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les echos

  • Sur la piste du Polar

    Sur France Culture la rubrique dédiée au Polar dans l’émission Le Réveil culturel de Tewfik Hakem (« l'actu des plaisirs quotidiens pour bien commencer la journée ») est diffusée le jeudi matin. On peut l’écouter en direct mais également en podcast. Celle du 4 avril était consacrée à Patrick Pécherot, écrivain, pour Hével aux éditions Gallimard série noire.

    Le Polar est une genre littéraire populaire trop souvent sous-estimé dans le milieu de l’édition même s’il y est omniprésent. Un indice, le dossier publié par Livres Hebdo titré « Le grand chambardement » et qui constate que « Le paysage du polar se redessine en France à la faveur de mouvements dans les maisons d’édition et l’émergence d’une nouvelle génération d’éditeurs aux commandes, en quête d’auteurs et de moyens inédits pour les défendre. »

    En France nombreuses sont les collections qui lui rendent hommage, comme Gallimard Série noire, Le Masque, 10/18 avec Grands Détectives, Folio Policier, Fleuve Noir, Babel noir et Actes Noires, ou Rivages/Noir pour les romans étrangers. Et parmi les nouveaux éditeurs on peut citer Polar Cairn à Toulouse, Lajouanie à Paris, Mont-Blanc noir aux Houches.

    De grands événements contribuent aussi à sa popularité. C’est le cas de Quais du Polar qui en 2018 accueillera à Lyon du 6 au 8 avril plus de 120 auteurs du genre.

    Autre manifestation renommée le Festival Polar de Cognac qui fêtera cette année sa 23ème édition du 19 au 21 octobre avec déjà annoncés des « Clin d’œil » au réalisateur Jacques Deray et à mai 68.

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    Les amateurs trouveront sur 813 Le blog « Le rendez-vous des Amis des littératures policières » la plupart des dates concernant les salons et festivals consacrés au Polar de Barcelone à Paris, en passant par Osny, Fargues Saint Hilaire, Rosny-Sous-Bois, Lisle-sur-Tarn, ou Illkirch Graffenstaden. Des dizaines de manifestations y sont recensées et les informations et liens mise à jour régulièrement. Pour 2018 on y dénombre pas moins de 87 rendez-vous.

    La presse aussi s’intéresse au Polar et Les Echos proposent la liste des 10 auteurs de polar préférés des Français et sans surprise ce sont les plus gros vendeurs de livres du genre.

  • Livre ou liseuses le duel continue

    Dès son apparition on a annoncé sa disparition programmée, et plusieurs années après on a toujours autant de mal à connaître le nombre de livres numériques désormais en circulation dans le monde.

    De quoi alimenter le sempiternel débat sur l’affrontement entre le livre papier et le livre numérique. Début février le journal Les Echos titrait « Comment le numérique va révolutionner le livre » et expliquait « Comme tous les autres secteurs de l'économie, l'édition se trouve confrontée à une évolution de fond des modes de consommation et des pratiques quotidiennes portées par Internet et les nouvelles technologies de l'information. En tout état de cause, la digitalisation de l'écrit n'apparaît pas être, à elle seule, la réponse appropriée, car le consommateur, aujourd'hui rodé à l'usage du numérique, en attend une valeur ajoutée bien supérieure », et de prédire que l'interactivité sera un élément majeur du livre numérique pour compenser l’attrait d’Internet. »

    Une concurrence qu’une étude menée par Nielsen Book Research confirme en analysant les habitudes de lecture des enfants Britanniques : « La concurrence croissante du numérique, en particulier, se fait sentir dès le plus jeune âge sur l'appétit des petits Britanniques pour les livres. Trois parents sur cinq (61 %) se disent inquiets du temps passé par leurs enfants devant un écran. En particulier pour les garçons : 40 % de ceux âgés de 3 à 4 ans préfèrent être sur Internet plutôt que de lire. Au total, pas moins de 28 % des enfants de cette classe d'âge regardaient quotidiennement YouTube en 2017... alors qu'ils n'étaient que 10 % en 2013. »

    Paradoxe des études, le même organisme dévoile que les millenials (génération née entre les années 1980 et 2000) utilisent des livres imprimés pour se reposer des écrans et des réseaux sociaux… (sic).
    Un constat qui permet à France Culture d’affirmer que « le boom de la liseuse n’a pas eu lieu » et de raconter l’ «
    Histoire d'une révolution qui n'aura pas eu lieu », même si l’auteure termine son article ainsi : « la révolution du livre numérique n’a peut-être pas eu lieu, mais celle du livre augmenté ou nativement numérique reste à venir. »

    En attendant les deux types de livre continuent de cohabiter, pour le plus grand plaisir des amateurs de littérature.

