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  • Le livre pour la jeunesse fait salon à Montreuil

    Avec + 5,2 % de croissance et 324 millions de chiffre d’affaires en 2016, le secteur du livre jeunesse ne se porte pas trop mal et la prochaine édition du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis qui l’an passé a accueilli près de 175 000 visiteurs, devrait le démontrer.

    Montreuil 2017.pngAu programme de cette 33ème édition, 2000 signatures, des expositions, des débats, des librairies, des ateliers, et de nombreux stands d’éditeurs, réunis autour du thème « Miroir (s) d’enfance (s) ». Deux anniversaires particuliers seront célébrés, celui des 40 ans des personnages Tom-Tom et Nana (éditions Bayard) et les 25 ans de Titeuf créé par Zep (éditions Glénat). Autre point fort, la « Ruche Transbook » espace dédié « aux nouvelles formes d’écriture, qui s’appuie sur les applications, la réalité virtuelle ou augmentée, et les nouveaux médias » comme le détaille Télérama dans son supplément spécial distribué pendant l’événement. Ce même document publie la liste des, romans, livres illustrés, bande dessinées, sélectionnées pour les Pépites, prix attribués par le salon.

    On trouvera aussi parmi les stands celui de La Charte des Auteurs et Illustrateurs jeunesse. A cette occasion et pour deuxième année consécutive, cette association a réalisé une campagne pour montrer la situation difficile des créateurs du secteur. Dans une série de trois vidéos « Dans la peau d’un auteur jeunesse » au ton très ironique, sont exposés en images les problèmes actuels des auteurs. A voir sur le site Actuallité.com

    De son côté, un collectif Artistes-Auteurs demande que les auteurs fassent grève à l’occasion de la manifestation de Montreuil et du festival de la BD à Angoulême en janvier 2018. Il dénonce l’augmentation généralisée de 1,7% de la CSG et explique que si cette hausse va être compensée chez les actifs par une baisse des autres cotisations sociales, ce ne sera pas le cas pour les artistes-auteurs au statut déjà précaire, et demande une compensation de la part des pouvoirs publics.

    Paradoxe, si les auteurs ont des difficultés à vivre de leur travail, des marques comme Mc Donald’s s’investissent dans le livre jeunesse. Dans des publicités publiées dans la presse à l’occasion du salon de Montreuil la chaîne de restauration rapide écrit : « Depuis 2015, Mc Donald’s, en partenariat avec Hachette Jeunesse, propose le choix entre « un livre ou un jouet » » dans ses menus pour enfants, et précise que trois collections ont déjà été lancées. Une initiative soutenue par le Centre national des Lettres qui aurait permis de distribuer 25 millions de livres.

  • En été, la presse parle aussi de livres

    Bande dessinée

    Le Monde consacre une pleine page dans son numéro daté du 18 août au prochain album d’Astérix « Astérix et la Transatlantique » (parution le 19 octobre - Hachette). Frédéric Potet évoque la succession des deux nouveaux auteurs de la série, Jean-Yves Ferri (texte), Didier Convard (dessin) et termine ainsi son article : « Là est le revers de la médaille : succéder à deux monstres sacrés de la bande dessinée mondiale tels que Goscinny et Uderzo est forcément compliqué. Ferri et Conrad, dont le contrat avec Hachette est renouvelé d’album en album, sont attendus au tournant chaque fois. »

    Le quotidien annonce également la parution de « A fond le slip ! » le 15ème tome des aventures de Titeuf du dessinateur Zep (Glénat).

    Racisme US

    Suite au limogeage aux Etats-Unis de Steve Bannon, Le Huffington Post consacre un article au livre le « Camp des saints » de l'écrivain français Jean Raspail, publié en 1973 (Robert Laffont), et qui aurait inspiré ce conseiller de Donald Trump. L’auteur de l’article écrit : « "Ce livre est raciste au sens littéral du terme: c'est leur race qui définit avant tout les personnages", explique Cécile Alduy, professeur de français à l'université Stanford et spécialiste de l'extrême droite française actuelle. "Il décrit l'invasion de l'Europe par des vagues d'immigrés débarquant sur les côtes comme la peste. Le fil rouge de ce livre, c'est un combat à mort entre les races." Lors de sa publication aux Etats-Unis, en 1975, le magazine littéraire Kirkus Reviews ne mâchait pas ses mots: "L'éditeur nous présente Le Camp des saints comme un événement majeur, ce qu'il est probablement, comme Mein Kampf l'a été en son temps."

