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  • Le dessinateur Cabu à la Comédie française

    On connaissait peu la passion pour le théâtre du dessinateur satiriste Jean Cabut, dit Cabu, disparu tragiquement le 7 janvier 2015 dans l’attentat contre Charlie Hebdo. Depuis son jeune âge il fréquentait assidument les salles de spectacles pour l’amour des beaux textes, des mises en scènes, mais aussi pour le plaisir de pratiquer son art du dessin.

    croquis_de_theatre_hi.jpgSes croquis sur le vif ont été publiés par plusieurs journaux, Le Figaro (de 1969 à 1971, Charlie Hebdo, Le Canard enchaîné, mais nombre d’entre eux étaient restés à ce jour inédits. Cabu perpétuait ainsi une tradition inaugurée par Toulouse-Lautrec, Daumier, Sem, Forain, et qui a hélas disparue dans la presse avec l’arrivée de la photo.

    Les dessins de Cabu sont présentés actuellement à la Comédie française et jusqu’au 25 juillet 2018 sous le titre « Cabu : Vive les comédiens ! 200 dessins pendant l'entracte ». Dans un texte d'introduction, son administrateur général Eric Ruf écrit « Cabu était un grand spectateur de théâtre. Nous le savions pour avoir croisé souvent ce grand escogriffe timide dans l’escalier d’honneur mais nous ignorions alors sa secrète et permanente activité pendant la représentation : il croquait sans cesse, ses carnets calés sur les genoux et entretenait ainsi son amour des planches et des acteurs. Grâce à son épouse, nous avons plongé dans ses cartons et retiré de ce trésor encore méconnu les magnifiques dessins de cette exposition. En chacun se retrouvent son humour, tout son amour et, partout, son esprit libre et frondeur. »

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    Une passion que confirme Véronique Cabut « Dessiner les comédiens du Français rendait Cabu joyeux. Dans le noir, malgré mes coups de coude, son feutre continuait de crisser sur le papier. Capter un regard, une silhouette, une attitude, trouver un angle, dessiner les mains et les mouvements à accentuer ou à caricaturer… »

    32215168_1908492955857280_3737101613194543104_o.jpgLes œuvres exposées à la Comédie française sont également réunies dans un album très illustré qui reprend le titre de l’exposition « Vive les comédiens ! » publié par Michel Lafon.

    Photos : Croquis de théâtre Honoré Daumier, dessin de Cabu pour « Cher Antoine » de Jean Anouilh - 1969 ©V.Cabut, et document Facebook/Comédie française.

  • Les Bouquinistes des quais de Seine

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    Les Bouquinistes sur les quais de bord de Seine font partie du décor touristique de Paris, mais c’est également un métier que la capitale aimerait voir classer au Patrimoine immatériel de l’Unesco.

    Le Figaro republie à cette occasion un article paru dans ses colonnes en 1910 racontant l’histoire de ses libraires particuliers : « Les premières «occasions» se rencontrent, au seizième siècle, dans les échoppes de la rive gauche, sous l'amoncellement des bric-à-brac. Puis le Pont-Neuf achevé, en 1607, parmi les charlatans, chanteurs, faiseurs de gazettes et de libelles, s'établissent des « débitants de livres ». Les invendus des grands libraires de la Galerie du Palais : Sercy, Courbé, Barbin, s'en allaient : parer les rebords du Pont-Neuf qui formaient, selon l'expression d'un contemporain, le double rayon de la plus vaste bibliothèque. »

    Dès leur création les bouquinistes ce sont spécialisés dans le livre d’occasion, on trouve encore aujourd’hui des ouvrages hors-circuit ou anciens mais également des journaux de différentes époques et, survie économique exige, des cartes postales, posters, et autres Tours Eiffel souvenir.

