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le monde

  • Les bibliothèques nous attendent

    Les bibliothèques municipales sont des lieux ouverts à tous et recèlent de véritables trésors de lecture dans tous les domaines, hélas le grand public ne semble pas toujours en prendre le chemin.

    affiche_congres2018.pngEn 2018, le 64ème congrès de l'Association des bibliothécaires de France, qui se tenait à La Rochelle nous apprenait que 40 % de la population n’allait pas en bibliothèque. En 2019 Livres Hebdo rend compte d’un débat organisé dans le cadre du salon Livre Paris sur le thème des « non usagers" des bibliothèques. A cette occasion ont été dévoilés les premiers résultats d’une enquête commandée par le service du livre et de la lecture du ministère de la Culture dont le responsable Régis Suteau, directeur des études qualitatives chez Ipsos a déclaré « Contrairement à ce qu’on pouvait craindre, les gens avaient beaucoup de choses à dire sur ces lieux que, pourtant, ils ne fréquentent pas ».

    A travers les résultats, trois profils de « non-usagers » et « abandonnistes » (sic) ont été dressés. Les « défenseurs » qui considère les bibliothèques pour les gros lecteurs, les « zappeurs » pour qui le temps de lecture est aléatoire, les « outsiders » pour qui précise Livres Hebdo « ont souvent de mauvais souvenirs des bibliothèques, liés à une expérience scolaire peu positive, ils considèrent que la bibliothèque n’est pas pour eux et n’ont pas envie de s’y rendre. » L’article se termine par ce constat de Françoise Legendre, inspectrice générale des bibliothèques, qui animait la rencontre. « Il y a une méconnaissance importante de l’offre des bibliothèques. Il faudrait ouvrir un grand chantier de communication ».  

    Heureusement l’image des bibliothèques, des médiathèques, bouge et leur permet d’attirer du monde. Ainsi Le Monde titrait au mois de février « A Nancy, le dimanche on se bouscule à la médiathèque », et raconte : « Angel, 55 ans, passe presque tous ses dimanches après-midi à la médiathèque Manufacture de Nancy, " Certains vont dans les bars pour tuer le temps, moi je préfère la bibliothèque. Je n’ai pas de vie de famille, alors je viens ici pour me sentir moins seul et m’occuper l’esprit, dit-il. En plus, le café est à 40 centimes." En ce dimanche 24 février, la météo a beau être printanière, il y a foule à tous les étages de cette médiathèque municipale moderne et chaleureuse. ». Le journal rajoute « Pionnière de l’ouverture dominicale, la Manufacture accueille ce jour-là près de 1200 personnes, dont de nombreux étudiants. ».

  • L'autre grande bibliothèque de François Mitterrand

    Que faire d’une bibliothèque au décès d’un proche ? La récupérer chez soi si on a un grand appartement ou une grande maison ? La donner ? Les héritiers de François Mitterrand ont choisi de vendre une partie de la sienne aux enchères. Un événement qui a eu lieu le 30 octobre 2018.

    François Mitterrand homme politique français, président de la République de 1981 à 1995, mais également écrivain – il a publié plus d'une vingtaine de livres et essais - et grand amateur de littérature. Il fut aussi l’initiateur de la très grande bibliothèque de France qui porte aujourd’hui son nom. On aurait pu croire que son fonds aurait pu y trouver une place ce n’est peut-être pas aussi simple.

    Pourtant le contenu de la bibliothèque « moderne » que son fils Gilbert met en vente semblait riche en documents chaque ouvrage étant accompagné d’une note rédigée par François Mitterrand. Parmi les auteurs on trouve Jacques Chardonne, Maurice Barrès, Robert Brasillach, Jules Romains, mais également Albert Camus, François Mauriac, Marguerite Duras, Gabriel Garcia Marquez.

