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  • Livres : la folie Trump

    Donald Trump, Bob Woodward, Le Seuil, JDD, L'Opinion, Omarosa Manigault Newman, Pocket, Michael Wolff,Henry Holt & Company,  Robert Laffont, Simon & Schuster, L'Obs, « États-Unis : Donald Trump ridiculisé dans un livre par Bob Woodward » France Info, «Fear», le livre d’un journaliste du Watergate qui rend fou de colère Donald Trump » L’Opinion, « Donald Trump : les 5 anecdotes à retenir du livre accablant du journaliste Bob Woodward » JDD, les titres de la presse française sont explicites sur le contenu du livre Fear : Trump in the White House  à paraître aux Etats-Unis le 11 septembre 2018 (Simon & Schuster).

    L’Obs, lui, recense quelques-unes des appréciations distillées dans les 448 pages. Extraits : « Un "idiot", un "déséquilibré" (John Kelly, chef de cabinet). Un homme dont le niveau de compréhension est "celui d'un écolier de CM2 ou de 6e" (James Mattis, ministre de la Défense). Un "putain de menteur" (John Dowd, son ex-avocat). Un "menteur professionnel" (Gary Cohn, ex-conseiller économique). Un "putain de salopard" (Rex Tillerson, ex-secrétaire d'Etat). "Nature erratique", "ignorance", "incapacité à apprendre", "vues dangereuses" (un officiel anonyme de la Maison-Blanche). Un "tweetomane" déjanté décochant ses missiles en 140 ou 280 signes depuis sa chambre à coucher, "l'atelier du diable" (Reince Priebus, ex-chef de cabinet)… »

    Donald Trump, Bob Woodward, Le Seuil, JDD, L'Opinion, Omarosa Manigault Newman, Pocket, Michael Wolff,Henry Holt & Company,  Robert Laffont, Simon & Schuster, L'Obs, Ce livre à charge dont le premier tirage est de 550 000 exemplaires, vient s’ajouter à celui de Michael Wolff Le Feu et la Fureur (Fire and Fury : Inside the Trump White House - Henry Holt & Company) décrivant le premier les coulisses de la Maison Blanche sous la gouvernance du nouveau président milliardaire. Celui-ci a été vendu à plus d'un million d'exemplaires et traduit dans trente et un pays dont la France (Robert Laffont), il est désormais disponible dans la collection Pocket. Autre témoignage récent celui d’Omarosa Manigault Newman, une ancienne haute conseillère de Donald Trump à la Maison Blanche dont le livre Unhinged (Déséquilibré) publié par Simon & Schuster, raconte son expérience au sein de l'administration Trump et décrit un président raciste, intégriste, et misogyne.

    Donald Trump, Bob Woodward, Le Seuil, JDD, L'Opinion, Omarosa Manigault Newman, Pocket, Michael Wolff,Henry Holt & Company,  Robert Laffont, Simon & Schuster, L'Obs, Le nom de l’auteur de Fear est lui aussi pour beaucoup dans la médiatisation du dernier ouvrage sur Donald Trump. Bob Woodward, 75 ans, est le journaliste qui a révélé, avec Carl Bernstein le scandale du Watergate, à partir de 1972. Ses révélations dans Le Washington Post avaient contraint le président Richard Nixon à la démission, en août 1974. Symbole du journalisme d’investigation, il a reçu dans sa carrière deux prix Pulitzer.

    En France, la date de parution et le titre ne sont pas encore annoncés par le Seuil qui a acquis les droits de traduction de Fear : Trump in the White House.

  • Bientôt la rentrée (littéraire)

    Vainqueur incontesté des ventes de livres cet été Guillaume Musso. Le quotidien 20 minutes nous en dit plus : « Eté comme hiver, année après année, livre après livre, il caracole en tête des ventes. Et son dernier roman ne fait pas exception. La jeune fille et la nuit de Guillaume Musso a été le livre le plus vendu ( et donc le plus lu ?) de l’été, s’est félicité mercredi son éditeur Calmann Levy. Ce thriller qui se déroule sur la Côte d'Azur s’est écoulé à plus de 55.000 exemplaires depuis juillet, a indiqué la maison d’édition en se basant sur les chiffres de l’institut GfK. Au total, depuis sa sortie en avril, le quinzième roman de Guillaume Musso s’est vendu à plus de 555.000 exemplaires. »

    Une bonne nouvelle pour son éditeur qui doit espérer que cela continue à l’automne, car comme à chaque rentrée littéraire les libraires vont être submergés de nouveautés, au total 567 romans. Particularité cette année, relevée par la presse, le nombre – 94 - de « premiers romans ». Un phénomène que Le Huffington Post analyse en donnant notamment la parole à Charlotte Milandri créatrice du blog 68 premières fois : « Il y a un intérêt grandissant autour des premiers romans car ils reçoivent une attention particulière de la part des médias. Le premier roman me semble-t-il, est devenu un objet marketing, au point que certaines maisons d'édition utilisent des stratagèmes pour que des romans obtiennent le qualificatif de premier roman (publication sous pseudo, explication discutable sur un texte précédent, tentative de qualification d'un premier texte comme une autobiographie). Le présenter comme un premier roman est déjà en soi un argument de mise en avant ».

