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les inrocks

  • Le seigneur des anneaux, le biopic, et bientôt la série TV

    Christian Bourgois, Pocket, J. R. R. Tolkien, Dome Karukoski, Le Seigneur des Anneaux,Les Inrocks,David Brawn, « A priori, la vie de J.R.R. Tolkien n'est pas un matériau dramatique évident. Philologue industrieux ayant architecturé un monde imaginaire tentaculaire, avec ses peuples merveilleux, ses arbres généalogiques labyrinthiques et ses langues créées de toutes pièces – immense iceberg littéraire dont Le Seigneur des Anneaux serait la partie visible –, on disait de lui qu'il était un universitaire sédentaire, plus disposé à mener une vie paisible qu'à partir à l'aventure », écrivent Les Inrocks à propos du film « Tolkien » biopic réalisé par Dome Karukoski.

    Un film sur l’auteur de la saga Le Seigneur des Anneaux, (The Lord of the Rings) roman épique en trois volumes de J. R. R. Tolkien (1892-1973), paru en 1954 et 1955. Le quotidien 20 minutes nous dit que « La Confrérie de l’Anneau, centrale dans les livres, n’est pas tout à fait fictive. Elle s’inspire des amis d’enfance de l’auteur, ceux qu’il a rencontrés avant qu’ils s’engagent dans l’armée pendant la Première Guerre mondiale. C’est au milieu de ces adolescents que le jeune orphelin a commencé à écrire pendant ses années à la King Edward’s School. Il a fondé avec eux la Tea Club and Bavorrian Society, véritable pépinière d’idées et de débats dont on retrouve la camaraderie dans les romans. »

    Œuvre de fiction ou inspiré par la vie de l’auteur, la saga littéraire traverse les âges et continue à séduire de nombreux lecteurs.

    Sur la page Wikipedia, David Brawn, l'éditeur de Tolkien chez HarperCollins, qui détient les droits pour le monde anglo-saxon, à l'exception des États-Unis « En trois ans, de 2001 à 2003, il s'est vendu 25 millions d'exemplaires du Seigneur des Anneaux - 15 millions en anglais et 10 millions dans les autres langues. Et au Royaume-Uni les ventes ont augmenté de 1 000 % après la sortie du premier film de la trilogie ». Les trois films - La Communauté de l'anneau, Les Deux Tours, Le retour du roi -, ont été récompensés par dix-sept Oscars aux Etats-Unis.

    Et l’intérêt pour la saga ne semble pas prêt de s’éteindre, car on annonce pour 2020 l’arrivée sur la plateforme vidéo d’Amazon d’une série. Le magazine Première qui dévoile l’événement précise : « qu'elle se déroulera en effet à l'époque du "Deuxième âge" et s'attachera ainsi à couvrir l'un des moments les plus fascinants de la saga de Tolkien. Cette période de l'Histoire de la Terre du Milieu s'étend sur 3441 ans et contient des événements passionnants, notamment la première montée en puissance de Sauron, et aussi sa première défaite, vaincu par "La Dernière Alliance des Elfes et des Hommes". »

    En France, Le Seigneur des Anneaux a été édité par Christian Bourgois et est disponible chez Pocket (collection Fantasy).

  • Bientôt la rentrée (littéraire)

    Vainqueur incontesté des ventes de livres cet été Guillaume Musso. Le quotidien 20 minutes nous en dit plus : « Eté comme hiver, année après année, livre après livre, il caracole en tête des ventes. Et son dernier roman ne fait pas exception. La jeune fille et la nuit de Guillaume Musso a été le livre le plus vendu ( et donc le plus lu ?) de l’été, s’est félicité mercredi son éditeur Calmann Levy. Ce thriller qui se déroule sur la Côte d'Azur s’est écoulé à plus de 55.000 exemplaires depuis juillet, a indiqué la maison d’édition en se basant sur les chiffres de l’institut GfK. Au total, depuis sa sortie en avril, le quinzième roman de Guillaume Musso s’est vendu à plus de 555.000 exemplaires. »

    Une bonne nouvelle pour son éditeur qui doit espérer que cela continue à l’automne, car comme à chaque rentrée littéraire les libraires vont être submergés de nouveautés, au total 567 romans. Particularité cette année, relevée par la presse, le nombre – 94 - de « premiers romans ». Un phénomène que Le Huffington Post analyse en donnant notamment la parole à Charlotte Milandri créatrice du blog 68 premières fois : « Il y a un intérêt grandissant autour des premiers romans car ils reçoivent une attention particulière de la part des médias. Le premier roman me semble-t-il, est devenu un objet marketing, au point que certaines maisons d'édition utilisent des stratagèmes pour que des romans obtiennent le qualificatif de premier roman (publication sous pseudo, explication discutable sur un texte précédent, tentative de qualification d'un premier texte comme une autobiographie). Le présenter comme un premier roman est déjà en soi un argument de mise en avant ».