    Jean-Baptiste de Proyart, expert de cette vente, rappelle que « François Mitterrand a été bibliophile. Il aimait les exemplaires sur grands papiers et les reliures. Il était connu pour arpenter les librairies et dévorer les catalogues de libraires. Il s’échappait ainsi des dures réalités politiques par ses fameuses promenades littéraires dans le Quartier Latin. C’était l’une de ses parts les plus secrètes, la source spirituelle de son action ».

    Jacques Chardonne, Maurice Barrès, Robert Brasillach, Jules Romains, mais également Albert Camus, François Mauriac, Marguerite Duras, Gabriel Garcia Marquez, François Mitterrand, Archimah, La Croix,Bettina Rheims, Jean-Baptiste de Proyart, Le Monde, Le site Archimag précise « Cette vente ne représente cependant qu'une partie modeste des livres de l'ancien président de la République. En 1990, il avait offert près de 20 000 ouvrages à la médiathèque Jean Jaurès de Nevers. »

    Au final, la vente des 683 lots comportant livres et lettres manuscrites, le tout pour une valeur estimée de 450.000 euros a atteint 1,5 million d’euros (avec frais), soit trois fois plus que les estimations les plus hautes, note le quotidien La Croix et Le Monde rappelle « De tous les présidents de la Ve République, François Mitterrand est le seul à poser un livre à la main, Les Essais de Montaigne, lors du rituel de la photo officielle. »

    Photo de François Mitterrand par Bettina Rheims.

  • Une rentrée littéraire mitigée

    La rentrée littéraire 2018 s’annonçait plutôt bien, les listes de nouveaux livres fleurissaient dans les journaux et les spécialistes signalaient la présence de nombreux premiers romans, une aubaine pour le secteur.

    Et puis début septembre paraît un article dans Le Monde titré : « Edition : un automne inquiet » (payant). Son auteure Nicole Vulser évoquait « Le rachat probable d'Editis, numéro deux du secteur, par Vivendi. L'absorption en cours du groupe La Martinière par Média Participations. L'existence de France Loisirs menacée... » et concluait ainsi son énumération « Les éditeurs et les auteurs ont quelques raisons de se sentir malmenés. »

    Suit ensuite une polémique à propos de la présence dans la présélection du prix Renaudot 2018 d’un livre publié et diffusé exclusivement sur Amazon, distributeur bête noire à juste titre des libraires. La présélection définitive le 3 octobre devrait peut-être apaiser les esprits.

    Quelques jours après on reparle livres dans les médias avec Destin français, le dernier ouvrage d’Eric Zemmour, gros vendeur, mais également auteur de déclarations fracassantes dont la teneur dérange, au point de se voir décommandé son passage dans On n’est pas couché de Laurent Ruquier. Emission prescriptrice s’il en est.

    Le milieu de l’édition aurait pu retrouver un semblant de sérénité si la publication du livre illustré « Petit Paul » de Bastien Vivès par les éditions Glénat, n’avait pas mis le feu aux poudres. Taxé par une pétition sur Internet de « pédopornographique » cet album est le premier d’une collection dirigée par Céline Tran, ex-actrice de films pornographiques. La campagne demande le retrait du livre, les chaînes Gibert et Cultura l’ont déjà fait, et relance en parallèle le débat sur la liberté d’expression.

    Une rentrée morose donc, pimentée de quelques éclats médiatiques, en attendant les résultats des prix qui nous permettront de retourner à la lecture et de retrouver un peu d’optimisme comme Nicole Vulser qui termine son article du Monde ainsi : « Mais si les grandes manœuvres capitalistiques et le jeu des concentrations dans l'édition sont sources d'inquiétudes, elles disent aussi que ce secteur demeure assez solide, et porteur d'avenir. Ainsi, Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe Lagardère, a désigné l'édition comme le pôle promis à un bel avenir. Et surtout celui avec les magasins d'aéroports dans lequel il est urgent d'investir. C'est la raison pour laquelle un essaim de banquiers bourdonne dans le bureau d'Arnaud Nourry, le PDG d'Hachette Livre, en lui proposant tout un catalogue de bonnes affaires... »

    Photo : Document Actualitté.com

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