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  • Outils de lecture

    En attendant les fameuses Google Glass qui vont permettre de surfer sur le web, de lire son journal, de prendre des photos, de consulter des bases de données, tout en faisant son jogging, les fabricants d’écrans numériques font assaut d’ingéniosité pour préparer les prochains modèles destinés à faciliter la lecture sur smartphones et tablettes numériques et... à conforter leur chiffre d’affaires.

    Le journal économique La Tribune consacre un article aux recherches sur les écrans incurvés et à ceux utilisant la technologie OLED, moins énergivore et dont l'absence de rétro-éclairage permet de concevoir des produits plus fins. L’auteur de l’article précise « Mais tout d'abord, il faut savoir de quoi on parle. En entendant le mot « flexible », les futurs utilisateurs s'attendent sans doute à ce que le téléphone en entier soit devenu souple. Hélas, il est malheureusement encore impossible de lui donner la forme voulue, notamment à cause des batteries, des processeurs et des connectiques qui technologiques. C'est pourquoi les premiers écrans flexibles qui débarquent sont simplement des écrans courbes, « incurvés ». » Le journal évoque l’arrivée pour 2015 des premiers écrans véritablement flexibles conçus par Samsung et publie une vidéo très démonstrative sur le sujet (en anglais).

    PCWorld annonce que nous allons vers des vers des liseuses numériques plus pratiques avec les nouveaux écrans à encres numériques Fina de la société E Ink qui équipe déjà le dernier Kindle Paperwhite d'Amazon : « L'intéret est évident : pouvoir réaliser des appareils de plus grande taille, qui peuvent donc ainsi rester à peu près portables dans un environnement de travail. C'est par exemple le cas du premier terminal équipé, le PocketBook CAD (en photo), destiné aux professionnels mais Fina pourrait bien un jour équiper des liseuses grand public bien plus fines et légères que celles actuellement disponibles sur le marché. »

    Enfin, parmi les nouveautés le site 01Net annonce pour le deuxième trimestre 2014, une nouvelle version de la liseuse Kindle doté d’un écran avec une résolution de 300 ppi (point par pouce) contre 212 ppi pour son modèle actuel. Elle aurait pour objectif de se mettre « au niveau de qualité (pour la lisibilité) de son grand rival Kobo».

    D’autres informations devraient filtrer au fil des mois, notamment du côté de chez Apple, mais pour l’instant si chaque constructeur innove pour préserver ses parts de marché, ils se gardent bien d’évoquer les prix de ces terminaux high-tech.

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  • Tablettes ou liseuses ?

    Les abonnés de Télérama ont récemment reçu avec leur hebdo culturel un petit fascicule de 8 pages ayant la forme d’une liseuse. Une façon originale de promouvoir le dernier Samsung Galaxy Note 8.0 qui se présente comme « la tablette parfaite pour les amoureux des mots » en « mode lecture » (Reading mode). D’autant plus que l’opuscule invite à découvrir « 5 nouvelles inédites écrites par vos auteurs préférés ! », Marc Levy, Maxime Chattam, Françoise Bourdin, Irène Frain et Joël Dicker, à télécharger sur le site de la marque coréenne. Tablette tactile « traditionnelle » le Samsung s’ouvre à la lecture et vante son produit : « vous disposez d’une luminosité et d’un contraste parfaits, pour une expérience idéale de lecture, quelles que soient les conditions d’éclairage. D’une taille idéale pour une bonne prise en main et grâce au S Pen qui permet des annotations rapides, lire n’a jamais été aussi agréable, même en mobilité. » Des arguments imparables, si on fait abstraction du prix : 399 euros.

    Cette offensive publicitaire est un épisode de plus dans la lutte que se livrent les fabricants de liseuses et de tablettes pour s’emparer du marché de la lecture sur écran.

    Une évolution expliquée dans le Journal du Geek : « Finalement, et Apple avec iBooks y est sans doute pour quelque chose, les fabricants ont tenté de transformer leurs liseuses en tablettes orientées lecture. Les deux principales illustrations de ces tentatives sont la Kindle Fire HD et la Kobo Arc. Ces deux produits restent des liseuses, mais avec une – très – large palette de fonctionnalités supplémentaires comme navigation Web, lecture de vidéo, installation d’applications. Tout cela est permis par l’utilisation d’un écran tactile capacitif traditionnel en lieu est place d’un écran e-ink. » Le site propose aussi un comparatif de ces deux tablettes.

    Avec l’arrivée de marques comme Samsung dans ce domaine, le choix des lecteurs va se compliquer encore plus. En janvier 2013, le site Les numériques ne proposait pas moins de 23 liseuses dans un comparatif sur l’ergonomie, l’intuitivité, les réglages, l’écran...

    Le groupe Chapitre.com – qui par ailleurs ferme brutalement 12 grandes librairies en France – lui aussi lançait en février 2013 la tablette « Multimédia » Gbook Arnova, créée par le groupe français Archaos et était qualifiée de « low cost » en raison de son prix très bas.

