Avertir le modérateur

harper lee

  • Quelques brèves sur l'actualité du livre

    Livre Paris et polémiques 2018

    Nouvelle polémique au salon Livre Paris après celle sur la rétribution des auteurs participants à des débats dans le cadre du salon Livre Paris (Marque Pages du 8 mars 2018), le président de la République Emmanuel Macron a ignoré lors de la visite inaugurale le stand Russe pourtant invité d’honneur de l’édition 2018. Un boycott justifié par la dénonciation par plusieurs pays de l'agression d'un opposant russe en Angleterre. Dans une lettre ouverte publiée par Actualitté.com « Natalia Turine, directrice de la librairie du Globe, qui anime le stand de la Russie à Livre Paris, et de la maison d'édition Louison, qui publie des auteurs russes, dénonce un geste qui pénalise à la fois son entreprise et les échanges culturels entre France et Russie. »

    L’aubaine d’un éditeur

    100 000 exemplaires vendus pour « Fils de la nation » présenté comme les mémoires de Jean-Marie Le Pen. D’après l’auteur, plusieurs maisons d’éditions auraient refusé son manuscrit finalement accepté par une petite maison d’édition. Selon Le Point : « Les éditions Muller, fondées en 1990 pour publier des récits militaires, n'avaient rien publié depuis 2014. Rachetées en 2009 par Guillaume de Thieulloy, proche des milieux économiques libéraux et catholiques traditionalistes, les éditions Muller comptent un peu plus de 80 titres à leur catalogue dont "10 très bonnes raisons de restaurer la monarchie". » Le tome 2 paraîtra en 2009. Chez le même éditeur.

    Tirez sur l’oiseau adaptateur

    Une nouvelle adaptation théâtrale du best-seller « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee, disparue en 2016, ne semble ne pas plaire aux ayants-droit de l'écrivaine et comme toujours aux Etats-Unis cela passe par les avocats et les tribunaux. Selon TV5 Monde « inquiétés par des interviews d'Aaron Sorkin, chargé d'écrire le scénario de cette nouvelle adaptation, les héritiers de la romancière ont fait part de leurs inquiétudes au producteur. Après avoir consulté une première version de la pièce, ils ont notamment exprimé leur préoccupation quant à ce qu'ils considéraient comme une réécriture du personnage principal Atticus Finch. » L’AFP à l’origine de l’article précise que le livre « publié en 1960, prix Pulitzer en 1961, s’est vendu à plus de 40 millions d’exemplaires. Traduit en plus de 40 langues il s’en écoule encore 1 millions d’exemplaires chaque année. » Le livre a déjà été adapté au cinéma en 1962 et au théâtre en 1970 comme le rappelle le site de Radio Canada.

    Télé Gérard Collard

    Ceux qui auraient raté sur France 5 ou Sud Radio les chroniques littéraires de Gérard Collard libraire à St Maur-des-Fossés (La Griffe noire) doivent savoir que celui-ci a désormais sa propre chaîne télé sur YouTube « Griffenoiretv GérardCollard » où on le retrouve égal à lui-même.

    La vidéo du 8 mars 2018 :

    TV Collard.png

  • Disparition d’Harper Lee et d’Umberto Eco

    Disparition de deux grands noms de la littérature en ce mois de février 2016, Umberto Eco et Harper Lee. Petite revue de presse :

    Le Monde raconte la génèse d’un des plus gros succès éditoriaux d’Umberto Eco, Le Nom de la rose : « Tout est parti d’une commande. Qui n’aboutit pas. Sollicité à la fin des années 1970 par une éditrice qui voulait lancer une collection de brefs polars contemporains écrits pas des « non-romanciers », Umberto Eco, mort le 19 février à 84 ans, a décliné la proposition en disant qu’il voulait écrire une fiction d’au moins 500 pages sur le Moyen Âge. Ce n’était pas une boutade, puisque sitôt rentré chez lui, il a composé une liste – déjà ce goût prenant dont il analysera plus tard le « vertige » – de personnages susceptibles d’alimenter son hypothétique récit. Puis, se piquant au jeu, il se procura chez un bouquiniste un traité sur les poisons dont il avait relevé l’existence chez Huysmans, son « écrivain préféré », qu’il obtient pour une bouchée de pain. Et il se mit au travail. »

     

    umberto eco,harper lee

    Photo (Pinterest) Umberto Eco dans une partie de sa bibliothèque.