    Le Monde recense 210 marchands et relaie l’action de Jérôme Callais, président de l’association culturelle des bouquinistes de Paris pour une reconnaissance de ce « dernier petit métier de Paris ». Un comité de soutien a même été créé et l’écrivaine Anna Gavalda en est une des premières supportrices. Elle déclare au Monde : « L’idée est géniale. Je suis étonnée que si peu de Parisiens connaissent le trésor extraordinaire que sont les bouquinistes. A chaque fois que j’attends le bus, je ne peux m’empêcher de leur acheter un livre. Paris sans les bouquinistes ne serait plus une fête ! », sourit-elle, en pensant à Hemingway. »

    Cependant rien n’est joué, la procédure administrative est longue, l’activité doit au préalable être inscrite à l’inventaire français du patrimoine culturel immatériel et surtout le dossier doit être soutenue par le ministère de la Culture déjà très sollicité par d’autres démarches du même type. En attendant les bouquinistes bénéficient d’un regain d’intérêt de la part des médias et il faut espérer que cette publicité permettra à cette profession menacée par « par Internet, le terrorisme, et le déclin de notre appétence culturelle » comme le disait en 2017 France Culture, de ne pas disparaître du paysage parisien.

    Photo : source Le Figaro et Rue des Archives/© Mary Evans/Rue des Archives

    Le Figaro recommande cette page de Gallica/BnF sur l’histoire des bouquiniste : http://gallica.bnf.fr/html/und/histoire/bouquinistes-parisiens-du-xixe-siecle

  • Les écrivains enterrés à Paris

    La famille de l’écrivain Michel Déon mort en Irlande en 2016 souhaitait que celui-ci fût définitivement enterré à Paris. Une volonté que la municipalité a rejeté arguant que l’écrivain ne répondait à aucun des critères administratifs le permettant. A savoir : être décédé sur le territoire de la commune, être domicilié sur le territoire de la commune, avoir une sépulture de famille dans la commune, et être inscrit sur la liste électorale de la commune. »

    Un appel indigné paru dans Le Figaro et signé par Antoine Gallimard, Yasmina Reza, Bernard-Henri Lévy, Michel Houellebecq, Delphine de Vigan, Amélie Nothomb, Philippe Sollers, Pierre Nora, Michel Onfray, Bernard Pivot, Erik Orsenna, Jean-Christophe Rufin, Tatiana de Rosnay, a cependant poussé la municipalité à trouver une solution. Selon Le Parisien la maire « a demandé à ses services d’accorder une dérogation pour répondre favorablement à la famille de l’écrivain ainsi qu’à Hélène Carrère d’Encausse (NDLR : secrétaire perpétuel de l’Académie Française dont Michel Déon était membre) ».

    Cortazar.jpgA Paris, le cimetière du Père-Lachaise (confesseur de Louis XIV) accueille sur ses 43 hectares un grand nombre de tombes d’écrivains. Le site Un Monde littéraire en dresse la liste : Marcel Proust, Guillaume Apollinaire, Honoré de Balzac, Gérard de Nerval, Beaumarchais, Antoine Blondin, Daudet, Alfred de Musset, Raymond Radiguet, Oscar Wilde, etc.. Toujours dans la capitale, c’est au cimetière du Montparnasse que l’on trouve les sépultures de Charles Baudelaire, Guy de Maupassant, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Emmanuel Berl, Marguerite Duras, Roberts Desnos, Alphonse Boudard, Maurice Leblanc, Régine Desforges.

    Quelques auteurs étrangers y reposent pour l’éternité : Samuel Beckett, Emil Cioran, Julio Cortázar, le poète péruvien César Vallejo.

    On y découvre aussi des tombes d’éditeurs renommés comme celle de Louis Hachette, Pierre Larousse, Pierre-Jules Hetzel, l’éditeur de Jules Vernes, ou Pierre Seghers.

    A Paris il existe pas moins de six cimetières susceptibles d'offrir le repos éternel à des écrivains et célébrités. Depuis des années Bertrand Beyern qui se présente comme « nécrosophe », et « l’homme qui passe sa vie dans les cimetières » (il propose des visites guidées) en dresse sur son site la liste, une liste constamment mise à jour. Il est également l’auteur de « Guide des cimetières en France » (Cherche-midi éditeur -1994) « Carnet de dalles » (Cherche-midi éditeur - 2011).

    Michel Déon reposera finalement au cimetière du Montparnasse dans le quatorzième arrondissement de Paris.

    Photo : la tombe de Julio Cortázar (document Bertrand Beyern).

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