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  • L'été, le temps de la BD

    Les vacances sont souvent propices à la lecture de bandes dessinées, surtout lorsque certains festivals comme celui d’Eauze vous invitent à rencontrer les auteurs. Plus original encore, les Journées Tintinophiles de Senlis qui réunissent les amateurs et passionnés du monde créé par le dessinateur Hergé.

    Eauze

    Le festival de Eauze dans le Gers est devenu au fil des ans (26ème édition) un rendez-vous incontournable pour les amateurs de la bande dessinée. De nombreux auteurs seront présents, 32 comme le chiffre du département, le dimanche 6 août.

    La veille sera projeté en 3D le film Valerian et la cité des 1000 planètes de Luc Besson, adaptation de la série BD de science-fiction Valérian et Laureline de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières (Dargaud).

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    Senlis

    Conférences, animations, expositions sont au programme des Journées Tintinophiles qui se dérouleront à Senlis du 31 août au 3 septembre 2017.

    Une 9ème édition qui propose aussi « une bourse tintinophile et toutes bandes dessinées » le samedi 2 et le dimanche 3 septembre de 10h00 à 18h00 au sein de l'ancienne église Saint Pierre ».

    Tintin a beaucoup apporté au monde de l’édition sur le site officiel qui lui est dédié on peut lire : « À plus de 80 ans, Tintin a définitivement conquis sa place parmi les grands de la littérature internationale. En 1999, à la demande du Monde, les lecteurs de ce quotidien ont classé Le Lotus bleu en dix-huitième position parmi les livres qui ont marqué le vingtième siècle. Tintin se retrouvait en bonne compagnie, aux côtés d'Aldous Huxley, Soljenitsyne et Anne Frank. Les albums de Tintin restent des best-sellers dans le monde entier : depuis 1929, les ventes ont atteint plus de 230 millions d'albums, en plus de quatre-vingts langues. En France, une famille sur deux possède au moins un album des Aventures de Tintin. »

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  • Tintin au pays du marketing

    Tintin.pngPublié pour la première fois en album en 1929, l’album de bande dessinée Tintin au pays des Soviets fait l’objet, à quelques jours du festival de la BD d’Angoulême, d’une réédition accompagnée importante opération publicitaire.

    Objectif, écouler les 300 000 exemplaires de cette version mise en couleurs par les éditions Casterman 33 années après la disparition de leur auteur Hergé (George Rémi). Celui-ci n’avait jamais voulu de son vivant redessiner cette œuvre de jeunesse contrairement à d’autres de ses albums : « Il n'est pas question que je reprenne tous mes albums au fur et à mesure de leur vieillissement. Tintin au pays des Soviets, Tintin au Congo ne seront probablement jamais réédités. » Hergé

    Couv_151862.jpgParue dans Le Petit vingtième supplément illustré du journal belge Le Vingtième siècle, cette aventure voit la naissance du personnage de Tintin qui connaitra par la suite une renommée mondiale avec plus de 230 millions d’albums et 96 traductions.

    Le grand art des éditions Casterman est de présenter cet album comme une nouveauté contournant ainsi le fait que Hergé avait interdit que l’on poursuive après sa mort les aventures du jeune reporter belge.

    A défaut de pouvoir faire revivre Tintin, sous la plume d’autres auteurs comme cela a été le cas pour Astérix, Lucky Luke, Blake et Mortimer, etc., l’éditeur a choisi de republier un album mythique dont la qualité narrative et graphique est plutôt décevante mais qui faisait depuis des années l’objet d’éditions pirates hors de prix avant que Casterman lui-même ne la réédite une première fois en 1973 pour endiguer la spéculation. L’album n’avait connu qu’une seule édition officielle en 1930, imprimé en noir et blanc à dix mille exemplaires, dont les 500 premiers numérotés. En avril 2006, l'un de ceux-là s’est vendu aux enchères à Paris pour la somme de 60 180 euros, un record pour un album de bande dessinée.