    Libération annonce ainsi la disparition le 19 février de l’écrivaine Harper Lee : « Pendant cinquante ans, Harper Lee fut l’auteure d’un seul livre - et quel livre -, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, publié en 1960. To kill a mockingbird en VO est une plongée dans l’Alabama raciste des années 30, racontée par Scout, une petite fille dont le père, avocat pauvre mais intègre, accepte de défendre un Noir injustement accusé d’avoir violé une Blanche. Le roman, prix Pulitzer, devient un classique de l’imaginaire américain, étudié en classe, adapté au cinéma en 1962 avec Gregory Peck (Du silence et des ombres), « notre livre national », selon Oprah Winfrey. Alors que les exemplaires s’écoulent par millions, Harper Lee, proche amie de Truman Capote (elle participera à l’enquête sur De Sang Froid), se range du monde littéraire et médiatique, coulant des jours discrets dans sa ville natale de Monroeville, Alabama. »

    Autre exercice pour la presse, celui de trouver des titres originaux, un exercice visiblement plus facile pour l’écrivain italien : « Umberto Eco, un puits de science qui voyait la fiction comme « un jeu d'enfants » (20 minutes), « Umberto Eco, auteur du « Nom de la rose » : mort du plus lettré des rêveurs » (Le Monde), « Umberto Eco, le grincheux magnifique (1932-2016) » ou encore « Umberto Eco est mort : il savait marier la pensée et l'amusement. C'était un bon pédagogue » (L’Obs-Bibliobs), « Umberto Eco s'est éteint : ciao, Professore ! » (Télérama),

    Pour Harper Lee la plupart des médias ont écrit : « La romancière Harper Lee, auteure de Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, est morte à l'âge de 89 ans. » Un titre qui a le mérite de la concision.

    + Chronique parue sur ce blog en 2015.

  • Le second roman d’Harper Lee

    harper lee,go set a watchman,tanja carter,andrew nurnberg,jonathan burnham,to kill a mockingbirdL’annonce de la parution du livre d’Harper Lee « Go Set a Watchman » (Va, place un guetteur) a surpris le monde littéraire. Pour être complet sur cette information, il faut rajouter que ce roman est la suite d’un des récits les plus populaires de la littérature américaine « To kill a mockingbird » (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur) paru... en 1960.

    Un texte, que l'on croyait perdu, et qui aurait été retrouvé par hasard comme le raconte le journal Slate citant le New York Times : « Tonjia Carter, amie et avocate de l’écrivain, aurait découvert cet automne le manuscrit de Go Set a Watchman. Un récit qui se déroule vingt ans après To Kill amockingbird mais aurait été écrit en premier. »

    Slate souligne « Seulement trois mois après le décès d’Alice Lee, qui protégeait les intérêts d’Harper Lee en tant que sœur et avocate, voilà qu’un manuscrit écrit il y a plus de 55 ans réapparaît entre les mains de la maison d’édition de l’auteure à succès. Pourtant, Harper Lee, dépassée par le succès de son unique roman, semblait déterminée à ne pas publier d’autres livres », et rajoute « Marja Mills, une amie des sœurs Lee, est sceptique et beaucoup se demandent si sa publication est réellement une volonté de l’auteur, comme le souligne le site Jezebel. »

    De son côté Jonathan Burnham, vice-président des éditions Harper et éditeur de l’écrivaine, dit n’avoir jamais parlé directement à Harper Lee, au sujet du nouveau livre et n'a communiqué qu'avec son avocate, Tanja Carter, et son agent littéraire, Andrew Nurnberg. 

    Le plus étonnant dans cette histoire est que Harper Lee aujourd’hui âgée de 88 ans est toujours de ce monde et ne semble avoir droit à la parole. En 1963, raconte Le Monde, elle répondait à un journaliste américain qui l’interrogeait sur son deuxième roman : « J'espère être encore de ce monde quand il sera publié. »

    A propos de son premier roman, Le Monde rappelle « Sa narration généreuse, empreinte d'humour, sa grande richesse, ont fait de ce roman sur le racisme, la lutte des classes et la vie dans un petit village du Sud profond un classique instantané, récompensé en 1961 par le prix Pulitzer, adapté au cinéma la même année par Robert Mulligan – le film Du Silence et des ombres a valu à Gregory Peck un Oscar pour son interprétation d'Atticus –, avant d'être étudié dans les lycées américains, vendu à 30 millions d'exemplaires pour sa seule version originale, et traduit dans quarante langues. »

    Au final, il faut espérer que à défaut d’intéresser les avocats, éditeurs, et agents littéraires, le livre qui sera chez les libraires en juillet 2015, diffusé à 2 millions d'exemplaires, intéressera peut-être les lecteurs.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu