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livres hebdo

  • Des livres 100% biodégradables

    Le livre c’est des mots, des phrases, un récit, un auteur, mais également un « objet », du papier, de l’encre, des moyens de conservation et de distribution dont les conditions de production ne sont pas sans conséquences sur notre environnement.

    En 2017 le BASIC, Bureau d'Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne, publiait une étude dénonçant « l’édition déraisonnable » et analysait son impact social et écologique. Parmi les constatations celle d’imprimer trop de livres pour réduire le coût à l’unité et garnir les rayons mais d’être ensuite obligé de les détruire faute de ventes suffisantes. Ces dernières années l’impression à la demande a permis d’éviter les frais de stockage et les mises au pilon des invendus (désormais recyclés). Grâce à la technologie numérique les imprimeurs peuvent fournir de petites quantités et réimprimer facilement en fonction de la demande.

    En 2016, le Syndicat national de l’édition dévoilait au terme d’une enquête auprès de ses membres que « 93% du papier acheté est certifié ou recyclé, contre 73% en 2012. » et précisait qu’« un véritable tournant s’est produit au début des années 2010 au sein des maisons et des grands groupes d’édition qui ont majoritairement dirigé leurs achats vers des papiers certifiés. » Autre effort des éditeurs, celui de l’utilisation d’encres végétales au détriment des encres minérales à base d’hydrocarbures. Les huiles végétales et les résines naturelles (lin, soja, etc.) entrent dans la composition des encres de 40 à 80%. Le reste est composé de pigments (entre 15 et 25%), d’additifs (entre 0 et 3%) et de siccatifs (2 à 4 %). Ces derniers éléments bien que biodégradables ne sont pas issus de ressources renouvelables et il reste à améliorer leur fabrication pour être 100% bios (Source : Pure Impression).

    Parmi les récentes initiatives on peut également citer un nouveau type d’emballage des livres, hydrosoluble qui remplace le traditionnel blister plastique. Celui-ci a été récemment présenté par Hachette-Phoenix, filiale pékinoise commune des groupes français Hachette Livre et chinois Phoenix (basé à Nanjing), à l’occasion de la 25e Foire du livre de Pékin. Selon Livres hebdo qui relaie l’information l’emballage est réalisé à base d’amidon de maïs, et se dissout en quelques instants dans une eau chauffée à 70 degrés, et en moins de 180 jours dans une eau à température ambiante. L’article précise que le film représente 0,5% le prix de vente du livre, et qu’il emballe désormais les exemplaires de Vivants !, un ouvrage illustré pour la jeunesse qui inaugure une collection écologique en Chine.

    BASIC, SNE, Pure Impression, Hachette-Phœnix, Livres Hebdo, Actualitté.com

    Photo : document extrait du film documentaire « On achève bien les livres » de Bruno Deniel-Laurent.

  • Des romans trop réels, V.S Naipaul, et des visas refusés

    Des romans trop vrais pour être honnêtes

    L’écriture se nourrit de l’imagination de l’auteur-e, mais également de son vécu, de ses expériences, des personnes de son entourage. Il s’agit ensuite d’écrire une histoire, de l’inventer. Certains pourtant ignorent cette étape et ce contentent de copier-coller la réalité pour en faire un roman. Prenant prétexte des déclarations de Séverine Servat de Rugy, épouse du président de l'Assemblée nationale, qui estime que le roman "Vivre ensemble" d'Émilie Frèche, à paraître le 22 août, porte atteinte à sa vie privée, France Info rappelle les démêlés judiciaires de « cinq romanciers condamnés pour s'être (un peu trop) inspirés de la vraie vie ». Les ouvrages cités en exemple sont "Fragments d'une femme perdue" de Patrick Poivre d'Arvor, "Colères" de Lionel Duroy, "Les Petits" de Christine Angot, "Belle et bête" de Marcela Iacub, et "La Ballade de Rikers Island" de Régis Jauffret. France Info détaille le contenu du roman, les de la plainte, et les décisions de justice. Séverine Servat de Rugy n’a pas demandé l’interdiction du livre mais a obtenu qu’un encart précisant qu'il s'agissait bien d'une "œuvre de fiction" soit inséré dans le livre.

