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hervé de la martinière

  • Mouvements dans le monde de l'édition

    Au mois de mai 2017, Editis annonçait des changements à la tête des éditions du Cherche midi, une des multiples maisons de ce groupe qui appartient lui-même l’espagnol Grupo Planeta.

    Le site ActuaLitté titrait : « Anne-France Hubau-Nicolas devient Directrice générale des éditions Le Cherche midi » et précisait que Philippe Héraclès, cofondateur de la maison avec Jean Orizet en 1978, et qui état jusque-là PDG du Cherche midi, en devenait le président. Une reprise en main par Editis à qui appartiennent déjà, entre autres, Robert Laffont, First, Presses de la cité, La Découverte, Bordas, Nathan, et Sonatine d’où vient la nouvelle Directrice générale.

    A terme cela ne devrait pas trop changer la ligne éditoriale du Cherche midi, même si déjà en 2015 la disparition de son Directeur éditorial Pierre Drachline avait pas mal déstabilisé la maison.

    LaMartiniere.jpgAutre changement, le rapprochement entre le groupe La Martinière (Seuil, Abrams, Points, Don Quichotte,...), et Média-Participations (Dargaud, Dupuis, Lombard, Fleurus, Anne Carrière,...).

    Livres Hebdo qui dévoile l’information cite Hervé de la Martinière : « Nous étudions les possibilités d’un rapprochement entre nos deux groupes, dans le cadre d’un échange d’actions. Je dois penser à l’avenir de la maison que j’ai fondée il y a 25 ans. » « Dans un monde où les acteurs traditionnels comme les nouveaux opérateurs ne cessent de se renforcer, se rapprocher avec un groupe aussi solide et complémentaire que Média‐Participations, nous semble, à moi et aux actionnaires fidèles qui m’accompagnent, une solution à la fois pérenne et prometteuse. Nos deux groupes ont depuis longtemps une vision internationale similaire, stratégie qui m’a conduit à acquérir Abrams qui représente aujourd’hui une part significative du chiffre d’affaires du groupe ».

    Il faut rajouter qu’en 2015, il avait déjà cédé sa branche distribution Volumen, à Editis, et qu’un récent plan social a vu le départ de nombreux salariés.

    Au mois d’août Le Magazine Littéraire constatait « Après la crise, l’édition mondiale se stabilise », une « stabilisation » qui se fait, hélas peut-être, au détriment de quelques éditeurs.

    En photo : le logo des éditions La Martinière.

  • Quelques éditeurs / 1

    Ce post est le premier d'une série consacrée aux éditeurs, connus et moins connus... Aujourd'hui, Hervé de La Martinière et Jacques Glénat.

    si, pour certains, leur nom figure sur la couverture des livres qu'ils éditent, le public les connaît en général peu. Ils exercent un métier dont on parle trop rarement sauf lorsqu’ils disparaissent comme ce fût le cas en 2012 de Maurice Nadeau. Pourtant leur histoire est souvent intéressante.

    Le Nouvel économiste écrivait en 2007 à propos d’Hervé de La Martinière « Sans baccalauréat et sans études, il a tenté sa chance, au bas de l’échelle. Une grande aventure dans le groupe Hachette, entamée au service réclamations et se terminant comme gérant des éditions du Chêne. Pléthore d’auteurs glanés au passage, qui le suivent encore. Une réussite à l’américaine. Vient ensuite Nathan, dont il assure la direction générale, puis le grand saut. En vingt ans, de 1972 à 1992, il traverse tous les services et tous les secteurs de l’édition, avec un seul but : créer sa propre structure. Il ne s’en cache pas. Les éditions de La Martinière créées en 1992 sont aujourd’hui, après le rachat du Seuil en 2004, parmi les 10 plus grandes maisons hervé de la martinière,jacques glénat,hachetted’édition françaises. Spécialiste des très beaux-livres, les éditions de La Martinière ont connu leur plus grand succès avec La Terre vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand vendu à plus de 3 millions d'exemplaires dans 21 pays. Le Nouvel Economiste dévoile qu’il écrit « mais ne montre pas ses pages. C’est son secret », et lorsque le journaliste l’interroge il répond « « J’ai écrit des romans d’adolescent, entre dix-sept et dix-huit ans. Ils ne valent rien. Je continue à écrire, mais ce n’est pas mon métier aujourd’hui. Cela changera peut-être un jour. »

    Jacques Glénat a lui débuté sa carrière en éditant en 1969, à l’âge de 16 ans, « Schtroumpf », un fanzine spécialisé dans la bande dessinée. En 1972, la découverte de dessins humoristiques de Claude Serre lui permet de publier son premier best-seller et d’assurer le lancement de la maison d’édition qui porte son nom et dont il est hervé de la martinière,jacques glénat,hachettetoujours seul propriétaire. Si les éditions Glénat ont des bureaux à Issy-les-Moulineaux, c’est à Grenoble, aujourd’hui dans l’ancien couvent Sainte Cécile racheté et rénové en 2009 que se trouve depuis le siège social de l’éditeur de Titeuf, Joe Bar Team, Mafalda et du Triangle secret. Glénat fût l'un des premiers éditeurs à publier en France des mangas. Il est aussi à l'origine des labels Vent d’Ouest, Drugstore, et exploite le fond BD d’Albin Michel racheté en 2007. Il édite enfin des magazines dont L’Echo des savanes, L’Alpe, Chasse-Marée. On ne sait pas si Jacques Glénat a un jour voulu dessiner, en tout cas il cultive dans ses activités sa passion pour cet art, en 2013, il a ouvert à Paris une galerie spécialisée dans la bande dessinée dont il veut faire « un haut lieu de l’art contemporain ».

     

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