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les arènes

  • Les journaux parlent du livre

    Les journaux aiment le livre, petite revue de presse qui évoque un détail important de sa fabrication, la vente d’une librairie à Montpellier, et le partage d'ouvrages en entreprise.

    Les livres ont bon dos

    « Pourquoi les dos des livres sont-ils (presque) tous écrits dans le même sens ? », le site Slate s’est posé la question et nous apporte la réponse en racontant cette anecdote : « Le plus compliqué est encore que le dos à la française n’est même pas l’unique système en vigueur dans l’Hexagone. Bien que très minoritaire, le dos à l’américaine a ses adeptes (Les Arènes, Economica, Grasset pour une partie de ses titres…), et il présente même un sérieux avantage, comme le rappelle le fondateur d’Economica, Jean Pavlevski : « Quand on pose un de nos livres à plat, le dos est lisible. Si vous posez à plat un livre avec un dos à la française, son titre apparaît à l’envers. » C’est la même raison qui a conduit Les Arènes à opter pour le dos à l’américaine : en 2010 l’éditeur avait publié un monumental Tout Cabu et s’est aperçu au moment de placer ses ouvrages en piles sur les tables des libraires que le dos apparaissait à l’envers. Trois ans plus tard, il a donc corrigé le tir avec Cabu New York, dont les dos à l’américaine étaient cette fois lisibles dans les piles de livres. »

    Librairie à vendre

    « Le Furet du Nord, un repreneur qui terrorise les employés de Sauramps » titre le site spécialisé Actualitté.com qui nous apprend la vente d’une des célèbres librairies de Montpellier avec à la clé la prévisible suppression d’emplois : « Depuis plusieurs semaines, l’enseigne revenait dans les discussions : mi-mai, le PDG de Sauramps, Jean-Marie Sevestre, signalait ainsi que plusieurs directeurs du Furet avait été reçus dans les établissements de Montpellier, ainsi que d’Alès, en vue d'une reprise. « Sauf qu’Alès ne les intéresse manifestement pas », précise aujourd'hui un proche du dossier. « Nous pensions que leur intérêt se tournerait vers Odyssée, mais manifestement, c’est Triangle qu’ils veulent. » Dans les faits, cela laisserait les 32 personnes d’Odyssée sur le carreau, et plus de 40 personnes pour Triangle. « On parle de plus de 70 salariés sur Montpellier, et le maire n’a toujours pas levé le petit doigt ? Il refuse d’intervenir ou de faire le moindre commentaire : comment est-ce possible, alors qu’il était également président de la métropole ? », s’interrogent les salariés. 

    Lire et partager

    Mieux se connaître dans l’entreprise grâce à ses lectures c’est le but que se propose l’application Ton Book Too que nous présente 20 minutes : « En octobre, les grandes entreprises auront accès à un portail dédié pour que les salariés s'échangent des bouquins. Aujourd'hui, cinq sociétés de plus de 150 personnes ont déjà pré-commandé des abonnements sur Ton Book Too. « Dans une tour comme Total à la Défense, personne ne se connaît, contrairement à une petite PME. Le livre est un prétexte pour que les gens se rencontrent » », explique Valentine Dubot, (confondatrice de Ton Book Too).

    Une vidéo accompagne l’article et explique le fonctionnement de l’appli disponible dès le mercredi 31 mai sur iOS et Android :

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  • Les 100 ans du Canard enchaîné

    Le Canard enchaîné, hebdomadaire satirique paraissant le mercredi, journal indépendant et sans publicité, fête ses 100 ans en 2016, un anniversaire célébré par le monde de l’édition.

    Le Seuil propose « Le Canard enchaîné, 100 ans. Un siècle d’articles et de dessins ». Un beau livre de 672 pages abondamment illustré dont parle La Croix présente ainsi : « « Notre fierté est d’avoir conservé l’esprit d’origine », confie Michel Gaillard, entré au journal il y a cinquante ans. Un ton satirique que Maurice Maréchal résumait ainsi : « Quand quelque chose me scandalise, mon premier mouvement, c’est de m’indigner. Mon second, c’est d’en rire. C’est plus difficile, mais c’est plus efficace ! » Mais aussi une « grande permanence à la fois formelle et éditoriale, avec des ressemblances dans la titraille, la mise en page, la pérennité de rubriques comme la”mare aux canards”, précise l’historien. Et surtout une indépendance financière. »

    Les Arènes de leur côté éditent « L’Incroyable histoire du Canard enchaîné » de Didier Convard pour le récit et Pascal Magnat pour les dessins.

