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  • Le prix de la circulation des livres

    12% de son prix c’est ce que coûte la distribution d’un livre pour qu’il soit disponible au plus près de chez vous. Ce montant est perçu par le distributeur intermédiaire obligé entre l’éditeur et le librairie.

    Mais il existe d’autres modes de diffusion du livre. On exclura Amazon et son système qui fait appel à des sociétés privées pour le transport, et offre en général les frais d’envoi à ses clients « 0,01 EUR par envoi pour une commande ne contenant que des livres sans minimum d'achat », hormis pour les livres d’occasion. Si on souhaite être livré en 1 jour ou en Express, le tarif passe à 7,99 euros. (les tarifs Amazon).

    Les envois de livres peuvent se faire aussi par La Poste, un service longtemps public et qui se privatise de plus en plus. Actualitté consacre un article aux tarifs de cet organisme et explique : « Depuis le mois de janvier 2015, les éditeurs, particulièrement les plus petits, et les libraires font face à une augmentation des tarifs postaux pour l'envoi de livres. Quand le livre n'excède pas les 3 centimètres, tout va bien : mais une fois cette épaisseur dépassée, le prix d’expédition est aligné sur celui du Colissimo, ce qui double la facture. »

    La Poste a mis en place un tarif spécial pour l'envoi de livres et de brochures de la France à l'étranger, nommée « Livres et brochures », « liée à une politique de promotion de la culture française dans le monde », ce qui fait dire au Comité Quartier Latin a l’initiative d’une pétition sur ce problème « Ce qu'elle fait pour la culture à l'étranger, la Poste ne peut-elle le faire pour en France ? » Portée par les éditeurs des Hauts-de-France la question des frais d’envois est même remonté jusqu’à l’Assemblée nationale indique Actualitté. Pour l’instant, la Commission des Affaires culturelles a désigné deux députés « pour évaluer la situation ».

    Enfin, pour faire circuler les livres il reste un moyen peu onéreux et que ce blog a déjà évoqué les Boite à lire, et diverses initiatives comme, entre autres, Circul'Livre. C’est gratuit.

    Photos : boîte à lire à Chantilly et à Dunkerque.

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  • L’impression à la demande

    Suite du post consacré aux nouveaux moyens d’édition de livres, avec quelques informations sur les machines utilisées aujourd’hui directement par les éditeurs, ou de grandes bibliothèques, pour imprimer de petites quantités très rapidement.

    Si les particuliers ont aujourd’hui accès à des sites « commerciaux » comme Print24 ou SoBook, qui impriment rapidement des livres de un à des centaines d’exemplaires, ou même pour certains comme Blook.up le contenu d'un blog, l’impression à la demande est en passe de devenir un outil numérique de plus en plus prisé par les professionnels qui évitent ainsi les frais de stockage et surtout le « pilon » en cas d’invendus.

    Actualitté qui avait déjà consacré au mois de mars 2013 un article à ce type de production nous amène visiter le premier centre d'impression à la demande français situé au sein du centre de distribution Hachette, à Maurepas. Un service dont l’idée est née de la rencontre entre le PDG d’Hachette et John Ingram, président du groupe Ingram, leader de l'impression à la demande dans le monde et présent sur le marché de la PoD depuis 1998 et qui aboutira à la création de Lightning Source France (LSF) en septembre 2009.

    Philippe Lamotte, directeur en charge des Relations Éditeurs/Diffuseur et du Développement chez Hachette Livre, explique que l’impression à la demande « n'est pas faite, par exemple, pour des ouvrages à faible pagination et petit prix ou des beaux livres à petits prix comme les ouvrages de cuisine. »  D’autant plus rajoute Actualitté que « À l'unité, les coûts de production sont plus chers qu'un tirage de 10.000 exemplaires, mais l'éditeur a au moins l'assurance, dans le cas d'une commande de client, que l'ouvrage se vendra... ». 

    Ce procédé permet aussi aux libraires d’élargir leur gamme de prestations en proposant des fonds littéraires importants comme celui de Gallica mis en place par la Bibliothèque Nationale de France et qui permet d’avoir accès à plus de 250 000 titres jusque-là indisponibles car trop anciens, ou épuisés.

    L’impression à la demande gagne aussi d’autres secteurs, plus « administratifs ». L’Etat avec la direction de l’information légale et administrative (DILA), lance un service d’impression sur une sélection de près de 1 000 rapports publics aujourd’hui en ligne. Un nouveau service que la DILA met en œuvre pour « élargir le catalogue d’ouvrages de la DILA sur des titres non édités à ce jour ou épuisés » et « proposer une édition sous la forme papier des ouvrages à faible potentiel de vente. »

    Qui sait, à l’image des imprimantes en 3D désormais accessibles à tous (dans les bureaux de La Poste) il est possible que l’impression à la demande fasse dans quelques années son apparition chez tout un chacun.


    Photo Wikipedia.

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