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guillaume apollinaire

  • Quand les écrivains guident nos promenades

    Le "Da Vinci Code" de Dan Brown avait un peu lancé la mode et nombre de ses millions de lecteurs avaient voulu retrouver les lieux cités dans le best-seller, que ce soit à Paris avec le musée du Louvre ou l’église St Sulpice, mais aussi à Londres avec l'Abbaye de Westminster. Ce type de tourisme culturel a toujours de nombreux adeptes.

    Le site TimeOut propose une carte interactive de Paris « pour marcher sur les traces des classiques de la littérature » et leurs auteurs, Emile Zola, Michel Zévaco, Guy de Maupassant, Gustave Flaubert. Au total seize écrivains de notre patrimoine littéraire. La carte est présentée ainsi : « A travers leurs plumes, ils ont pris la Ville Lumière pour décor. La preuve avec le plan interactif ci-dessous qui associe les rues parisiennes à leurs apparitions dans les grands classiques que l’on savoure à l’école, particulièrement dans les filières littéraires. Rappelons-nous le poème de Guillaume Apollinaire, « sous le pont Mirabeau coule la Seine et nos amours », nous l'avons tous appris un jour. Même chose pour le roman de Victor Hugo dont le titre fait référence à la cathédrale de Paris, Notre-Dame. »

    En 2013, l’hebdomadaire Marianne consacrait un article au « boom du tourisme littéraire » et expliquait : « Les itinéraires de découverte d'une ville sur les traces d'un héros de roman connaissent un grand succès, d'Italie jusqu'en Ecosse. Une alternative aux habituels circuits culturels.» L’auteure de l’article, Agnès-Catherine Poirier, citait Toni Sepeda, enseignante de l'histoire de l'art à l'université américaine de Venise, qui pendant les vacances organisait des visites guidées de la Venise du commissaire Brunetti, personnage de roman policier créé par sa compatriote Donna Leon.

    Le site France.fr propose, lui, de « découvrir la France dans la littérature » du Paris est une fête d’Ernest Hemingway, à Etretat, repaire d’Arsène Lupin, le héros de Maurice Leblanc, et à la Provence de Marcel Pagnol et Jean Giono. De son côté Terre des écrivains dresse une liste non exhaustive des lieux ayant inspiré ou été fréquentés par les écrivains, et si le site ne semble pas avoir été mis à jour depuis 2015, les liens restent actifs comme ceux, par exemple, qui vous amènent au Havre sur les pas de Gustave Flaubert, Jean-Paul Sartre, Benoît Duteurtre, Céline, Stendhal, Simenon, ou celui qui vous invite à une balade littéraire avec Proust à Paris. Citation extraite du site : "Je pense que tous les lieux gardent une empreinte. C'est peut-être cela la littérature : l'obsession de la trace. » Jean-Paul Kauffmann

    Autre site (photo) à visiter : http://lafrancevueparlesecrivains.fr/

    Bonnes ballades et… n’oubliez pas le guide.

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  • Les mots pris en faute

    Peut-être avez-vous trouvé au pied du sapin la dernière édition du Larousse, Le Robert correcteur, ou un exemplaire du Bescherelle. A l’époque des SMS et de Twitter, le vocabulaire, l’orthographe et la grammaire restent malgré tout les piliers de la langue française et de la littérature.

    Mais peut-être avez-vous reçu parmi vos cadeaux le livre d’Anne Boquel et Etienne Kern, Les plus jolies fautes de français de nos grands écrivains (éditions Payot). Un recueil présenté ainsi par Jean-Michel Ogier sur Culturebox : « Les plus jolies fautes de français de nos grands écrivains est un ouvrage qui va nous décomplexer, nous rappeler que même les plus grands sont faillibles... et permettra d’être pardonné si une faute se glissait inopinément dans mon article. Mais voilà, c'est un livre qui va aussi entamer sérieusement l’autorité des profs de français. Imaginez un petit malin à la copie rougie par les corrections, qui aura tôt fait de relever "Mais m’dame c’est pas juste ! Céline lui-même n’écrivait-il pas dans sa lettre à Cillie Amor : "Enfin je vais connaître les environs de Vienne et on va remanger de la saussisse"? »

    Céline, mais aussi Voltaire, Honoré de Balzac, Jules Verne, Guillaume Apollinaire, Antoine de Saint Exupéry, Victor Hugo, et bien d’autres.