    La compétition fait rage entre les fabricants et on se souvient des pleines pages de publicité dans la presse – juste avant la période de Noël – pour Kindle. Aujourd’hui des rumeurs annoncent que Microsoft rachèterait pour 1 milliard de dollars la chaine américaine Barnes & Noble qui fabrique la gamme de eReader Nook.

    Au mois d’avril Télérama consacrait un dossier au livre numérique en s’interrogeant « Comment tourner la page ? » et écrivait que, si au Etats-Unis il représentait 22% du marché total du livre, en France celui-ci n’atteignait que 1%. Le magazine décrivait les nouveaux livres à venir « un ouvrage historique de Max Gallo ponctué d'archives vidéos inédites commentées par l'auteur ; un livre-application sur le périple d'une Française à Tokyo ; un roman interactif bilingue pour apprendre l'anglais ; la visite de L'Enfer de Dante illustré par Botticelli... ». La conclusion était donnée à Raphaël Couderc, de l'institut GfK, qui précisait : « Pour l'instant, on devrait surtout parler de livre numérisé. Le livre numérique, lui, sera un réel nouvel objet. » Complémentaire du livre imprimé, et donc moins menaçant pour lui. »

    Photo : La liseuse, de Jean-Jacques Henner (1883) « empruntée » au site De ma plume à vos oreilles

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  • Livre ou liseuse ?

    Le lancement en 2012 en France d’une liseuse Kindle en couleurs (peut-être plus grande et tactile) va-t-il définitivement asseoir le marché de ces tablettes censées, selon certains, remplacer, à terme, le livre papier ?

    En juin 2011, Le Figaro posait à Jeff Bezos fondateur d’Amazon cette question « Pensez-vous que le livre électronique va remplacer le livre papier ? », et celui-ci répondait « Je suis totalement bluffé. Tout est allé plus vite que ce que j'anticipais. Aux États-Unis, nous vendons plus de e-books que de livres papier. Ce changement s'est fait en seulement trois ans et demi. Le démarrage est également rapide en Grande-Bretagne. Il est clair que le livre électronique est un outil très pratique. Lorsque l'on peut télécharger un livre en soixante secondes, chercher les définitions, changer la taille des caractères avec une apparence identique à une page de papier, les lecteurs l'adoptent très vite. »

    En France, Amazon lançait à l’automne dernier une tonitruante campagne de publicité pour le lancement de sa liseuse Kindle, à 99 euros, s’offrant de pleine pages de publicités dans la presse. Le Figaro le décrivait alors ainsi « L'appareil ne déborde pas d'originalité. Mais il « fait le job » : léger (170 g), à encre électronique (donc pas fatiguant pour les yeux), d'une autonomie d'un mois et d'une capacité de stockage de 1400 livres. »

    Souvent mis en « concurrence » avec l’iPad d’Apple il n’en a cependant pas les mêmes fonctionnalités. La véritable concurrence pour le Kindle vient des liseuses diffusées à la même époque par la FNAC sous le nom de Kobo et par Virgin avec son Cybook.

    Début janvier 2012, Paul Loubière de Challenges écrit « Même s'ils se refusent à donner des chiffres précis, les fabricants et les distributeurs reconnaissent que les ventes des trois produits-phare - Kindle, Kobo et Cybook - ont réellement décollé en France à l'occasion de Noël. »

    Il indique aussi que « selon l’IDATE, il n’y a aucun doute, le numérique est l’avenir du livre. Il va croître de 30% par an d’ici 2015 où il représentera 12% du marché total du livre. Les terminaux de lectures grimperont de 24% par an, passant de 3,3 millions d’unités vendues en 2010 à 29,8 millions en 2015. »

    En conclusion de son article Paul Loubière évoque cependant les points qui pourraient ralentir cette expansion : « En Europe, les cinq principaux pays européens verront le chiffre d’affaires du livre numérique atteindre 1,4 milliard d’euros en 2015. L’IDATE pointe un élément de blocage : le prix du livre numérique reste trop élevé dans les pays où existe un prix unique du livre. "Le différentiel est de 50% aux Etats-Unis entre le prix moyen du papier et celui de l’électronique, souligne l’étude. En France, le différentiel n’est que de 20% est n’incite pas les consommateurs à migrer vers le numérique". Le prix n’est qu’un des éléments. Il manque aussi une vraie volonté des éditeurs. A l’horizon 2015, l’Espagne aura un marché du livre électronique plus développé que celui de la France ou de l’Allemagne "en raison d’un plus grand volontarisme des éditeurs" prédit l’Idate, 16% en volume et 9% en valeur contre 13% en volume et 7% en valeur pour la France et 10% en volume et 6% en valeur pour l’Allemagne. Reste que l’abandon du prix unique du livre n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour. »

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