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librairies chapitre

  • Librairies Chapitre toutes ne sont pas encore sauvées

    « « On est très contents, très satisfaits ». Marie-Paule Pézière, la responsable de la librairie Chapitre de Cherbourg, a pu réveillonner l'esprit tranquille. Son magasin fait parti des onze librairies dont la cession a été validée par le tribunal de commerce de Paris la semaine dernière. Et elle a bien de la chance : 41 de ses confrères cherchent toujours un repreneur, après le placement en liquidation judiciaire de l'enseigne Chapitre. » pouvait-on lire le 2 janvier dans Ouest-France. Un épilogue heureux pour cette librairie créée en 1999 qui emploie 15 personnes et qui a désormais à sa tête Pascal Robert, le PDG du Leclerc de Tourlaville. Mais, comme le souligne l’auteur de l’article, d’autres librairie du groupe Chapitre en liquidation judiciaire restent à sauver.

    D’après l’AFP, « Sur les offres de reprises validées par le tribunal de commerce, les éditions Albin Michel reprennent cinq librairies Chapitre à Paris, Limoges, Orléans, Besançon et Lorient. Une des deux librairies de Nancy est reprise par le groupe Madrigall (Gallimard), tandis que les établissements d'Angoulême et Saint-Brieuc sont repris par leurs actuels directeurs. La librairie de Perpignan est reprise par un directeur régional de Chapitre, celle de Montélimar par un libraire et celle de Cherbourg par le propriétaire du centre Leclerc. »

    Mais beaucoup sont encore dans l’incertitude comme la librairie Chapitre "Les Volcans"  de Clermont-Ferrand, celles de Nantes, ou encore les librairies Chapitre de Bourgogne à Dijon, Nevers et Chalon-sur-Saône.

    A Toulouse, la librairie Chapitre menacée de fermeture, a été rachetée dès le mois d’octobre 2012 par Benoît Bougerol, propriétaire de la maison du livre à Rodez et a retrouvé son nom d’origine, Privat, qu’elle portait lors de sa fondation en 1839. Son nouveau patron a gardé les 16 salariés et veut augmenter de 20% le chiffre d'affaires (source France 3). Il faut noter que  Toulouse a vu fermer la même année une autre librairie « historique » Castela ainsi que son magasin Virgin.

    Le Figaro, qui consacre un article aux éditeurs Gallimard et Albin Michel qui se mobilisent pour reprendre les librairies Chapitre, s’interroge « Quel intérêt ont ces éditeurs à investir dans des établissements déficitaires ? » et publie la réponse de Francis Esmenard, PDG d’Albin Michel, qui déclare « J'essaie seulement de faire un effort pour pérenniser cette activité, car c'est dramatique pour l'édition et la culture de voir mourir des grandes librairies de centre-ville en province. »   

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  • La voix aux "Chapitre"

    Le point commun entre les villes de Brive, Lyon, Grenoble, Cannes, Colmar, c’est qu’elles vont voir leur librairie Chapitre fermer.

    Le groupe Actissia, groupe de distribution « multicanal » spécialisé dans la culture, les loisirs, et « créateur de lien » a décidé de fermer 12 de ses 57 librairies de sa division Actissia Retail.

    Le groupe qui possède aussi le Club France Loisirs et le Grand Livre du Mois, présente ainsi ses librairies « une vingtaine figurent dans les plus grandes librairies générales de France et bénéficient d'une forte notoriété grâce à leur image de qualité et leur ancienneté. Les libraires qui les animent mettent tout en œuvre pour conseiller et faire partager leurs coups de cœur. Ils proposent également aux clients de commander sur internet et de retirer leurs livres en librairies. »

    Une implantation dans les centres villes et une proximité qui ne pouvait que toucher la clientèle pour qui ces lieux représentent « Bien plus qu’une librairie » comme le revendique le slogan de la marque.

    Les clients se mobilisent. A Grenoble, une pétition adressée au Président de la République, dans laquelle on apprend au passage que la chaîne appartient à un fonds d’investissement américain, a recueilli plus de 19 000 signatures. Un Harlem Shake a réuni devant la librairie Arthaud, bicentenaire, une centaine de clients (photo). Michel Destot, le maire de la ville était présent.  

    A Toulouse, où l’enseigne est connue depuis des années sous le nom de Privat, c’est le maire Pierre Cohen qui est venu à la rencontre des responsables « pour apporter mon soutien au personnel de la librairie et lui faire part de la volonté de la mairie de les aider dans un éventuel projet de reprise ». La Dépêche du midi qui rend compte de cette mobilisation donne la parole à d’anciens salariés qui évoquent le passé de cette librairie familiale créée en 1903 et l’un d’eux, Georges Brielle, constate « Vous savez, la mort d’une librairie signe la fin des idées. »

    Cette inquiétude touche aussi et surtout les salariés puisque ces fermetures entraîneraient 271 suppressions d’emplois sur 1200. Le 3 mai 2013, un comité d’entreprise du groupe devrait donner les détails du plan social envisagé.

    En attendant, les maires de Toulouse et de Grenoble ont été reçus par Jorg Hagen, PDG d’Actissia, et devraient évoquer la situation de leurs librairies avec Aurélie Filippetti, ministre de la Culture.

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