    Le Huffington Post écrit à son propos : « comme le rappelle la bande dessinée, tout n'a pas toujours été si facile, et les crises ont été nombreuses. Le Canard a connu l'an passé l'un de ses évènements les plus tragiques avec la mort de Cabu, son dessinateur emblématique, dans l'attentat de Charlie Hebdo. L'événement évoqué dans les toutes dernières pages rappelle tristement que le combat pour une presse libre et irrévérencieuse n'est jamais gagné, et que ce qui a été arraché pendant des décennies de combat pour l'indépendance et contre la censure, la corruption et les manipulations n'est jamais acquis pour toujours. Longue vie au Canard ! »

    A lire également :

    "Le Canard enchainé, Histoire d’un journal satirique - 1915-2005", de Laurent Martin (éditions Nouveau monde, 2005).

    "Le Canard enchaîné – La Vème République en 2000 dessins", publié en 2008 et réédité en 2009 en version brochée (Les Arènes).

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  • Les compensations de Denis Robert

    Etonnant parcours que celui de Denis Robert, journaliste d’investigation, peintre, réalisateur, mais surtout écrivain.

    Journaliste au quotidien Libération, il le quitte en 1995 après 12 ans de collaboration pour écrire des livres sur le monde de la finance, la justice, et le journalisme. Son premier titre sera « Pendant les "affaires", les affaires continuent » (Stock et Livre de Poche).

    En 2001, dans « Révélation$ »,  il s’attaque à la chambre de compensation financière Clearstream, l’accusant d’activités de blanchiment d’argent. Combat du pot de terre contre le pot de fer, pendant dix ans il sera l’objet de nombreuses attaques et de procès pour tenter de le décrédibiliser. Durant toute cette période, il sera soutenu par son éditeur Les Arènes et par Canal+, pour qui il a réalisé plusieurs enquêtes sur le sujet.

    Couv_235609.jpgIl a raconté ce combat dans « La Boîte noire » (Les Arènes, 2002) et « Tout Clearstream » (Les Arènes, 2011). En 2009, l’histoire fait l’objet d’une bande dessinée réalisée avec la participation de Yan Lindingre pour le découpage et de Laurent Astier pour les dessins (« L’affaire des affaires »). Début 2015, les éditions Dargaud ont réuni les trois tomes en un seul volume à l’occasion de la sortie du film « L’Enquête », tiré de l’affaire. En 2010, il sera relaxé de toutes les poursuites engagées contre lui, la justice lui donnant raison sur tout ce qu’il a écrit et estimant qu’il n’a fait que son métier de journaliste.

    Denis Robert est également romancier et a publié onze titres, dont « Le bonheur », « Le milieu du terrain », sur le monde du football, et en 2013, « Vue imprenable sur la folie du monde » (Les Arènes).

    Peintre plasticien, il a exposé à plusieurs reprises ses créations dans des galeries parisiennes. Il explique : « L’art évite les palabres inutiles. Tout est sur la toile. Tout est sur la toile, surtout ce qui n’y est pas. J’ai commencé par imprimer des listings bancaires – ceux de Clearstream – sur des toiles. Puis j’ai écrit sur ces listings. La confrontation de ces deux univers – le langage froid et numérique de l’argent, mon écriture rageuse ou hésitante – créait une émotion doublée d’un paradoxe. »

    Pour clore ce portrait (succinct), une des dernières productions de Denis Robert est « Cavanna, même pas mort », un film documentaire sur François Cavanna, écrivain et fondateur de Hara Kiri et de Charlie Hebdo, lui aussi personnage hors-norme. Projeté pendant le dernier festival de la BD d’Angoulême après le 7 janvier, le film a été diffusé le 8 avril sur la chaine câblée Toute l’histoire, et devrait sortir dans en salle prochainement.
    Dans Télérama, Denis Robert raconte : "Je me suis engagé dans ce projet lorsque j’ai réalisé que Cavanna, autrefois adulé par de nombreux lecteurs, était un peu oublié. Quand j’intervenais devant des étudiants, dans des classes d’écoles de journalisme ou devant des futurs documentaristes, si je citais son nom, la plupart ne savaient même pas qui il était ! J’ai donc voulu montrer qu’au-delà de la mort d’un écrivain, sa disparition marque surtout la fin d’une époque journalistique, la fin d’une certaine conception de la presse. Il ne faut pas oublier que sans lui, sans ses combats pour la liberté d’expression, nous n’en serions pas là."


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