    Des primo-romanciers revitalisants pour un secteur de l’édition en plein « remue-ménage » selon Le Monde qui récapitule la « série de cessions et de réorganisations d’une ampleur rarement égalée », et annonce une rentrée « morose » : « Les groupes d’édition gèrent plus que jamais à l’économie, ce qui peut se traduire par des suppressions d’effectifs. En redressement judiciaire, France Loisirs a licencié 450 salariés sur 1350 en France cette année. Bien plus modeste, un plan de sauvegarde de l’emploi concerne une quinzaine de salariés dans les sociétés holdings de La Martinière et de Média-Participations. Cette reprise en main suscite des inquiétudes, notamment au Seuil, dirigé depuis avril par Hugues Jallon, venu de La Découverte (Editis).»

    D’autres articles sur la rentrée littéraire : Télérama « Rentrée littéraire 2018 : voici notre sélection des meilleurs romans », « Rentrée littéraire 2018, les choix de France Culture et de L'Obs », L’Express « Nos coups de cœur de la rentrée littéraire », Les Inrocks « Nos 40 romans préférés de la rentrée littéraire ».

    Photo : petit échange entre Tatiana de Rosnay et Guillaume Musso sur Facebook.

    Guillaume Musso, Le Huffington Post, Charlotte Milandri, Le Monde, Hugues Jallon, Télérama, france culture, L'Obs, L'Express, les inrocks

  • Le tabou du harcèlement sexuel

    La polémique déclenchée par Christine Angot dans l’émission On n’est pas couché à propos du livre de Sandrine Rousseau n’était que le prologue du débat ouvert par le scandale Weinstein dévoilé quelques jours après par un article du New Yorker.

    Parler.png« Parler » (Flammarion) est le titre de ce livre écrit après que quatorze femmes aient accusé un homme politique de leur propre parti de harcèlements et d’agressions sexuelles. L’affaire sera classée sans suite et cet ouvrage témoigne de la difficulté de parler de ces problèmes et d'y trouver des solutions. Une démarche qui n'a pas plu à la chroniqueuse de Laurent Ruquier.

    Dans L’Express Christine Angot elle même victime d’inceste dans sa jeunesse déclare : « Pour ce qui est de l'agression sexuelle, ou du viol, c'est une souffrance d'autant plus grande qu'elle se double d'un déshonneur. Moi, quand je l'ai vécu, j'aurais préféré être morte que de le vivre. Je dis simplement que revendiquer un statut de victime n'est pas une ambition. » Des propos qu’elle complète par cette affirmation : « Non, ce n'est pas ça qui aide. On se débrouille. On ne nous laisse pas le choix. Il ne faut pas « aider »les gens, ce n'est pas assez, il faut les sauver. Le lien qui se crée avec un psychanalyste peut sauver. » 

    Dans l’hebdomadaire Les Inrocks Sandrine Rousseau se défend : « Dans la lutte contre les violences sexuelles, l'enjeu est de toucher tout le monde. Les femmes qui souffrent le plus sont souvent les plus isolées économiquement ou socialement. Je pense que le sujet n'est pas adapté à une émission comme On n'est pas couché mais il est important de parler aussi à ce public là. L'épisode diffusé samedi dernier révèle beaucoup de choses, et peut-être que dans quelques années on analysera le rôle qu'il a joué dans l’évolution de la perception du problème. »

    Quelques jours plus tard la position très personnelle de Christine Angot sera balayée par la révélation de l’affaire du producteur de cinéma Harvey Weinstein. Des dizaines de comédiennes vont à leur tour témoigner dans les médias, mais aussi sur les réseaux sociaux, des agressions sexuelles qu’elles ont eu à subir de la part du magnat d’Hollywood. Le besoin de dire publiquement s’est révélé le plus fort pour briser la loi du silence.

    Interrogée sur France Info Sandrine Rousseau rajoutera à propos de ce scandale : « Les femmes n'acceptent plus ce système. C'est une révolution douce qui est en train de passer ». « Mais il ne faudrait pas que cette affaire masque la forêt qu'il y a derrière. Parce que partout où il y a des positions de pouvoir, dans les entreprises, les hôpitaux, les associations, il y a des comportements de ce genre. Évidemment que dans la politique, il y en a. Et permettez-moi de noter qu'il n'y a pas tant d'affaires qui sortent, alors qu'à mon avis, il y a matière à en sortir beaucoup plus ».

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