    Le Monde, Jean-Yves Ferri, Didier Convard, René Goscinny, Albert Uderzo, Brigitte Macron, Elle, Gustave Flaubert, Arthur Rimbaud, Guy de maupassant, Jacques Prévert, Michel Butor,Voltaire, Charles Baudelaire, Hachette, Titeuf, Zep, Glénat, Le Huffington Post , Jean Raspail, Cécile Alduy, Donals Trump, Steve Bannon, Frédéric Poter, Astérix, Femme de président

    Brigitte Macron a accordé une longue interview au magazine Elle (18 août). L'épouse du président de la République, ancienne professeure de Lettres, cite Prévert, Voltaire, Michel Butor pour parler de "la sensualité de l'écriture à la main", et dévoile ses lectures et ses goûts littéraires de Gustave Flaubert à Arthur Rimbaud « le génie », en passant par Guy de Maupassant : « Flaubert est le meilleur traqueur de stupidités de toute la littérature. Il décèle la méchanceté crasse, la sottise partout où elle est. (…) Tout en Flaubert est signifiant. Mes élèves n’avaient pas le droit de ne pas l’aimer ! J’adorais leur transmettre ma passion. » Elle nous aprend aussi que « Les Fleurs du mal » de Baudelaire est son livre de chevet et rajoute « les poètes savent dire l’indicible. »

  • Les éditeurs sont encore Charlie

    Le drame du 7 janvier 2015 suscite encore l’intérêt des éditeurs. Autour du drame lui-même mais aussi sur les origines du journal Charlie Hebdo. Plusieurs titres sont déjà parus, de nombreux autres vont arriver en librairie d’ici le premier anniversaire de cet événement tragique.

    Premier album, « L’anthologie Tignous » (éditions du Chêne), dessinateur de l’hebdomadaire, assassiné dans les locaux du journal dont la femme Chloé Verlhac présente une sélection de dessins accompagnée de textes de ses amis.

    A paraître le 12 novembre, « C’était Charlie » (Grasset) de Philippe Val qui fût durant 20 ans le directeur du journal satirique. Dans le texte de présentation l’auteur écrit : « Après les attentats du 7 janvier 2015, je me suis réveillé dans un cauchemar : rien de ce que j’entendais ne correspondait plus à la réalité.Certains, effrayés par l’horreur, ou habités par d’obscurs ressentiments, se sont permis de réinventer notre histoire : “Ils sont morts, mais ils l’ont quand même  bien cherché.”Puis, la presse et Internet se sont mis à grouiller d’articles, de dossiers, de tribunes où les fondateurs du second Charlie, dont il ne reste que trois survivants, étaient représentés comme des petits malins qui avaient publié les caricatures de Mahomet pour gagner de l’argent et disparaître avec la caisse.»

    « Deux semaines avec Charlie » (Presses universitaires de la Méditerranée) dont l’auteur Pascal Moliner, m’a annoncé la parution : « Essai de décryptage psychosocial des évènements de janvier 2015. Les tueries des 7, 8 et 9 janvier 2015 ont bouleversé l’opinion française et déclenché une série de mouvements collectifs, de réactions médiatiques et de débats publics rarement observés dans notre pays. Au-delà des explications rapides en termes de choc émotionnel, de sursaut citoyen ou de défense des valeurs républicaines, cet ouvrage porte sur ces évènements un regard original, différent de celui suggéré par les commentateurs médiatiques et les responsables politiques. »

    Plus distancié, « Mohicans » (Julliard), du journaliste écrivain Denis Robert, rend hommage à François Cavanna et au Professeur Choron, créateurs des journaux Hara-Kiri mensuel, Charlie mensuel  et L’Hebdo Hara-Kiri qui deviendra Charlie Hebdo, après son interdiction en 1970. L’auteur propose également une enquête sur les derniers avatars internes de ce titre qui paraît toujours.

    Hara-Kiri mensuel, L’Hebdo Hara-Kiri, des journaux mythiques dont les coulisses ont été immortalisées en leur temps par les photographes Arnaud Baumann et Xavier Lambours et que l’on revoit dans l’album « Le ventre de Hara-Kiri » (éditions de La Martinière).

    On retrouve aussi le Professeur Choron (Georges Bernier) dans « ça c’est Choron ! », un ouvrage volumineux des éditions Glénat, très illustré, qui donne un aperçu de ses nombreuses créations.

    Enfin, on citera « L’après-Charlie » (éditions de l’Atelier), de Jean-Louis Bianco, Lylia Bouzar, et Samuel Grybowski, dont la couverture indique « 20 questions pour en débattre sans tabou ».

     

    Apres Charlie 2015-10-04.png

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