    9782264017499FS.gifLa disparition de V.S. Naipaul

    La mort à 85 ans de l’’écrivain britannique Vidiadhar Surajprasad Naipaul, prix Nobel de littérature en 2001 et auteur de plus de trente ouvrages, aurait pu passer inaperçue en plein mois d’août si quelques journalistes n’étaient pas encore partis en vacances.

    Télérama écrit : « Ce romancier et essayiste voyageur était « l’écrivain plus opposé aux idées reçues et à la bien-pensance qu'on puisse imaginer » (dixit Télérama), portant un regard sans concession sur les sociétés post-coloniales, et notamment sur la place de l'islam chez les peuples non arabes », et republie un grand entretien qu’il avait accordé au magazine en 2001. Libération publie la réponse à la question posée en 1985 par le quotidien « Pourquoi écrivez-vous ? » : « Ne pas écrire, c’est ne pas contempler ; ne pas contempler, c’est se révéler incapable d’extraire le sens réel, la pleine valeur de son expérience ; c’est laisser la vie, le temps, s’écouler sans avoir de signification», et Le Figaro recommande les « Cinq livres de V.S. Naipaul à lire.

    Livres sans frontières

    Livres Hebdo nous apprend que une douzaine d’auteurs invités au Festival international du livre d’Edimbourg qui se déroulera du 11 au 27 août, se sont vus refuser l’entrée sur le territoire britannique : « Le festival, qui invite 900 auteurs et illustrateurs de 55 pays, fournit régulièrement une assistance dans les démarches de demande de visa. Nick Barley, directeur du festival, dénonce dans The Guardian un "processus de demande humiliant" qui dissuade les auteurs de venir sur le sol britannique. "Nous avons tellement de problèmes avec les visas, nous avons réalisé que c’est systématique. Nous voulons en parler et résoudre ce souci. Pas seulement pour le festival mais aussi pour les organisations culturelles au Royaume-Uni" ».

  • Livres sur le foot, la Coupe est pleine

    La France championne du monde de livres sur la Coupe du monde 2018 ?

    L’activité de l’édition sera sûrement relancée par la quantité de titres à paraître consacrés à la victoire de l’équipe de France de football. Livres Hebdo dans son édition du 16 juillet (article payant) en publie une première liste. Le premier sera Champions – Les Bleus sur le toit du monde, annoncé pour le 20 juillet et sera diffusé par les éditions Hugo Sport à 130000 exemplaires. Le 25 juillet ce sera le tour de Champions du monde ! La fabuleuse histoire du deuxième sacre mondial des Bleus, un album photos souvenirs édité par Hachette Pratique, et de Merci les Bleus! L'épopée des champions du monde 2018, aux éditions Marabout. La deuxième salve de titres continuera fin août avec La deuxième étoile (Marabout), Le livre d’or de la Coupe du monde 2018 (Solar), et L’année du football 2018 (Calmann-Lévy). Nul doute que la série continuera à la rentrée et surtout pendant la période de Noël.

    Une effervescence éditoriale de circonstance qui devrait compenser les mauvais chiffres du secteur en 2017 dévoilés par Actualitté se basant sur un rapport du Syndicat National de l’Edition : « avec 2,837 milliards € réalisés en 2016, contre 2,792 milliards €, c’est un recul de 1,61 % qui est constaté sur l’échantillon des 160 maisons (650 marques éditoriales). En volume, même punition : on recule de 1,05 %, à 430 millions d’exemplaires contre 434,5 millions. » En cause, l’élection Présidentielle qui a détourné l’électeur des librairies, mais le site spécialisée constate que cette mauvaise passe du premier semestre a été compensée par une augmentation notable des livres de poche et cite le SNE : « Le poche connaît aussi des long-sellers : L’Amie prodigieuse d’Elena Ferrante ou La fille du train de Paula Hawkins ont continué à bien se vendre en 2017. Les livres qui ont inspiré des adaptations en film ou série réalisent de belles performances, comme Au revoir là-haut de Pierre Lemaître ou La servante écarlate de Margaret Atwood ».

    Si la Coupe du Monde dope le monde de l’édition, la rentrée elle aussi promet un tout autre sport avec plus de 567 romans, dont nombre de premières œuvres, qui vont arriver dans les librairies.

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    Photo : Le foot de Géraldine Maincent et François Foyard (Larousse) paru en 2016.

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