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louis hachette

  • Une librairie fermé à Nice, Relay.com qui ferme le site, et un hôtel illustré en BD

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    Photo France 3 Régions.

    La fermeture d’une librairie à Nice

    L’événement n’a pas fait les gros titres des journaux mais ce 31 janvier, la librairie Quartier latin de Nice a fermé ses portes après 80 années d’existence. Si la principale raison en est le départ à la retraite du libraire Patrice Balmoutier, celui-ci profite de l’occasion pour expliquer pourquoi il n’y a pas de repreneur. Le site Actualitté.com relaie son message publié sur Facebook : « D’abord, les banques suivent de moins en moins pour les reprises – c’est le cas pour Quartier latin, qui n’a pas voulu « défendre la position jusqu’à ce que mort s’ensuive ». En dépit d’un repreneur qualifié, aucun financement privé n’a pu être obtenu... L’autre point, c’est le loyer, éternel questionnement. « Quand un bailleur, qui est lui-même une institution sociale (un EHPAD, une Fondation !) trouve absolument normal de doubler le loyer sans vouloir autoriser la moindre extension d’activité, c’est le bal des hypocrites », s’exaspère le libraire. » Autre mise en cause, « ces Messieurs de Saint Germain », que le libraire désigne comme responsables en expliquant qu’ils « accordent royalement un dixième de la marge que prennent les opticiens ou vendeurs de fringues ».

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    La fermeture de Relay.com

    Conséquence sans doute de la baisse des ventes de tablettes tactiles – seuls Amazon, Apple ou Huawei tirent leur épingle du jeu dans ce domaine -, les services qui leurs sont associés s’adaptent à cette situation. Fin janvier Relay, la chaîne de points de vente de presse et de livres que l’on trouve surtout dans les gares, a annoncé la disparition le 25 février de sa plateforme Relay.com qui proposait depuis 2006 une offre de téléchargement de presse mais aussi de livres au format numérique avec un accès à 200 000 ebooks. Relay demande à sas utilisateurs "Livres" de se rapprocher de la librairie numérique Bookeen, son partenaire pour avoir accès à leur bibliothèque ». Pour l’anecdote, les boutiques Relay sont les héritières des « Bibliothèques de gare » créées en 1852 par Louis Hachette, aujourd'hui elles appartiennent à Lagardère Travel Retail.

    Buche, Tom Tirabosco, Exem, Albertine, Ibis Styles, Louis Hachette, Relay.com, Bookeen, Zep, Rodolphe Töpfer , Frederick Peeters

    Un hôtel décoré par des bandes dessinées

    Le monde de la bande dessinée fait le bonheur des éditeurs (14 % de parts du marché) mais également celui d’un hôtelier en Suisse. Livres Hebdo nous annonce que « La chaîne d'hôtel Ibis Styles, appartenant au groupe AccorHotels, inaugurera le 14 février prochain son premier hôtel entièrement dédié à la bande dessinée, à Carouge aux portes de Genève (Suisse). Sur six étages, le lieu veut rendre hommage au 9e art et à Rodolphe Töpfer (1799-1846), originaire de Genève et « reconnu comme le premier théoricien et auteur de bandes dessinées ». Les auteurs dont les dessins originaux vont décorer les 119 chambres de l’établissement sont Buche, Tom Tirabosco, Exem, Albertine, Wazem, Zep et Peeters.

  • Lire entre les lignes avec la SNCF

    La multiplication de liseuses, smartphones, et tablettes en tous genres ne pouvait qu’encourager de nouvelles initiatives en faveur de la lecture. Aujourd’hui c’est au tour de la SNCF qui, après avoir commandé une étude à l’Ifop, a appris que « dans les trains dont les trajets durent plus d'une heure, 75 % des passagers lisent. Et 33 % le font sur des liseuses, tablettes tactiles ou smartphones. »

    Un constat qui a amené la compagnie de transports ferroviaires à mettre à la disposition des voyageurs une bibliothèque digitale dont Le Parisien nous livre les détails : « Ceux qui aiment lire prendront le train. A partir d'aujourd'hui, la SNCF lance une bibliothèque digitale - SNCF e-livre -, qui donnera accès à 100 000 livres. Pendant 45 jours, tous ces ouvrages seront disponibles gratuitement, en intégralité ou sous forme d'extraits. A partir de mi-décembre, 5 000 livres resteront gratuits, tandis que le reste sera accessible en accès illimité moyennant un abonnement de 9,90 € par mois. Dans cette bibliothèque digitale, il y aura plus de Balzac ou de Voltaire que de Guillaume Musso ou de Harlan Coben. » 

