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livre de poche

  • Les livres de l'été 2017 ?

    Il est loin, très loin, le temps où les éditeurs prévoyaient pour l’été la parution d’un livre très épais destiné à devenir le best-seller de nos vacances et accessoirement un repose tête sur la plage. On doit donc se débrouiller pour trouver le livre qui occupera nos loisirs, avec l’aide de quelques spécialistes :

    ActuaLitté et l’émission littéraire de la RTBF, Livrés à Domicile, proposent « 10 livres pour accompagner les vacances. 70 romans, recueils de nouvelles, récits, livres de poche, essais et BD récemment parus à mettre dans sa valise pour les vacances. Mettons nous sous le jacaranda, pour découvrir des livres au parfum d’ailleurs. » Parmi les titres proposés on peut citer « Née contente à Oraibi » de Bérangère Cournut (Le Tripode), « La Baleine thébaïde » de Pierre Raufast, (Alma), ou « Baudelaire au pays des Singes » de Jean-Baptiste Baronian (éditions Pierre Guillaume de Roux).

    Dans Le Point, Marine de Tilly a sélectionné quelques livres de poche, « de l'héroïque, de l'ardent, du glauque, du grandiose, de l'irrésistible ». Elle débute par « Le grand marin », de Catherine Poulain (Points), et « La femme qui fuit » d'Anaïs Barbeau-Lavalette (Le livre de poche), puis continue avec « Gertrude Bell » de Christel Mouchard (Le Livre de poche), « Manhattan People » de Christopher Bollen (Points), « Le livre des Baltimore » de Joël Dicker (De Fallois poche) ou « Metro 2033 » de Dmitry Glukhovsky (Le livre de poche). Chaque titre est présenté en quelques lignes.

    Livre Hebdo de son côté titre « "La tresse" en bonne place pour devenir l'un des livres de l'été » et nous explique « La tresse de Laetitia Colombani (Grasset) fait son entrée en 7e position dans le Top 20 GFK/Livres Hebdo, tous genres confondus, pour la semaine du 5 au 11 juin. Tiré pour sa sortie le 10 mai à 15000 exemplaires, il atteint désormais un tirage de 104000 exemplaires et s’annonce comme un des livres de l’été. »

    Et si on ne trouve pas son bonheur dans ces recommandations, rien n’empêche d’entrer dans une librairie, à la mer comme à la montagne, il y en a encore partout.

    Jacaranda.jpg

    Photo : un jacaranda arbre subtropical fréquent en Méditerranée, doté d'une superbe floraison mauve de mai à juillet.

  • Le dernier loup, du film au livre

    dernierloup.jpgDu film « Le dernier loup », Le Parisien nous apprend que cette production franco-chinoise, financée à 80% par la Chine, a été vue par 7 millions de Chinois en une semaine dans plus de 6 000 salles. Cette semaine il est en tête des entrées en France.

    Le quotidien précise aussi que le réalisateur « Jean-Jacques Annaud n’était pas très bien vu en Chine après avoir réalisé « Sept ans au Tibet » avec Brad Pitt. Or, tout a changé lorsqu’il a rencontré une délégation chinoise venue le solliciter il y a sept ans. « Comme j’avais beaucoup déplu en faisant « Sept ans au Tibet », en 1997, j’ai rappelé ce passé et ils m’ont dit que la Chine avait changé. 'Nous sommes des gens pragmatiques et nous avons besoin de vous'. Il y avait de leur part cette envie d’apprendre de nous ».

    France Info note par ailleurs : « C'est un livre qui a contribué à la prise de conscience du désastre écologique en Chine, de l'importance des questions environnementales, dont s'emparent aujourd'hui les autorités, qui ont d'ailleurs plutôt facilité la tâche à Jean-Jacques Annaud. »

    Le film est une adaptation du livre « Le totem du loup » de Jiang Rong vendu à plus de 20 millions d’exemplaires en Chine où il est paru en 2004. L’histoire du scénario : « 1969. Chen Zhen, un jeune étudiant originaire de Pékin, est envoyé en Mongolie-Intérieure afin d’éduquer une tribu de bergers nomades. Mais c’est véritablement Chen qui a beaucoup à apprendre – sur la vie dans cette contrée infinie, hostile et vertigineuse, sur la notion de communauté, de liberté et de responsabilité, et sur la créature la plus crainte et vénérée des steppes – le loup. Séduit par le lien complexe et quasi mystique entre ces créatures sacrées et les bergers, il capture un louveteau afin de l’apprivoiser. Mais la relation naissante entre l’homme et l’animal – ainsi que le mode de vie traditionnel de la tribu, et l’avenir de la terre elle-même – est menacée lorsqu’un représentant régional de l’autorité centrale décide par tous les moyens d’éliminer les loups de cette région. »  

    Le site L’Obs -Rue 89 soulève de son côté une polémique en titrant « Trahison du livre ? » et d’écrire : « « Le Totem du Loup » est un livre lourd, long, trop didactique et qui n’a pas bénéficié en Chine d’un bon travail d’édition ; cependant ce roman, largement autobiographique, qui vient d’être publié à nouveau en France, mettait en avant des idées importantes et nouvelles en Chine.