    Photo : document Radio-Canada.ca

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  • Lu ça et là ce mois-ci

    Le site On la lu diffuse une newsletter hebdomadaire consacrée aux livres. On  la  lu  a été imaginé et créé en mars 2013 par Pascale Frey, critique littéraire, Jean-Marc Savoye, créateur du site Le Publieur.com, Etienne Robial, directeur artistique, et est développé par Emmanuel Orain, informaticien. Au sommaire de cette lettre des entretiens avec des auteurs, des coups de cœur hebdos et des notes de lecture de la rédaction et des internautes. 

    Pierre Bergé, président du Conseil de surveillance du "Monde" et actionnaire de ce journal, n’aime pas le supplément Le Monde des livres. Dans un entretien accordé au magazine Charles, il a déclaré :

     « Je peux vous dire que je désapprouve le plus souvent le supplément littéraire du ‘‘Monde’’. Parce qu’on n’y parle pas de livres. Parce qu’il y a un chroniqueur qui s’appelle monsieur Chevillard, qui se croit un bretteur, et qui croit intelligent de descendre le livre de Giscard d’Estaing, le livre du petit Jardin (Alexandre), des choses qui n’ont pas besoin d’être descendues parce qu’elles n’existent pas. C’est faire des mouvements d’escrime dans le vide, c’est très joli, mais ça ne veut rien dire. J’aime trop les livres pour ne pas penser qu’un supplément littéraire devrait s’ouvrir par un ‘‘rez-de-chaussée’’ tenu par un grand chroniqueur littéraire comme c’était autrefois le cas, et comme cela l’est encore au ‘‘Figaro’’. [...] Monsieur Birnbaum (rédacteur en chef du supplément) ne veut pas m’écouter. Il n’aime pas la littérature. Il aime, ce qui est bien son droit, les sciences humaines comme on dit. Je n’ai rien contre. Mais c’est rarissime que dans le supplément on parle de livres, de vrais livres. Et je regrette que ce soit dans ‘‘le Figaro’’ que je lise un article de Yann Moix qui me fasse déplacer dans une librairie pour acheter un livre…»


    En attendant l’adaptation cinématographique du livre « 50 nuances de Grey », les amateurs du genre peuvent aller voir à Paris (Le Palace) « 50 et des nuances » une comédie musicale parodique créée aux Etats-Unis et inspirée du désormais célèbre best-seller.

    Chaque auteur devrait garder ses agendas, on ne sait jamais il peuvent un jour se retrouver à la BNF. Le Nouvel Observateur raconte : « Une autre acquisition de prestige est en vue pour la BNF : un agenda de l’année 1906 ayant appartenu à Marcel Proust et qui vient d’être trouvé. Le 14 octobre prochain, la Bibliothèque organise un « dîner des mécènes » en vue de récolter les fonds nécessaires. C’est le seul agenda de Proust qui soit parvenu jusqu’à nous. Il prend place juste avant les quatre carnets de notes préparatoires à «la Recherche du temps perdu» déjà conservés dans le fond Proust de la BNF. Selon le descriptif établi par la BNF, on y trouve des annotations très denses où s’esquisse «tout l’univers de Combray: promenade au bois de Boulogne, jeux de billes, petite phrase de violon…» Le carnet contient des listes de termes d’architecture, de cuisine, de plantes, des listes de nom propres et même le compte-rendu d’une «filature du 11 au 14 août 1906». Il appartiendra aux chercheurs de dire après qui courait Marcel Proust cet été-là. »

    Sous le titre « La loi « anti-Amazon » va provoquer des dégâts collatéraux » Les Echos analyse la position des députés français qui ont voté un texte interdisant d’offrir à la fois la livraison gratuite et la remise Lang de 5 %, et explique « Mais le texte qui doit encore passer devant le Sénat soulève en réalité une série de problèmes. Comme l’idée qui avait été avancée il y a quelques mois de soumettre l’ensemble des transactions du commerce électronique, la mesure toucherait tous les sites, Amazon, mais aussi les autres « pure players » comme Price Minister, par exemple, et les réseaux de magasins, notamment des librairies, qui se sont lancés dans une stratégie multicanale. Au premier rang d’entre eux, la Fnac qui, jusqu’à présent, offrait elle aussi la livraison gratuite et la remise de 5 %. Pour tous ces points de vente qui proposent désormais à leurs clients qui ne trouvent pas l’ouvrage qu’ils recherchent dans les rayons de le commander sur le site maison, il faudra donc expliquer que ce livre sera 5 % plus cher... »

    BibliObs tente d’expliquer « Pourquoi Mark Twain a-t-il menti sur son pseudo ? » Une enquête qui ne change rien au talent de Samuel Clemens auteur, entre autres,  des « Aventures de Tom Sawyer » mais qui occupe quelques personnes. Les lecteurs de ce blog devaient en être informés.

    Photo : la couverture du prochain album d'Astérix qui paraît simultanément dans 15 pays le 24 octobre 2013, et dont le premier tirage sera de... 5 millions d'exemplaires.

     

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