Avertir le modérateur

jorge luis borges

  • Une bibliothèque universelle chez vous

    la-bibliotheque-de-babel-470595-250-400.jpgImaginez une grande bibliothèque, une très grande bibliothèque qui contiendrait tous les livres publiés de l'humanité. C'est un projet conçu en 1904 par l’écrivain et mathématicien allemand Kurd Lasswitz et que l’on retrouve en 1941 dans une nouvelle de l’écrivain argentin Jorge Luis Borges. En 2016, c’est aussi une réalité.

    Cette bibliothèque universelle s’appelle la bibliothèque Babel et Le Monde nous en donne un aperçu dans un article signé Gary Dagorn sur le blog « J’ai du bon Data » : « Combien de livres contient-elle exactement ? Un nombre colossal. Pour le comprendre, il faut préciser le « fonctionnement » de la bibliothèque : selon Borges, chaque livre qu’elle possède contient 410 pages et chaque page contient 40 lignes de texte, elles-mêmes composées de 80 caractères chacune. Chaque livre contient donc 1 312 000 caractères et utilise toutes les lettres de l’alphabet (26 lettres), plus l’espace, la virgule et le point, ce qui porte à 29 le nombre de signes différents utilisables. La bibliothèque comporte donc 291 312 000 livres (29 multiplié par lui-même 1 312 000 fois), ce qui donne un nombre composé de près de deux millions de chiffres. Pour prendre la mesure d’un tel nombre, l’imprimer requerrait 500 pages A4, remplirait un roman de 1 100 pages en format de poche et, écrit en ligne droite, mesurerait environ 3,54 kilomètres de long. »

    Le site Slate nous rac518VDXDE60L._SX311_BO1,204,203,200_.jpgonte l’histoire de celui qui a eu l’idée de concrétiser l’idée de Borges : « Celui-ci y imagine une bibliothèque universelle « constituée d’un nombre indéfini et peut-être infini de galeries hexagonales». Ces corridors contiennent toute la littérature mondiale passée et à venir... perdue au milieu de l’immensité de livres sans aucun sens, composés de caractères agencées au hasard. Jonathan Basile a dû apprendre à programmer pour mener à bien la tâche un peu folle de traduire sous la forme d’un site Internet l’imagination débordante de Borges. S’il estime que son entreprise est encore en cours de construction, le résultat a déjà de quoi déboussoler.» (site en anglais). L’article précise « Ses pages sont visitées par des curieux, des amateurs de prises de têtes et de combinaisons mathématiques. » Ce qui n’est pas incompatible avec la passion de la littérature.

  • "Le parfum des livres"

    Le Monde diplomatique à propos de la disparition du livre ( Le parfum des livres ) :

    (...) Mais le refus de désespérer n’interdit pas la lucidité alarmée. Le grand connaisseur de l’histoire de la culture écrite Roger Chartier n’a jamais nié qu’existe le risque de la relégation, sinon de l’oubli de la lecture des livres, comme le rappelle Virgile Stark, qui le cite. Dans un éblouissant recueil d’essais érudits, « La Main de l’auteur et l’Esprit de l’imprimeur », Chartier n’en soutient pas moins à sa manière l’hypothèse du caractère indépassable et imperfectible du codex, même s’il est d’accord avec l’écrivain argentin Jorge Luis Borges pour penser que tous les livres parus dans le monde ne forment qu’un seul Livre.
    Des « marchands futés » ont conçu, souligne Virgile Stark, des « bougies spéciales dégageant un parfum de vieux livres » à l’usage des lecteurs frustrés par la froideur inodore de leur écrans. On n’en a peut-être pas fini avec le papier, avec l’objet concret que le lecteur touche, plie, annote, oublie sous la pluie et retrouve sous le soleil…(...)

    Le Nouvel Obs en juillet 2015 à propos du « journalisme narratif » :

    (...) « Putain de prolifération »: une bonne manière de définir ce journalisme littéraire américain issu des grands magazines de la côte Est. Les Américains appellent ça narrative non-fiction, long form ou narrative journalism. Le genre a ses héros: Truman Capote, Tom Wolfe, Norman Mailer, Joan Didion, Hunter S. Thompson, Janet Malcolm, Gay Talese, David Foster Wallace. Il a son identité propre. Le sujet est souvent à mi-chemin entre l’ordinaire, apanage du roman, et le spectaculaire, domaine de la presse. La méthode d’investigation est rigoureusement journalistique, mais l’écriture convoque les techniques de la narration littéraire : mise en scène, caractérisation des personnages, subjectivité assumée du narrateur, souvent présent et actif. L’écriture est travaillée, mais s’impose - journalisme oblige - de rester limpide. » (...)

    Le site L’ivre de lire à propos de l’écrivain Johann Zarca (septembre 2015) : (...) Le style de Zarca ? De ses propres mots, il écrit de la littérature vandale, c’est à dire une littérature qui violente les mots et le style, rejette les formes établies par trop souvent moralisatrices, pour déconstruire ce qu’on appelle « littérature », sortir du psychologisme sclérosant qui baigne cette rentrée littéraire et la littérature française en général, pour retrouver, sur un rythme effréné et jouissif le bonheur tout immédiat de nous raconter de putains de bonnes histoires. (...)

    Le Huffington Post à propos de « Pourquoi est-ce si difficile de se séparer des livres ? - juillet 2015 ) : (...) Conserver les livres c'est accepter la vibration qu'ils apportent dans votre vie. Les livres dont vous vous entourez ne devraient vous apporter qu'un réel plaisir. S'ils sont sur une bibliothèque pour impressionner vos invités, vous vous laissez imprégner lentement mais sûrement par leur énergie. (...)

    Photo : Article publié par Actualitté.com (2012)

    books1-500x332.jpg

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu