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  • Tablettes ou tableau noir pour l’école

    Très long article publié par Rue 89 – L’Obs, sur le collège « connecté » Victor Hugo de Tulle qui a distribué à ses élèves des tablettes numériques, un outil qu’ils utilisent quotidiennement avec leurs professeurs.

    « Nous nous sommes intéressés aux tablettes pour des raisons pratiques. L'autonomie, d'abord. Il est impossible de raccorder électriquement des matériels dans les salles. Il y avait l'ergonomie aussi. Si vous prenez la place physique d'un élève dans une classe avec les livres et les cahiers, l'ordinateur, c'est difficile. L'enseignant a devant lui une forêt d'écrans, une barrière. La tablette, c'est simple, ça démarre instantanément », explique un responsable technique de l’opération initiée en 2010.

    Rue 89 – L’Obs, collège Victor Hugo, Tulle, CorrèzeL’enquête illustre aussi le débat qui agite l’Education nationale, les pour, les contres, ceux qui sont partagés, et met en lumière tous les problèmes que soulève la généralisation de ce mode d’enseignement avec en premier le manque de formation des professeurs. Malgré cela un responsable de cette formation estime que « sept enseignants sur dix dans le département utilisent l’iPad, un quart de façon très régulière et un noyau d’une cinquantaine de personnes participe activement à la création de ressources », et il rajoute « Jusqu'à il y a deux ans, fabriquer des ressources pour les gamins, c'était l'apanage des geeks. Aujourd'hui, de plus en plus d'enseignants se mettent à élaborer leurs propres ressources »

    Autre question celle de l’utilisation « strictement scolaire » de l’outil par les élèves. Une convention, signée par les parents, et publiée par Rue89 précise les règles d’utilisation du matériel et indique que « la tablette Ordicollège est prioritairement un outil de travail pour le collège ». Un logiciel Mobile Iron permet d’ailleurs de contrôler à distance les dérives de certains élèves sur des tablettes « configurées pour éviter le grand n’importe quoi » et, le cas échéant, de distribuer des « colles numériques ».

    Enfin se pose aussi le choix du matériel, et l’article de citer des marques « made in France » comme le fabricant de tablettes Unowhy à Montceau-les-Mines, ou Archaos, mais en définitive ce sont les IPads qui ont été sélectionnés, Apple ayant été la seule société à répondre à l’appel d’offre du Conseil général.

    Cette expérimentation sur le terrain, voulue et encouragée par les pouvoirs publics en Corrèze à l’avantage d’appréhender de façon concrète les mutations de l’apprentissage des savoirs à travers de nouveaux outils pédagogiques.


  • François Bon et son univers numérique

    L’écrivain François Bon accorde un très long entretien à L’Obs, nouvelle formule de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur. Le créateur, en 1997, d’un des premiers sites internet dédié à la littérature (devenu tierslivre.net) y parle de ses liens avec les outils numériques connectés de création.

    « J'ai un tout petit MacBook 13 pouces avec un écran Retina. Du coup au lieu de travailler à mon bureau sur ma grande dalle (un écran externe 27 pouces), à la maison je travaille debout: je pose mon petit ordi sur un pupitre de musicien. C'est comme écrire directement dans le format livre sans passer par le format feuille de la machine à écrire.  Donc dans la journée, moi, c'est l'ordi. Le mien est assez petit, avec une bonne batterie, pour que je l'aie tout le temps avec moi. C'est mon carnet d'écriture, avec des outils de notation instantanée comme Notational Velocity dont je me sers énormément. Ça suppose un changement mental. Mais j'ai toujours besoin du clavier, d'enfoncer des touches: ça n'a l'air de rien, mais jamais on n'a écrit autrement qu'en gravant, en insérant ou en déposant des gouttelettes d'encre. Il faut s'interroger sur ce que les nouveaux outils numériques changent dans l'écriture: ne plus faire de clic, par exemple, ou juste glisser le doigt. »

    François Bon évoque également sa liseuse qu’il préfère à la tablette (que sa fille lui a piquée pour regarder des films) pour la lecture, même si « on ne peut pas sortir du texte ». Il lit beaucoup sur Internet et pour lui « lire connecté n'est pas une atteinte à la concentration », surtout lorsqu’il veut compléter le sujet du livre en allant chercher des images sur le web pour avoir « une lecture plus dense, plus arborescente ».

