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  • Moix, Moix, et Moix

    Comment vendre un livre ? On peut diffuser des publicités sur les réseaux sociaux comme c’est le cas actuellement avec Soif le prochain Amélie Nothomb (Albin Michel), ou on peut aussi lancer une belle polémique avec des déclarations fracassantes sur le contenu du futur ouvrage, une stratégie semble-t’il adoptée par Yann Moix ?

    Le « roman » Orléans (Grasset) est paru le 21 août et aussitôt les médias lui ont déroulé le tapis rouge avec des émissions telles que 7 à 8, ou On n’est pas couché de Laurent Ruquier (le 31 août), dont l’écrivain était la saison passée un des célèbres chroniqueurs. Promotion et… controverse.

    Premier épisode, Yann Moix témoigne sur TF1 des sévices qu'il aurait subis durant son enfance orléanaise et qu’il raconte dans le livre.

    Deuxième épisode, son père mis en cause, publie dans L’Obs une lettre qui réfute fermement les allégations de son fils et précise «l'éditeur prend le soin de le classer dans la catégorie "roman", confirmant ainsi qu'il ne s'agit pas d'une autobiographie.»

    Troisième épisode, le frère Alexandre Moix prend la parole dans Le Parisien pour expliquer que les sévices racontés par son frère aîné, son ceux que l’auteur lui infligeait plus jeune : « J’ai subi 20 ans durant des sévices et des humiliations d’une rare violence de sa part. Ceux-là mêmes qu’il décrit dans son roman, en les prêtant à nos parents ». le tout est accompagné d’une salve de qualificatifs peu élogieux : « Petit Prince déchu. Machiavel cynique et névrosé prêt à tout », « nombriliste », et n’ayant que « deux obsessions », « obtenir le Prix Goncourt et m’annihiler. »

    Une aubaine pour les journaux qui s’emparent aussitôt de ce déballage public de haines familiales. Cela faisait longtemps qu’un tel tohu-bohu n’avait accompagné la parution d’un livre et provoqué une telle déferlante d’articles. Il y a peu les attachées de presse de l’édition s’interrogeaient dans Livres Hebdo sur la façon de promouvoir les livres, Orléans restera sans doute comme un cas d’école de « plan com’ » inespéré.

    Quant à la qualité du livre on laissera le dernier mot au père, José Moix : « C'est un magnifique roman. Mais c'est une pure œuvre de fiction ».

    Yann Moix présente Orléans en vidéo :yann moix,josé moix,alexandre moix,amélie nothomb,albin michel,grasset,l'obs,livres hebdo,orléans,le parisien

  • Un nouveau livre de Cavanna

    Le 29 janvier 2019 à l’occasion du cinquième anniversaire de la mort de François Cavanna se déroulait à la Sorbonne, un hommage à l’écrivain organisé par le service culturel de la faculté des lettres. Plusieurs personnalités se sont succédées sur scène pour évoquer des souvenirs ou lire ses textes. Parmi elles, Denis Robert qui, avec sa fille Nina, lui a consacré un film documentaire Jusqu’à l’ultime seconde j’écrirai, mais également Sylvie Caster, Delfeil de Ton, Bruno Gaccio, François Ruffin, Pacôme Thiellement, Coraly Zahonero de la Comédie-française.

    François Cavanna se fait connaître dans les années 60 avec la création du magazine iconoclaste Hara-Kiri mensuel. Ancien dessinateur, il en est avec le Professeur Choron le principal animateur et surtout le plus prolifique rédacteur. C’est dans ce journal qu’il commence à publier nombre de ses souvenirs qui seront réunis plus tard en livres.

    Sylvie Caster, Delfeil de Ton, Bruno Gaccio, Pacôme Thiellement, Coraly Zahonero, François Cavanna, Professeur Choron, Jean d'Ormesson, Charles Bukowski, Gallimard, Jean-Marie Laclavetine, L'Obs, Bruno Putzulu, Les Ritals, Bernard Pivot, François Ruffin,Auteur à succès, il sera très souvent invité dans l’émission littéraire Apostrophes animée par Bernard Pivot, presque autant que Jean d’Ormesson dit-on. Une séquence désormais culte le montre aux prises avec un autre invité l’écrivain américain Charles Bukowski passablement émêché.

