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le livre de poche

  • L'incendie de Notre-Dame

    Pocket, Folio, Le Livre de Poche, Hachette, Livres Hebdo, Notre dame de Paris, Victor Hugo, Le Figaro, France Inter, Guillaume Gallienne, Odelettes, Gérard de Nerval, Les grands drames qui se produisent à Paris et l’émotion qu’ils suscitent se traduisent ces dernières années par des phénomènes de librairie. Ce fût le cas pour les attentats du 13 novembre 2015 avec des ventes record pour Paris est une fête d’Ernest Hemingway, ou Le Traité sur la tolérance de Voltaire. C’est à nouveau le cas avec l’incendie de la cathédrale Notre-Dame, un événement qui a propulsé en quelques heures le roman de Victor Hugo en tête des ventes sur Amazon. Livres Hebdo constate que en moins de 24 heures les dix-huit premières places du baromètre d’Amazon ont été occupées par des ouvrages en lien avec le monument. L’impact est également sensible en librairie comme le constate Le Figaro où tous les ouvrages parus sur le Notre-Dame sont réclamés. Les réseaux sociaux y contribuent pour beaucoup qui font circuler des extraits de ces ouvrages.

    Nombre d’internautes ont repris le poème Notre-Dame de Paris de Gérard de Nerval (1808-1855) publié dans Odelettes en 1853 :

    Notre-Dame est bien vieille : on la verra peut-être
    Enterrer cependant Paris qu'elle a vu naître ;
    Mais, dans quelque mille ans, le Temps fera broncher
    Comme un loup fait un bœuf, cette carcasse lourde,
    Tordra ses nerfs de fer, et puis d'une dent sourde
    Rongera tristement ses vieux os de rocher !

    Bien des hommes, de tous les pays de la terre
    Viendront, pour contempler cette ruine austère,
    Rêveurs, et relisant le livre de Victor :
    – Alors ils croiront voir la vieille basilique,
    Toute ainsi qu'elle était, puissante et magnifique,
    Se lever devant eux comme l'ombre d'un mort !

    Et beaucoup d’autres encore ont publié le passage où Victor Hugo évoque un incendie à Notre-Dame de Paris. Un texte lu à l’antenne de France Inter par Guillaume Gallienne :

    «Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. Au-dessous de cette flamme, au-dessous de la sombre balustrade à trèfles de braise, deux gouttières en gueules de monstres vomissaient sans relâche cette pluie ardente qui détachait son ruissellement argenté sur les ténèbres de la façade inférieure».

    Les libraires et les éditeurs se mobilisent également. Deux libraires, Amandine Ardouin (Librairie Saint-Pierre de Senlis) et Antoine Bonnet (Librairie Michel à Fontainebleau) appellent leurs confrères à reverser, pour la reconstruction de l'édifice, leur part de revenus liés aux ventes du roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris. Une initiative parallèle à celle des éditeurs de l’édition de poche du roman de Victor Hugo, Pocket, Folio, et Le Livre de Poche (Hachette) qui annonce une première réédition à 8 000 exemplaires avec sticker spécial sur la couverture signalant son engagement à participer, comme ses confrères, à la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

  • Les livres dans la poche

    Le livre publié au format poche est peut-être une des solutions à la crise qui traverse le monde de l’édition aujourd’hui. Son prix de vente et son accessibilité restent ses atouts majeurs.

    Au mois d’août Livres Hebdo constatait que les livres de poche, étaient les « champions de l’été » et que, dès fin juillet, les versions poche des long-sellers s’installaient durablement parmi les meilleures ventes.

    Henri Filipacchi, Daniel Filipacchi, Le Livre de Poche, Actualitte.com, Livres Hebdo, Guillaume Musso

    De nombreuses collections existent et beaucoup d’éditeurs ont la leur. Tous prennent exemple sur Le Livre de Poche « inventé » et popularisé en France par Henri Filipacchi le père du grand patron de presse Daniel Filipacchi. En 2017, France Culture lui consacrait une émission et écrivait : « Lorsqu'il lance la collection du Livre de Poche en 1953, Henri Filipacchi saisit une idée dans l'air du temps et qui a déjà fait son chemin à l'étranger, en Angleterre (avec la collection Penguin Books depuis 1935) et aux Etats-Unis notamment. Pour avoir travaillé sur de prestigieuses collections, telles que "La Pléiade", il a une grande connaissance du secteur de l'édition et de sa distribution. Il veut à présent impulser une nouvelle dynamique : rééditer dans un format plus petit et à moindre coût un classique pour le rendre plus accessible. Un idéal de démocratisation culturelle qu'il connaît bien, lui qui a sillonné les routes de France dans les années 1930 avec un "bibliobus", un bus transformé en bibliothèque. »

