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jen campbell

  • Marcel Proust, le rôle de l'écrivain, le libraire conseil, l’actualité du livre en quelques lignes

    Si Marcel Proust m’était compté

    Dans Le Monde : « La vente des photos, lettres et manuscrits ayant appartenu à Marcel Proust, réalisée, mardi 31 mai, par Sotheby’s, provenant de la dispersion de la collection de Patricia Mante-Proust, son arrière-petite-nièce, a été un événement. Sur les 126 lots qui ont été vendus, 79 % ont dépassé leur estimation haute. Cette collection unique, car tous les documents vendus avaient appartenu à l’auteur de la Recherche du temps perdu, considéré comme le plus grand écrivain français du XXe siècle, a atteint le montant 1,2 million d’euros (prix d’adjudication avec commission acheteur), soit le double de l’estimation faite par les deux experts Anne Heilbronn et Benoît Puttemans. »

    Le quotidien précise : «  Le clou de la vente a été, comme prévu, l’exceptionnel placard, n°18 d’A l’ombre des jeunes filles en fleurs [1914-1919], presque entièrement manuscrit. Il a atteint 111 000 euros, soit le quintuple de son estimation. »

    L’écrivain est-il économiquement productif ?

    Réponse cinglante du site Actualitté à Laurence Parisot, présidente de l'Ifop (Institut français d'opinion publique), qui a déclaré dans une tribune au quotidien Libération que l'écrivain à succès “ne fait travailler personne” : « Un peu de bon sens aurait pu éviter à Laurence Parisot de faire fausse route à ce point : comme toutes les industries créatives, ou l’industrie tout court, la richesse produite l’est par la force de travail. Et dans le cas de l’édition, c’est bien entendu l’écrivain qui est à l’origine de cette richesse, qui profite avant tout... à l’édition. En effet, le métier d’éditeur s’appuie sur une importante prise de risque, la publication d’un livre et, dans le meilleur des cas, un succès tel qu’il lui permettra de publier encore plus de livres. Des auteurs ont signé une contre-tribune dans les pages de L’Humanité des débats de ces 27, 28 et 29 mai, pour souligner que « l’écrivain n’est pas un acteur économique, ses prétentions à l’être sont au mieux risibles ». Toutefois, rappellent les signataires, le livre est la première industrie culturelle en France, « représentant 3,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015 , et 80.000 emplois sur les 430.000 de l’ensemble du secteur culturel — écrivains non compris, évidemment, qui ne sauraient être considérés comme des acteurs économiques ».

    icono_propos_cocasses_librairie-bd-plat-1-crg.jpgLes libraires ont presque réponse à tout

    « Propos cocasses et insolites entendus en librairie », de Jen Campbell (éditions Baker street) est un best seller traduit dans une dizaine de pays, inspiré par l’expérience de libraire de l’auteur à Édimbourg et à Londres, et de ses conversations invraisemblables, étranges ou extravagantes avec certains clients.

    Exemples : Le client : « Quels livres pourrais-je acheter pour que mes invités regardent ma bibliothèque et se disent : « Waouh ! Ce type est drôlement intelligent » ? ».

    Ou le client : « Je n’aime pas les biographies ? Le personnage principal meurt presque toujours à la fin. C’est tellement prévisible…».

    Et encore, toujours un client : « Je cherche un livre vraiment abominable pour offrir à quelqu’un que je déteste. Vous pouvez me conseiller ? »

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