    41Akh+gtiBL._SX328_BO1,204,203,200_.jpgCulturebox poursuit : « Partant du constat que : de l’orthographe à la syntaxe, de l’accord des verbes aux pléonasmes, nos grands auteurs n’ont pas échappé à ces fautes de français, Anne Boquel et Etienne Kern ont réalisé un ouvrage malin. Ils se sont appuyés sur ces fautes pour établir une liste de 17 règles à respecter afin de les éviter. Ainsi "Choisir le mot juste" est la règle numéro 9 pour éviter de faire comme Victor Hugo dans "Les Rayons et les Ombres" qui, emporté par un élan panthéiste met "s’épanche" pour "s’étanche".
    "Nous sommes la nature et la source éternelle
    Où toute soif s’épanche, où se lave toute aile".»

    TV5 , qui consacre également un article à l’ouvrage, cite cette anecdote : « Parfois, c'est le mot juste qui fait cruellement défaut. Les auteurs rapportent cette anecdote délicieuse au sujet d'Emile Littré, l'insurpassable lexicographe. Le grand homme avait un faible pour sa bonne. Les auteurs racontent : "Un jour qu'il la lutinait,  Madame Littré poussa la porte et s'écria " Ah, monsieur, je suis surprise !" Et le regretté Littré, se rajustant, lui répondit : "Non madame, vous êtes étonnée. C'est nous qui sommes surpris..."»

    Pour terminer cette dernière chronique de l’année 2015, je citerai un article de Louise Tourret dans Slate qui commence ainsi : « Vos élèves lisent beaucoup trop ». Cette semaine, une professeure de lettres d’un collège de banlieue parisienne a été si dépitée par une conversation avec la principale de son lycée qu’elle l’a en partie reproduite sur Facebook :

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    Une très bonne année 2016 à tous les lecteurs de ce blog.

  • Carnets de notes

    Appli dictaphone, ordinateur, tous les moyens sont bons pour noter les idées qui nous viennent à l’esprit et qui deviendront peut-être plus tard, un roman, ou pas. Mais depuis toujours les carnets et les cahiers sont les principaux refuges de nos pensées, inspirations et secrets. Des entreprises se sont spécialisées dans leur production.
    posizione1_notebook_230.jpgMoleskine, vous ne connaissez pas forcément le nom mais vous avez du voir leur présentoir à carnets dans une librairie ou à la FNAC. Difficile de résister à leur attrait (malgré le prix), même si, dans l’instant, on n’en a pas l’utilité.
    Un carnet « Un simple rectangle noir, des angles arrondis, une couverture retenue par un élastique, une pochette intérieure : un objet anonyme et parfait dans sa sobriété » utilisé par Hemingway, mais aussi Picasso, Matisse, Stéphane Mallarmé, Guillaume Apollinaire, Jean-Paul Sartre, selon un mythe entièrement inventé de la société milanaise Modo Modo puisque ces carnets ont été créés en 1997. Une légende dont le journaliste Pascal Riché a dévoilé en 2009 sur le site Rue 89 tous les secrets du marketing.

    carnets.jpgLe quotidien 20 minutes de son côté racontait très récemment l’aventure des trois créatifs qui ont lancé Papier Tigre : « Le papier est mort, vive le papier!» A l’heure du tout numérique, qui aurait parié qu’une petite entreprise allait apporter un nouveau souffle à la papeterie ?  Papier Tigre semble pourtant avoir réussi à le faire en moins de quatre ans. A ses débuts, la marque vendait 6.400 carnets. Maintenant, ils sont 12.000 à être achetés pour chaque collection. » Sur leur site, les fondateurs, Julien Crespel, Agathe Demoulin et Maxime Brenon, écrivent dans leur présentation « Nous concevons, fabriquons et distribuons des objets malins pour sublimer le quotidien. » Papier Tigre propose deux collections de carnets par an et édite d’autres objets, des agendas perpétuels, des étiquettes, ou encore Le Primeur qui liste les fruits et légumes de saison.

    Je terminerai cette revue de fabricants de carnets par LCK – La Compagnie du Kraft - qui se présente comme « la manufacture de carnets la plus improductive du monde occidental » mais, ajoutent ses dirigeants : «  C’est ce qui fait son charme ». Une société qui fournit depuis 1930 les carnets aux forestiers professionnels et aux bouchers, et qui aujourd’hui fait appel à des artistes pour créer les couvertures de ses colle­­ctions. LCK développe également un état d’esprit différent en se présentant comme « une petite poche positive de résistance à l’ultra-consommation », et le prouve en encourageant à ne plus acheter de carnets mais à en achetez un seul et à l’utiliser « lentement, totalement. » Dernier conseil sur leur site : « Allez, détendez-vous : écrivez, respirez. »

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