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jean echenoz

  • Les écrivains sur Twitter

    S’exprimer en 140 signes, c’est la prouesse que réalisent 200 millions de personnes chaque jour dans le monde (2,3 millions en France). Normal que l’on retrouve parmi eux quelques écrivains.

    En 2013, Bernard Pivot a publié « Les tweets sont des chats » (Albin Michel). Dans le texte de présentation, il écrivait : « Quand je me suis intéressé aux réseaux sociaux, j’ai tout de suite eu envie d’aller sur Twitter... A chacun, il est possible de considérer Twitter comme une sorte de journal personnel intermittent, lié ou non à l’actualité. D’y écrire ce que bon lui semble. D’y pratiquer l exercice de la cogitation ou l’art de l’observation. D’y convoquer des souvenirs. D’y utiliser, bien sûr, l’humour, le calembour, la farce. Ou de s’y adonner à la philosophie. Bref c’est le cas de le dire, de twitter sérieux ou amusant, sans toutefois se prendre au sérieux, ni prendre ses abonnés pour des engourdis du cervelet. C’est ce que j’ai essayé de faire pendant un peu plus d’un an. »


    La même année, Télérama recensait une dizaine d’auteurs présents sur le réseau social et expliquait : « Les écrivains qui se plaignent d’être trop nombreux en librairie s’exilent parfois sur Twitter, où ils gazouillent avec plus ou moins de bonheur. Cent quarante signes, c’est court pour pondre un chef d’œuvre mais suffisant pour maintenir le contact ou balancer une vacherie. Certains se contentent de retweeter les éloges qu’ils reçoivent, d’autres expérimentent, redécouvrent le haïku, le vers libre et solitaire, et finissent par gagner de nouveaux lecteurs. »
    Salman Rushdie, Bret Easton Ellis, Joyce Carol Oates, Haruki Murakami (en Japonais et Anglais), Jay McInerney, François Bon, Régis Jauffret, Alain Veinstein, Clément Bénech, Jean Echenoz.

    Plus récemment le site My Little Book Club a détecté « Les 5 meilleurs comptes twitter d'écrivains » et nous engage à les suivre cet été. On y trouve à nouveau Bret Easton Ellis, Régis Jauffret, mais aussi Bernard Pivot, Pénélope Bagieu, et Tatiana de Rosnay.

    Ces listes ne sont bien évidemment pas exhaustives, et il suffit de rechercher sur Twitter le nom d’un auteur favori pour découvrir que lui aussi a des choses essentielles à nous faire savoir. 

     

  • 14-18 la "guerre" des éditeurs

    Difficile de ne pas s’apercevoir que 2014 est l’année du centenaire de la guerre 1914-1918, un événement qui suscite une profusion de livres en tous genres.

    Dès le mois de janvier Télérama dressait la liste des « 10 romans qu’il faut avoir lu » écrits par des auteurs comme Blaise Cendrars, Louis-Ferdinand Céline, Henri Barbusse, Maurice Genevoix, marqués à jamais par leur participation à la « Grande guerre », mais également Jean Rouaud avec "Les Champs d'honneur" (1990), ou Jean Echenoz avec "14" (2013). L’hebdo publie également un hors-série qui analyse « les conséquences du premier conflit mondial sur la culture française ».

    Hors-série également pour Le Monde titré "14-18 Les leçons d'une guerre. Les enjeux d'un centenaire" avec un dessin de couverture signé Jacques Tardi. Sur son site, le quotidien publie de nombreux articles dont un intitulé « Ecrire après le carnage » qui s’interroge « Pouvait-on, après quatre ans de carnage, écrire comme avant, user des mêmes registres, des mêmes mots ? La question divisa les milieux Blaise Cendrars, Louis-Ferdinand Céline, Henri Barbusse, Maurice Genevoix,Jean Rouaud, Jean Echenoz, Jacques Tardi,Rudyard Kipling, "Belles lettres", Fritz von Unruh, "La dernière goutte", Nathalie Silbert, La Martinière, Jean-Pierre Guéno, Librio, Jean-Noël Jeanneney, Les Arènes, Jean-Pierre Verney, Casterman, Albert Londres, "Magellan & Cie", 1914-1918, Grande Guerre intellectuels. Beaucoup d’écrivains, poètes ou romanciers, la tranchèrent par la négative. A la manière d’un paysage transformé par les bombardements, le champ littéraire en sortit profondément modifié, aussi bien en France qu’en Allemagne, aux Etats-Unis qu’en Grande-Bretagne. », et cite des ouvrages comme "La France en guerre" de Rudyard Kipling (Belles lettres), ou "Le Chemin du sacrifice" de Fritz von Unruh (La Dernière Goutte), à paraître le 16 mars.

    Les Echos eux constatent « la folie éditoriale du centenaire » : « Essais, documents, romans, BD... Misant sur l'intérêt des Français pour la Grande Guerre et sur le battage médiatique autour de la commémoration, les éditeurs ont décliné l'hommage à l'infini. Au risque de noyer libraires et lecteurs sous la déferlante, et de voir leurs titres finir au pilon... ». Nathalie Silbert, auteure de cet article très documenté, explique « Pour justifier leur décision d'avoir publié sur 14-18, les maisons mettent aussi en avant les succès éditoriaux récents inspirés par la Grande Guerre. Qu'il s'agisse du livre illustré « Nous étions des hommes », publié en 2004 par La Martinière et écoulé aux alentours de 20.000 exemplaires, selon son éditeur. Ou du succès de « Paroles de poilus : lettres et carnets du front (14-18) », de Jean-Pierre Guéno, vendu à 1,3 million d'exemplaires en format de poche Librio ! »

    Si on ne compte plus les textes publiés sur cette période, il faut aussi y rajouter les Blaise Cendrars, Louis-Ferdinand Céline, Henri Barbusse, Maurice Genevoix,Jean Rouaud, Jean Echenoz, Jacques Tardi,Rudyard Kipling, "Belles lettres", Fritz von Unruh, "La dernière goutte", Nathalie Silbert, La Martinière, Jean-Pierre Guéno, Librio, Jean-Noël Jeanneney, Les Arènes, Jean-Pierre Verney, Casterman, Albert Londres, "Magellan & Cie", 1914-1918, Grande Guerre «beaux livres» très illustrés, photos, dessins, cartes postales, affiches, et pour lesquels les éditeurs prennent de gros risques comme avec « Jours de guerre » de Jean-Noël Janneney (Les Arènes) dont le point d’équilibre est à 20 000 exemplaires, vendu à 49,90 euros. On en trouve quelques-uns parus bien avant 2014 sur le site de la librairie du Mémorial de Verdun ou en faisant une rapide recherche sur les sites marchands comme Amazon qui propose pas moins de 605 références disponibles sur le thème 14-18 tout type de d’ouvrages confondus.

    Halte au feu, et une fois démontré avec tout ce pilonnage que la guerre c’est vraiment moche, profitons de la longue trêve éditoriale qui va nous amener en 2039 au centenaire de la guerre 39-45.

    Photos : « Putain de guerre ! » Intégrale 2014 de Tardi et Jean-Pierre Verney (Casterman), « 14-18, la Grande Guerre », Albert Londres, à paraître le 12 mars aux éditions Magellan & Cie.

     

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