    Certes, le film reprend les thèmes écologiques et la lutte des hommes et de la nature, mais escamote en partie le véritable intérêt du livre pour les cultures minoritaires et notamment mongoles ; ce respect réel est exceptionnel en Chine.

    TotemLoup.jpgDe même, les thèmes politiques sous-jacents sont importants et notamment l’antagonisme entre pasteurs 9782253125983-T.jpgnomades et cultivateurs. Les Mongols sont des loups, comme l’ont montré leurs conquêtes territoriales dans l’histoire et leur contrôle périodique du pouvoir chinois. »
     
    Les spectateurs qui auront aimé le film pourront toujours se plonger dans l’édition française du livre publiée sous le titre original « Le totem du loup » (Books éditions), traduit par Yan Hansheng et Lisa Carducci. Egalement disponible en Livre de Poche avec une couverture reprenant l'affiche du film.

     

     

  • La couverture à la Une

    La couverture, c’est l’élément graphique qui contribue à distinguer un livre et à le faire vendre... et qu’on oublie dès qu’on l’a ouvert, mais pas toujours, puisqu’on en parle :

    harry potter,jean-claude götting,michel gourdon,salon du livre,livre de poche,couverturesSur le site Poudlard.org on apprend que  « À l’occasion du quinzième anniversaire de Harry Potter à l’École des Sorciers, l’édition américaine des livres, Scholastic, a révélé la première des sept nouvelles couvertures de Harry Potter. »

    Dessinées par Kazu Kibuishi, celui-ci rend hommage à l’artiste qui l’a précédé dans cet exercice « Les couvertures de Harry Potter par Mary GrandPré sont si fantastiques et emblématiques. Quand on m’a demandé de proposer des dessins, j’ai hésité au début, parce que je ne voulais pas que ces couvertures soient réinterprétées ! Cependant, j’ai senti que si je m’occupais du projet, je pourrais y apporter quelque chose que bien d’autres designers et illustrateurs ne pourraient probablement pas apporter [...]. » En France toutes les couvertures ont été dessinées par Jean-Claude Götting.

    Le Monde a récemment consacré un article à Michel Gourdon (abonnés) illustrateur émérite des couvertures du Fleuve noir à l’occasion de la vente aux enchères de ses œuvres. Le journaliste Yan Plougastel le présente ainsi : « Son nom, il le signe à la pointe du crayon, d'un G qui veut dire Gourdon, avec la même typographie que celle du studio Harcourt. Pourtant, qui connaît Michel Gourdon (1925-2011) ? En un temps que les moins de 30 ans n'ont pas connu, où les romans policiers ont mauvais genre et où la vision d'une gorge féminine à peine décolletée trouble l'ordre public, ce peintre réservé porte haut la culture populaire grâce à la pureté du trait, à la simplicité des lignes, au sens du cadrage hollywoodien. A des femmes qui ne laissent rien ignorer de leurs charmes... ». C’est lui qui a dessiné les couvertures des premiers San Antonio. A lire sur Arrêt sur images l’article publié lors de sa disparition en 2011.

    De son côté, le site The Buried Talent célébrait en mai 2012 « quinze couvertures mythiques de livres (eux aussi mythiques) » mais précise « Il faut reconnaître qu’en matière d’illustration des couvertures de livres, les maisons d’édition américaines et britanniques sont bien meilleures que nos éditeurs français. » « Vous ne trouverez jamais une couverture à la Gallimard ou Stock pour le format hardcover (l’équivalent du broché) car les éditeurs outre-Manche et outre-Atlantique ont compris qu’il fallait associer dès le début un visuel fort à un livre pour qu’il reste plus longtemps dans les têtes. »

    Des visuels forts, on pourra aussi en découvrir quelques-uns dans l’exposition 60 ans de couvertures présentée au Salon du livre de Paris du 22 au 25 mars 2013 à l’occasion des 60 ans du livre de Poche. Des images ancrées dans nos mémoires, et, si aujourd’hui la photo est omniprésente, cette collection s’est distinguée à ses débuts en faisant appel à des concepteurs de talent comme Pierre Faucheux et aux meilleurs illustrateurs de l’époque.


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