    Henri Filipacchi, Daniel Filipacchi, Le Livre de Poche, Actualitte.com, Livres Hebdo, Guillaume Musso« Sur les 50 livres les plus achetés en 2018, 32 étaient des “poche” » titre le site spécialisé Actualitté.com qui rajoute : « Avec 11,9 millions d’exemplaires écoulés en 2018, le format poche a été le grand vainqueur. Et les auteurs français ont manifestement brillé de mille feux. On sait que Guillaume Musso a été le meilleur vendeur avec 1,6 million d’exemplaires sur l’année. »

    L’édition au format de poche reste pour les éditeurs une formule très rentable puisque qu’elle permet de poursuivre l’exploitation de nouveautés parues dans un format plus conventionnel (et plus cher), mais aussi de puiser dans un fonds de titres classiques dont les droits sont désormais dans le domaine public.

    Autre atout du livre de poche sa diversité éditoriale, littérature générale, policiers, essais, documents, pratique, classiques, de quoi envisager son avenir avec sérénité.

    A lire également : http://marquepage.20minutes-blogs.fr/archive/2013/02/28/le-livre-c-est-dans-la-poche.html

  • Un nouveau livre de Cavanna

    Le 29 janvier 2019 à l’occasion du cinquième anniversaire de la mort de François Cavanna se déroulait à la Sorbonne, un hommage à l’écrivain organisé par le service culturel de la faculté des lettres. Plusieurs personnalités se sont succédées sur scène pour évoquer des souvenirs ou lire ses textes. Parmi elles, Denis Robert qui, avec sa fille Nina, lui a consacré un film documentaire Jusqu’à l’ultime seconde j’écrirai, mais également Sylvie Caster, Delfeil de Ton, Bruno Gaccio, François Ruffin, Pacôme Thiellement, Coraly Zahonero de la Comédie-française.

    François Cavanna se fait connaître dans les années 60 avec la création du magazine iconoclaste Hara-Kiri mensuel. Ancien dessinateur, il en est avec le Professeur Choron le principal animateur et surtout le plus prolifique rédacteur. C’est dans ce journal qu’il commence à publier nombre de ses souvenirs qui seront réunis plus tard en livres.

    Sylvie Caster, Delfeil de Ton, Bruno Gaccio, Pacôme Thiellement, Coraly Zahonero, François Cavanna, Professeur Choron, Jean d'Ormesson, Charles Bukowski, Gallimard, Jean-Marie Laclavetine, L'Obs, Bruno Putzulu, Les Ritals, Bernard Pivot, François Ruffin,Auteur à succès, il sera très souvent invité dans l’émission littéraire Apostrophes animée par Bernard Pivot, presque autant que Jean d’Ormesson dit-on. Une séquence désormais culte le montre aux prises avec un autre invité l’écrivain américain Charles Bukowski passablement émêché.

    Parmi ses titres les plus connus on peut citer Les Ritals (adaptée pour la télévision par Marcel Bluwal, en 1991, et aujourd’hui au théâtre par le comédien Bruno Putzulu), Les Russkoffs, les Yeux plus grands que le ventre, et Bête et méchant (tous au Livre de Poche) livre qui raconte l’épopée journalistique de Hara-Kiri hebdo devenu ensuite Charlie Hebdo. Cavanna fera d’ailleurs partie de l’équipe qui redonnera vie à l’hebdomadaire en 1992 où il tiendra une chronique régulière.

    En 2011, il publie Lune de miel aux éditions Gallimard. Livre de souvenirs et d’anecdotes dans lequel il raconte ses démêlés avec la maladie de Parkinson et surtout ses difficultés à pouvoir continuer à écrire.

    Nombre de textes de Cavanna restent inédits en livres mais au cours de la soirée de la Sorbonne, Jean-Marie Laclavetine a annoncé la parution prochaine de Crève Ducon, ouvrage posthume, aux éditions Gallimard. L’Obs en publie les dernières lignes :

    « On va pas se mettre à ressasser le bon vieux temps. Le temps, il n’est ni bon, ni vieux. Ni mauvais, d’ailleurs. Ni jeune. Il est le temps. Il passe, c’est tout ce qu’il sait faire. Con comme le temps qui passe. (...) Travail de deuil. Pas besoin de le travailler, c’est lui qui fait le boulot. La vie est deuil. Un putain d’interminable deuil. Ou alors, ne t’attache pas. Comme si on pouvait… (...) Alors, qu’est-ce que tu fous là ? Crève, Ducon. »

     

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