    françois bon,tierslivre.net,l'obs,macbook,notational velocity,uysses iii,ipad,grégoire leménager,grassetL’écrivain passe en revue toute « sa panoplie d'écrivain du XXIe siècle » et parle aussi de son iPhone,  de la recherche par mots-clés, du logiciel Word « qu’il déteste utiliser » lui préférant Ulysses III, des blogs littéraires, de son site internet , de Google, de Wikipedia et des réseaux sociaux. Autre centre d'intérêt, celui pour la typographie : « Le livre numérique, c’est passionnant parce qu’on peut aussi maîtriser ces typographies. Mais il faut voir comment ça s’affiche sur les tablettes ! Amazon ne propose pas de césure: ils ont des algorithmes de gestion des blancs typographiques, très fins, mais les mots ne sont jamais coupés. Apple, lui, met la césure, mais ne sait pas couper les mots de la langue française. Donc il peut mettre «l’», puis «arbre» à la ligne d’après. Sur l’Ipad, ça casse complètement la possibilité d’avoir une belle lecture. »

    L’intégralité de l’entretien avec Grégoire Leménager

    Photo : François Bon vient de publier "Fragments du dedans" (Grasset).

     

  • Bibliothèques numériques et livres jeunesse

    Les initiatives se multiplient pour amener les jeunes à la lecture sur les tablettes numériques. A ce sujet Les Echos écrivent « L’année 2013, c’est aussi celle où les ventes de tablettes numériques devraient pour la première fois dépasser celles des ordinateurs portables en France. Or la lecture est en haut de la liste de leurs usages. »

    Lors du dernier salon du livre jeunesse de Montreuil a été présenté, Storyplay’r un service de bibliothèque jeunesse numérique en ligne pour tablettes, qui fonctionne sur abonnement (4,90 euros) comme Netflix pour les films ou séries aux Etats-Unis, ou Deezer pour la musique. Cité par O1net, son fondateur Thomas Salomon explique « la mission de Storyplay’r n’est pas de détourner les enfants du livre papier. Bien au contraire, dans un monde dominé par l’image et le jeu vidéo, notre ambition est de redonner le goût de la lecture aux plus jeunes enfants, en leur proposant plus d’histoires, plus souvent, sur un support interactif qu’ils plébiscitent. » L’application permet aux parents de devenir les narrateurs de l’histoire en enregistrant leur propre voix. Uniquement disponible sur iPad.

    Autre offre : Totam présentée par Le Figaro comme « la première librairie numérique jeunesse » qui la décrit ainsi « D'ores et déjà accessible depuis un poste fixe, elle le sera via mobile au premier trimestre 2014. La plupart des grands éditeurs jeunesse participent à l'aventure. Avec un produit d'appel : la « TotamBox », qui permet d'accéder, pour 9,99 euros par mois, à une sélection de livres, musiques, vidéos et applications. »

    Le même journal indique que « Les éditeurs jeunesse se ruent sur le numérique » et précise « Les écrans (téléviseurs et tablettes) deviennent incontournables. Nathan a poussé la logique en s'associant à SFR pour lancer, fin 2011, Dokéo TV, une chaîne documentaire proposée aux 3 millions d'abonnés triple play (télé, téléphone, Internet) de l'opérateur, avec bibliothèque de livres enrichis, cours d'anglais, jeux avec la télécommande… De son côté, le groupe Bayard a relancé son site Internet Bayam (ex-BayardKids), avec jeux, dessins animés, coloriages ou contes à écouter, qui revendique 70 000 utilisateurs réguliers, dont 15 000 abonnés payants. Le groupe, grand acteur de la presse jeunesse, a également ouvert début mars une librairie numérique pour smartphones et tablettes, le J'aime Lire Store (250 ventes par jour)."

    Du côté des grands éditeurs spécialisés les offres se succèdent. C’est le cas de Gallimard Jeunesse, qui propose 2 applications issues de la collection « Mes premières découvertes », et de Nathan avec une douzaine d'applications, dont trois dérivées du héros de son magazine T'choupi pour les moins de 3 ans, vendues 2,39 euros sur iPhone et 3,99 euros sur iPad. Hachette n’est pas en reste avec des applications adaptées de sa collection « Passeport » pour les révisions de vacances (Le Figaro).

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