    Alors fallait-il le mettre en couleur ? La polémique fait rage entre comme dans cet article du Monde ou les spécialistes « tintinophiles » Philippe Godin et Yves Frémion défendent leur point de vue. Ce qui est certain c’est que ce nouvel épisode des aventures de Tintin dans le monde de l’édition fera recette.

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    Photo : une case en noir & blanc de la première édition de Tintin au pays des Soviets et les couvertures de l'édition de 1973 et celle de 2017.

  • Blake, Mortimer, et Shakespeare

    Au mois d’avril le site officiel de Blake et Mortimer publiait ce message énigmatique : « #Shakespeare400 "To be or not to be"... Révélations sur le testament de William S. dans le prochain Blake et Mortimer... » La solution ne devrait plus tarder car on annonce déjà la parution d’un album inédit signé Yves Sente et André Juillard pour la fin novembre 2016 (Dargaud).

    Sur son site France Inter titre « "Le Testament de William S.", la nouvelle aventure très littéraire de Blake et Mortimer » et dévoile l’histoire : « Shakespeare a-t’il bien existé ? Est-lui, ou un duo d'écrivains qui a créé Hamlet, Macbeth et autres chefs d’œuvres du théâtre mondial ? C’est à partir de ces questions, et de la violente polémique qu'elles suscitent entre deux clubs d'admirateurs du dramaturge anglais, que se tisse l’histoire du nouvel album de Blake et Mortimer. Entre Venise où est découvert dans le sous-sol d’un palais un mannequin mystérieux et Kensington Gardens à Londres, où les Teddys sévissent en détroussant les riches passants, l’enquête, à la fois littéraire et policière, est aussi vivante que passionnante. »

    Une nouvelle aventure pour les deux personnages, Sir Francis Blake, militaire de carrière et membre du M15 les services secrets britanniques et son ami le professeur Philip Mortimer, spécialiste en physique nucléaire, créés en 1946 par le dessinateur belge Edgar P. Jacobs décédé en 1987 sans avoir pu finir son dernier album « Les Trois Formules du professeur Satō » Celui-ci sera achevé par Bob de Moor, dessinateur et, tout comme Jacobs, ancien collaborateur d’Hergé.

    Depuis 1996, de nombreux auteurs se sont relayés pour redonner vie à ses deux héros. Parmi les scénaristes on peut citer Jean Van Hamme, (XIII, Thorgal, Largo Winch), Yves Sente (XIII, Thorgal), Jean Duffaux, et André Juillard, Antoine Aubin, Ted Benoît (décédé en 2016) pour les dessinateurs qui ont repris à l’indentique le style de dessin de Jacobs.

    « Le Testament de William S. » sera le 13ème album paru après le décès de son créateur et le 24ème de la série. Loin de décevoir les inconditionnels, ces nouvelles aventures connaissent un grand succès, ainsi le titre « L'Affaire Francis Blake » de Jean Van Hamme et Ted Benoît s’est vendu à plus de 600 000 exemplaires.

    Le Figaro magazine a publié cet été l’album en avant-première et Le Télégramme dévoile à ses lecteurs que le dessinateur François Schuiten travaille à un album consacré à Blake et Mortimer, mais précise qu’ « Il ne s'agira pas d'une nouvelle suite classique à la série de Jacobs mais d'une adaptation très libre de François Schuiten avec comme décor principal l'immense palais de justice de Bruxelles. »

    Toujours sur France Inter Yves Sente fait durer le suspens en attendant l'arrivée de l'album dans les librairies : « Shakespeare est encore un personnage emblématique pour les Anglais de 2016. Comme il y a très peu de sources, qu'il a laissé peu de choses de lui, et même qu'entre 1585 et 1592, il disparaît : c'est le bonheur du scénariste. Mais le plaisir de l'écriture, quand on joue avec l'histoire, c'est de respecter ce que l'on sait, pas de la transformer... En 150 ans, les historiens ont attribué la paternité de Shakespeare à 80 personnalités. Faire la 81ème n'a pas d'intérêt. Il faut essayer une piste différente... »

    A suivre comme on dit dans la bande dessinée.

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