    Une bonne nouvelle que relaie également Le Figaro : « Un service d'abord à l'essai pour fidéliser les lecteurs (…) Des livres pratiques, des bandes dessinées ainsi que des ouvrages jeunesse seront également au catalogue. Un choix cependant imposé par les réticences des éditeurs à céder leurs titres phares récemment publiés. Pour l'instant, seuls des extraits d'une vingtaine de pages des derniers ouvrages de Joël Dicker, Delphine de Vigan ou Paula Hawkins pourront par exemple être lus sur SNCF e-livre. Même si 65% des revenus générés par les abonnements seront reversés aux éditeurs - qui devront se partager cette somme en fonction du nombre de pages lues - les professionnels préfèrent en effet encore miser sur les librairies pour écouler leurs nouveautés. Le livre numérique représente aujourd'hui 4,1% du marché de l'édition. »

    Les fidèles lecteurs de ce blog se souviendront que lecture et chemins de fer sont depuis longtemps associés et ont même fait la renommée et la fortune de Louis Hachette, qui en 1857 s’inspirant d’un modèle britannique, proposa dans les gares toute une littérature publiée en format de poche destinée à rendre les voyages moins longs et ennuyeux.

    L'application SNCF e-livre est téléchargeable gratuitement sur Android et iOS.

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  • Les bonheurs de Sophie

    3881416708_94f7d73076_o.jpg« La France mythique de la comtesse de Ségur, faite de châteaux, de bonnes confitures et de palefreniers soumis continue de faire rêver les enfants et les adultes. Dans la droite lignée du Petit Nicolas et de sa cousine Bécassine , deux autres enfants de cette France perdue, la petite Sophie survit aux ravages du temps grâce à une transmission de générations. La Bibliothèque Rose qui dort toute l'année dans les maisons de vacances retrouve toujours des lecteurs une fois l'été revenu », écrivait l’an dernier Le Figaro.

    C’est en 1860 que Louis Hachette publie « Les Malheurs de Sophie », « Un bon petit diable », « Jean qui pleure et Jean qui rit », « L'auberge de l'Ange gardien, « Le Général Dourakine », « Les Petites Filles modèles », « Pauvre Blaise », « Après la pluie, le beau temps », autant de romans teintés de morale, destinés à la jeunesse et écrits par Sophie Feodorovna Rostoptchine, fille d’aristocrates russes exilés qui s’installent en France en 1817.

    Une carrière d’écrivaine que Le Point présente ainsi : « Polyglotte, parlant cinq langues, la comtesse de Ségur commence à se consacrer à la littérature à l'âge de 50 ans en notant les contes qu'elle racontait à ses petits-enfants et en les regroupant pour former ce qui s'appelle aujourd'hui Les Nouveaux Contes de fées. Elle signe son premier contrat en octobre 1855 pour seulement 1 000 francs. Le succès des Nouveaux Contes de fées l'encourage à composer un ouvrage pour chacun de ses autres petits-enfants. »

    En 2014, on fêtait les 215 ans de sa naissance et une œuvre qui a été adaptée aussi bien au cinéma qu’à la télévision. Le Figaro résume l’esprit des récits : « Les romans de la comtesse de Ségur prônent des valeurs éducatives résolument désuètes : châtiments corporels, confrontations publiques des enfants à leurs méfaits, punitions humiliantes, leçons de morale. La petite Sophie, héroïne des Malheurs de Sophie mais aussi des Petites Filles Modèles et des Vacances, est un personnage binaire, partagée entre une «bonté de cœur» évidente et l'envie permanente de faire des bêtises ».

    la-comtesse-de-segur.jpgToujours en 2014, Jean-Noël Jeanneney lui consacrait son émission « Concordance des temps » sur France Culture, expliquant « C’est à comprendre cette étrange modernité que nous allons nous attacher ce matin avec le concours de Laurent Theis, historien reconnu et avisé de ce XIXe siècle dont nous ne cesserons jamais d’épuiser la fécondité ».

    En 1866, la comtesse de Ségur devient, sous le nom de sœur Marie-Françoise, tertiaire franciscaine (une association pieuse laïque), mais continue à écrire, jusqu’à sa mort à Paris en 1874. Ses romans sont encore disponibles sous diverses formes : livres, livres audio, cédéroms et vidéos.

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