    Des primo-romanciers revitalisants pour un secteur de l’édition en plein « remue-ménage » selon Le Monde qui récapitule la « série de cessions et de réorganisations d’une ampleur rarement égalée », et annonce une rentrée « morose » : « Les groupes d’édition gèrent plus que jamais à l’économie, ce qui peut se traduire par des suppressions d’effectifs. En redressement judiciaire, France Loisirs a licencié 450 salariés sur 1350 en France cette année. Bien plus modeste, un plan de sauvegarde de l’emploi concerne une quinzaine de salariés dans les sociétés holdings de La Martinière et de Média-Participations. Cette reprise en main suscite des inquiétudes, notamment au Seuil, dirigé depuis avril par Hugues Jallon, venu de La Découverte (Editis).»

    D’autres articles sur la rentrée littéraire : Télérama « Rentrée littéraire 2018 : voici notre sélection des meilleurs romans », « Rentrée littéraire 2018, les choix de France Culture et de L'Obs », L’Express « Nos coups de cœur de la rentrée littéraire », Les Inrocks « Nos 40 romans préférés de la rentrée littéraire ».

    Photo : petit échange entre Tatiana de Rosnay et Guillaume Musso sur Facebook.

    Guillaume Musso, Le Huffington Post, Charlotte Milandri, Le Monde, Hugues Jallon, Télérama, france culture, L'Obs, L'Express, les inrocks

  • Le masculin l’emporte-t-il sur le féminin ?

    Dernier avatar du débat autour de la langue française, un manifeste de 314 enseignants publié par Slate qui proclame « Nous n'enseignerons plus que « le masculin l'emporte sur le féminin ». Une prise de position qui rejoint la campagne actuelle dans les médias pour « l’écriture inclusive ». Vous n’êtes pas au courant ? Pourtant depuis plusieurs mois les médias s’enflamment pour ce nouveau sujet de controverse.

    Un site lui est même dédié qui explique « L'écriture inclusive désigne l'ensemble des attentions graphiques et syntaxiques permettant d'assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes», et le site (où il est possible de télécharger un manuel d’utilisation) de formuler des propositions :

    « Accorder en genre les noms de fonctions, grades, métiers et titres

    Exemples : "présidente", "directrice", "chroniqueuse", "professeure", "intervenante", etc.

    User du féminin et du masculin, par la double flexion, l'épicène ou le point milieu

    Exemples : "elles et ils font", "les membres", "les candidat·e·s à la Présidence de la République", etc.

    Ne plus mettre de majuscule de prestige à "Homme"

    Exemple : "droits humains" ou "droits de la personne humaine" plutôt que "droits de l'Homme"

    Pour l’instant en dehors d’une prise de position de l’Académie française qui y voit une "mise en péril mortel de la langue française", et de Bernard Pivot qui la juge « insupportable », peu d’écrivains ont émit un avis mais nul doute qu’ils apporteront leur point de vue sur une pratique qui risque de changer considérablement leur mode d’écriture.

    D’autant plus que l’usage de l’écriture inclusive se double d’un débat de société. L’académicienne Dominique Bona estime sur France Culture que : « Nous sommes quatre académiciennes, et toutes les quatre, nous pensons que la liberté et l’égalité des femmes ne passent pas par le massacre de la langue française. Ce n’est pas en la compliquant, en la rendant pour le moins illisible, qu’on obtiendra un progrès de la condition féminine. La condition féminine n’a rien à voir avec tout ça, et je crois que c’est une mauvaise idée. Je crois que la langue française est belle par la clarté, par la limpidité, donc c’est vraiment tout à fait dommage de penser à la compliquer. »

    Certains font remarquer que les règles concernant l’orthographe et la grammaire ont toujours été évolutives comme l’explique François Reynaert, journaliste à l’Obs dans la vidéo ci-dessous :

    Obs Inclusive.png

    Une chose est certaine, ces polémiques autour de la langue démontrent que celle-ci reste bien vivante et digne d'intérêt.

    Une émission sur France Inter.

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