par Baru (Casterman), la série « Game of Thrones » de George R.R. Martin, scénarisé par Daniel Abraham et dessinée par Tommy Patterson (Dargaud),  sans oublier « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry revisité par le prolifique et talentueux Joann Sfar (Gallimard).

    Marc Levy lui-même, a signé l’adaptation en bandes dessinées de deux de ses romans : « Sept jours pour une éternité… » avec Éric Corbeyran et Espé, et « Enfants de la liberté » dessiné par Alain Grand (Casterman).


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