    Parmi ses titres les plus connus on peut citer Les Ritals (adaptée pour la télévision par Marcel Bluwal, en 1991, et aujourd’hui au théâtre par le comédien Bruno Putzulu), Les Russkoffs, les Yeux plus grands que le ventre, et Bête et méchant (tous au Livre de Poche) livre qui raconte l’épopée journalistique de Hara-Kiri hebdo devenu ensuite Charlie Hebdo. Cavanna fera d’ailleurs partie de l’équipe qui redonnera vie à l’hebdomadaire en 1992 où il tiendra une chronique régulière.

    En 2011, il publie Lune de miel aux éditions Gallimard. Livre de souvenirs et d’anecdotes dans lequel il raconte ses démêlés avec la maladie de Parkinson et surtout ses difficultés à pouvoir continuer à écrire.

    Nombre de textes de Cavanna restent inédits en livres mais au cours de la soirée de la Sorbonne, Jean-Marie Laclavetine a annoncé la parution prochaine de Crève Ducon, ouvrage posthume, aux éditions Gallimard. L’Obs en publie les dernières lignes :

    « On va pas se mettre à ressasser le bon vieux temps. Le temps, il n’est ni bon, ni vieux. Ni mauvais, d’ailleurs. Ni jeune. Il est le temps. Il passe, c’est tout ce qu’il sait faire. Con comme le temps qui passe. (...) Travail de deuil. Pas besoin de le travailler, c’est lui qui fait le boulot. La vie est deuil. Un putain d’interminable deuil. Ou alors, ne t’attache pas. Comme si on pouvait… (...) Alors, qu’est-ce que tu fous là ? Crève, Ducon. »

     

  • Le phénomène éditorial Riad Sattouf

    larabe-du-futur-1_riad-sattouf_allary-editions.pngChacune de ses séances de dédicaces draine des centaines de fans et ses chiffres de ventes sont vertigineux, il est l’auteur de la bande dessinée L’Arabe du futur dont le tome 4 vient de paraître aux éditions Allary avec un premier tirage de 250 000 exemplaires.

    La presse lui consacre de nombreux articles et notamment France Info et Télérama qui dévoilent les raisons du succès de ce dessinateur dont les ventes cumulées des 4 tomes atteignent le million et demi d’exemplaires. Une réussite accompagnée par la maison d’édition fondée en 2013 par Guillaume Allary et qui publiera un an plus tard le premier tome de la saga.

    L-Arabe-du-futur 4.jpgPour France Info, Elodie Drouard retrace le parcours de ce jeune auteur de 40 ans né à Paris, d’un père syrien et d'une mère bretonne, ayant passé son enfance jusqu’à 12 ans en Libye et en Syrie, et nous aide à comprendre pourquoi cette autobiographie « est disponible dans 22 langues différentes et cartonne dans le monde entier. On peut lire L'Arabe du futur en espagnol, en italien, en allemand, mais aussi en croate et en coréen ». Une histoire et un best-seller universel dont l’éditeur précise « Sur le moment, ça correspondait tellement à ce qu'il voulait dire que je n’ai eu aucune réflexion marketing sur le titre. Mais à l'imprimerie, on s'est demandé si les gens allaient acheter un livre sur lequel était écrit en gros le mot "arabe". »

    L’article de Télérama est lui consacré à l’exposition que la Bpi du Centre Georges Pompidou à Paris présente jusqu’au 11 mars 2019. A propos du lieu Riad Sattouf dit : « On m’a souvent demandé de faire des expositions et je suis très content que ça se fasse ici, dans des conditions exceptionnelles. Je trouve rassurant d’être au milieu de tous ces livres. J’ai l’impression qu’ils protègent mes dessins, plus que s’ils se trouvaient parmi des œuvres d’art. Les bibliothèques sont parmi les lieux que j’aime le plus au monde. C’est le bon endroit pour montrer quel est le processus qui mène à une bande dessinée. Et pour ceux qui ne connaissent pas encore mon travail, toutes mes BD y sont en libre accès. Le fait que ce soit gratuit, aussi, est très important. »

    Riad Sattouf est également le créateur de Retour au collège (Hachette), Pascal Brutal (Fluide glacial), primé en 2010 au Festival de la BD d’Angoulême, et de Les Cahiers d’Esther publiés dans L’Obs et adaptés en dessin animé pour Canal +.

    Histoires-de-mes-10-ans.jpg

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